Avant le pétrole et le plastique, la baleine était une ressource industrielle majeure. Son huile éclairait les villes, son spermaceti donnait les plus belles bougies, ses fanons servaient de « plastique » souple pour les corsets et les parapluies, et son ambre gris valait plus cher que l’or en parfumerie.
Comprendre ces usages, c’est comprendre pourquoi la chasse a été si intense et a failli faire disparaître plusieurs espèces. Le widget ci-dessus détaille chaque produit, de la lumière au parfum.
Pendant trois siècles, la demande en huile, en spermaceti et en fanons a poussé plusieurs espèces au bord de l’extinction. La baleine franche (en anglais right whale, « la bonne baleine » à chasser) doit son nom à sa valeur commerciale : lente et flottant une fois morte, elle était la cible idéale des baleiniers.
L’arrivée du pétrole (à partir de 1859), de l’électricité puis des plastiques a rendu ces produits progressivement obsolètes. Conjuguée à l’effondrement des stocks, cette transition a préparé le moratoire sur la chasse commerciale adopté par la Commission Baleinière Internationale en 1982 et effectif en 1986.
Pour aller plus loin : consultez les statistiques de la chasse baleinière, l’histoire de la chasse et les squelettes conservés dans les musées.
