Mammifères marins militaires : dauphins et bélugas des marines

Depuis les années 1960, des marines de guerre entraînent des dauphins, otaries et bélugas pour détecter des mines, récupérer du matériel ou repérer des plongeurs. Le programme américain de San Diego, longtemps secret puis déclassifié, est aujourd’hui bien documenté ; son équivalent soviétique de Sébastopol l’a concurrencé pendant la Guerre froide.

Le widget ci-dessus fait le tri entre faits avérés et légendes : le célèbre béluga « Hvaldimir », apparu harnaché en Norvège en 2019, ou encore le mythe tenace des « dauphins tueurs » que la marine américaine a toujours démenti.

Pourquoi des dauphins plutôt que des machines ?

Le biosonar du grand dauphin reste, à ce jour, plus performant que les sonars artificiels pour repérer de petits objets enfouis dans les fonds encombrés et turbides des ports. Sa capacité de plongée, sa rapidité et sa finesse de discrimination acoustique en font un détecteur de mines difficile à égaler. Les otaries, elles, excellent pour récupérer du matériel grâce à leur vision en basse lumière.

Ces programmes alimentent un débat éthique nourri sur l’usage d’animaux sauvages à des fins militaires. Les marines concernées soulignent que leurs animaux se limitent à détecter et marquer, sans rôle létal offensif.

Pour aller plus loin : explorez les tests cognitifs qui révèlent leur intelligence, le débat sur la captivité et la galerie des cétacés célèbres dont Hvaldimir.