Pêche et collisions : les cétacés du Golfe de Gascogne sous pression

Un carrefour d’activités humaines

Le Golfe de Gascogne n’est pas qu’un havre pour les cétacés : c’est aussi l’une des zones de pêche et de trafic maritime les plus intenses d’Europe. Cette cohabitation a un coût, concentré sur deux menaces principales — les captures accidentelles et les collisions.

L’hécatombe hivernale des dauphins communs

Chaque hiver, de décembre à mars, plusieurs milliers de dauphins communs s’échouent morts sur le littoral atlantique français. L’Observatoire PELAGIS et le CIEM (ICES) attribuent l’essentiel de cette mortalité aux captures accidentelles dans les engins de pêche, en particulier les chaluts pélagiques tractés en bœuf (deux bateaux). Les échouages observés ne représentent qu’une fraction des animaux réellement tués, la majorité coulant au large.

Le risque de collision

Les grands cétacés — rorqual commun, cachalot — fréquentent les eaux profondes que traversent aussi les grands navires de commerce. Le long des routes maritimes denses, le risque de collision devient significatif, en particulier l’été lorsque ces baleines remontent se nourrir près de la surface.

Pour aller plus loin

Ces pressions se lisent en regard du milieu et de la répartition des animaux : carte des observations dans le golfe, plancton et température par satellite, captures accidentelles (bycatch), les échouages de mammifères marins et pollution chimique.