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Tous sont des cétacés. Les baleines au sens strict (mysticètes) possèdent des fanons et pas de dents. Le cachalot et les dauphins sont des odontocètes. Génétiquement, le cachalot est plus proche du dauphin que de la baleine bleue. Voir notre guide complet.
Les dauphins (Delphinidae) ont un rostre allongé, des dents coniques et une dorsale en forme de faux. Les marsouins (Phocoenidae) ont un museau court sans rostre marqué, des dents spatulées et une dorsale triangulaire. Voir la fiche du marsouin commun.
Non. Une baleine est un mammifère marin: elle respire à l’air libre, met au monde des petits vivants, allaite, est endotherme (sang chaud) et possède même une fourrure embryonnaire qui disparaît avant la naissance. Voir l’évolution des cétacés, du mammifère terrestre au cétacé.
Non, les baleines à fanons (mysticètes) n’ont pas de dents, elles possèdent des lames cornées appelées fanons. En revanche, les cachalots, dauphins, marsouins et orques (tous odontocètes) ont des dents. Voir notre page sur les fanons.
Environ 94 espèces actuelles sont reconnues, réparties entre les mysticètes (~15 espèces) et les odontocètes (79 espèces). Voir les mysticètes et les odontocètes.
Le souffle se voit souvent avant l’animal, et sa forme trahit l’espèce : colonne verticale de 12 mètres chez la baleine bleue, double jet en V chez la baleine franche, souffle oblique projeté vers l’avant-gauche chez le cachalot. Voir nos sept profils pour reconnaître un cétacé à son souffle.
Albinisme, leucisme et morphes locaux produisent des individus spectaculaires : Migaloo la baleine à bosse blanche, les dauphins roses d’Amazonie et de l’Indus, les orques mélaniques. Voir notre base des variations pigmentaires.
La baleine bleue (Balaenoptera musculus) est le plus grand animal ayant jamais existé sur Terre : jusqu’à 30 mètres de long et 180 tonnes. Elle dépasse tous les dinosaures connus. Voir la fiche de la baleine bleue et le comparateur d’échelle.
Une baleine bleue adulte pèse entre 100 et 180 tonnes. À la naissance, le baleineau pèse déjà environ 2,5 tonnes et mesure 7 mètres, il prend environ 90 kg par jour pendant son allaitement. Voir le comparateur d’échelle.
Le grand cachalot plonge régulièrement entre 300 et 1 000 m, mais peut descendre à plus de 3 000 m. Le ziphius de Cuvier le surpasse avec un record documenté à 2 992 m. Voir les records de plongée.
La baleine à bosse plonge environ 15 minutes, le grand cachalot 45 à 90 minutes, et le ziphius de Cuvier détient le record absolu avec 222 minutes d’apnée (Quick et al., 2020). Voir la physiologie de la plongée.
Le rorqual boréal peut atteindre 55 km/h en pointe. L’orque atteint 56 km/h en sprint. Voir les performances de nage.
Le grand cachalot vit 60 à 70 ans, l’orque 50 à 80 ans, le grand dauphin 40 à 50 ans. La baleine boréale détient le record : certains individus auraient dépassé 200 ans. Voir les cycles de vie des cétacés.
Une baleine bleue consomme environ 600 000 kcal par jour, l’équivalent de 240 humains. Rapporté à sa masse, son métabolisme est pourtant remarquablement économe. Voir le comparateur énergie et métabolisme.
Parce qu’ils convergent vers un optimum physique. Le nombre de Strouhal, qui compare la fréquence des battements de queue à la vitesse, se situe entre 0,25 et 0,35 chez tous les nageurs performants, du dauphin au thon en passant par le colibri. Voir notre page hydrodynamique et nombre de Strouhal.
Cela varie énormément : une seule dent chez le narval, sa défense, contre 240 à 260 chez le dauphin de l’Amazone, et 600 fanons chez la baleine boréale. Le béluga est le seul cétacé à conserver des vertèbres cervicales libres. Voir les comptages anatomiques.
Le melon est une lentille acoustique en graisses spécialisées qui focalise les clics d’écholocation en un faisceau directionnel vers l’avant. Chez le cachalot, il devient l’organe colossal du spermaceti. → Lire la réponse détaillée
Un réseau vasculaire dense qui assure la thermorégulation à contre-courant, protège le cerveau lors des variations de pression en plongée et stocke le sang oxygéné. → Lire la réponse détaillée
Leurs poumons s’écrasent dès 100 m, empêchant l’absorption d’azote. La myoglobine stocke l’oxygène, et la bradycardie réduit la consommation. → Lire la réponse détaillée
Entre 36 et 37 °C, comme l’humain. Maintenue par le blubber isolant et le rete mirabile. → Lire la réponse détaillée
Mise-bas en mer, queue d’abord pour éviter la noyade, baleineau poussé vers la surface pour respirer. Allaitement sous l’eau à un lait à 30-50 % de lipides. → Lire la réponse détaillée
Leur vision est monochromatique mais adaptée à toutes les profondeurs. C’est surtout l’audition qui domine, jusqu’à 180 kHz chez les odontocètes, tandis que le goût et l’odorat sont quasi atrophiés. Voir notre page sur les sens des cétacés.
Morbillivirus, brucellose, parasites Anisakis, tumeurs associées aux PCB : les cétacés connaissent tout un éventail de pathologies, souvent aggravées par la pollution chimique. Voir notre base des pathologies et de la santé des cétacés.
