Le cachalot détient le plus gros cerveau du règne animal (~8,5 kg) ; le grand dauphin atteint le second quotient d’encéphalisation (EQ) le plus élevé après l’humain. Mais la taille ne fait pas tout : le néocortex hyperplié, le nombre de neurones (1,5 milliard chez l’humain, 5,8 milliards chez le grand dauphin) et l’organisation cellulaire racontent l’histoire d’une intelligence d’une autre nature. Ce comparateur met en perspective les chiffres clés.
L’intelligence des cétacés se mesure de plusieurs façons : consultez les tests cognitifs (miroir, langage), le catalogue d’outils, la synthèse sur l’intelligence des cétacés et les sens (audition, vision).
Le cerveau des cétacés présente un quotient d’encéphalisation (EQ) parmi les plus élevés du règne animal après l’humain : ~5,3 chez le grand dauphin, ~2,6 chez l’orque, contre 1,0 pour le « mammifère moyen ». Cette augmentation porte essentiellement sur le néocortex et notamment les lobes pariétaux, associés à l’intégration sensorielle.
Les chercheurs Patrick Hof et Estel Van der Gucht ont identifié dès 2006 des cellules de von Economo (neurones fusiformes) chez les cétacés, jusque-là pensées propres aux grands singes et à l’humain. Ces neurones sont impliqués dans la cognition sociale, l’empathie et la conscience de soi — ce qui éclaire le succès des cétacés au test du miroir (Reiss & Marino, PNAS 2001) et leur capacité d’imitation vocale documentée chez le béluga, l’orque et le grand dauphin.