Des balanes, cimentées à l’épiderme, accompagnées de « poux de baleine », de rémoras et de diatomées. Les célèbres callosités des baleines franches en sont couvertes. Voir notre page sur les épibiontes et symbioses, qui distingue commensaux, parasites et mutualistes.
Chaque silhouette traduit un mode de vie : les pectorales de la baleine à bosse atteignent un tiers de la longueur du corps, et le crâne du cachalot est franchement asymétrique. Voir notre base de morphométrie comparée.
Les clics sont produits dans les voies nasales par des lèvres phoniques, focalisés par le melon, et l’écho est capté par la mâchoire inférieure pour reconstruire une image acoustique. → Lire la réponse détaillée
Les baleines à fanons utilisent des sons basses fréquences qui se propagent sur des centaines de kilomètres. Les baleines à bosse mâles produisent des chants complexes structurés. Les odontocètes utilisent clics, sifflements et burst-pulses. Le grand cachalot communique via des séquences rythmées appelées codas. Voir l’empreinte acoustique et notre sonothèque.
Sons infrasonores (< 20 Hz) qui se propagent dans le canal SOFAR, guide d’onde naturel entre 600 et 1 200 m de profondeur. → Lire la réponse détaillée
Un sifflement unique propre à un individu, équivalent acoustique d’un prénom. Les autres dauphins peuvent l’imiter pour appeler nommément. → Lire la réponse détaillée
Cétacé non identifié détecté en 1989 par William Watkins, chantant à une fréquence atypique. Jamais observé visuellement, surnommé « la baleine la plus solitaire ». → Lire la réponse détaillée
Le grand cachalot. Ses clics atteignent 230 décibels, l’équivalent acoustique d’un décollage de fusée. Voir les records des cétacés.
Seuls les mâles chantent, principalement sur les zones de reproduction. Plusieurs hypothèses : signal sexuel, marqueur territorial, ou outil de cohésion entre mâles. Voir la fiche de la baleine à bosse et notre sonothèque.
Plusieurs hypothèses pour ces sauts (breaching) : signal acoustique, parasitose, jeu, démonstration sociale ou sexuelle. Voir les comportements aquatiques.
Oui, mais d’une manière particulière : un seul hémisphère cérébral dort à la fois (sommeil unihémisphérique). Cela leur permet de continuer à respirer volontairement. Voir notre page sur le sommeil des cétacés.
Par un évent situé au sommet de la tête. La respiration est volontaire : le dauphin doit consciemment remonter à la surface. Voir l’anatomie interactive.
Oui. Plusieurs réseaux d’hydrophones diffusent le son de la mer en continu, parfois le chant d’une orque ou le clic d’un cachalot : Orcasound et OrcaLab dans le Pacifique Nord-Est, Ocean Networks Canada et ses observatoires câblés. Voir notre sélection d’hydrophones en écoute directe.
Par surveillance acoustique passive : des hydrophones autonomes écoutent l’océan 24 heures sur 24, de l’ancien réseau militaire SOSUS aux dispositifs actuels OOI et SAMBAH. Voir notre page sur la surveillance acoustique passive.
Oui, selon la plupart des critères de cognition comparée : conscience de soi (test du miroir), apprentissage social, transmission culturelle, communication symbolique, usage d’outils, deuil. → Lire la réponse détaillée
Oui. Ils sont organisés en clans culturels partageant un dialecte de codas et des comportements distincts, transmis matrilinéairement. → Lire la réponse détaillée
Oui, presque systématiquement. Chaque écotype possède ses techniques culturelles : échouage volontaire, wave washing, chasse silencieuse aux mammifères marins. → Lire la réponse détaillée
Plusieurs baleines coopèrent : l’une crée un mur de bulles en spirale, une autre émet un cri, et toutes remontent ensemble bouche ouverte. → Lire la réponse détaillée
Oui, et ces techniques se transmettent culturellement d’une génération à l’autre, ce qui en fait l’un des arguments les plus solides en faveur de leur intelligence. Voir notre catalogue d’outils, qui documente une douzaine d’usages à travers le monde.
De la reconnaissance de soi dans un miroir (Reiss et Marino, 2001) à l’imitation vocale de l’orque Wikie (Abramson, 2018), les cétacés ont réussi des tests conçus pour les grands singes. Voir nos quinze expériences cognitives fondatrices.
Toute la gamme existe, du cachalot solitaire en plongée au mégagroupe de 1 000 dauphins communs. Les alliances des grands dauphins de Shark Bay durent plus de vingt ans, et les unités matrilinéaires de cachalots traversent les générations. Voir notre comparateur de cohésion sociale.
Les baleines à fanons mangent principalement du krill et de petits poissons. Le cachalot mange des céphalopodes. L’orque a un régime très varié : poissons, phoques, autres cétacés, voire requins. Voir les régimes alimentaires des cétacés.
Oui. Les cicatrices sur sa peau et les becs de calmars trouvés dans ses estomacs prouvent qu’il chasse régulièrement Architeuthis et Mesonychoteuthis. → Lire la réponse détaillée
Par engouffrement (lunge feeding) : la baleine accélère bouche ouverte. Ses sillons jugulaires s’étirent en accordéon, lui permettant d’emmagasiner jusqu’à 90 000 litres d’eau en une bouchée. Voir les régimes alimentaires.
Entre 10-11 mois (marsouin) et 16 mois (grand cachalot). En moyenne 11 à 13 mois. Un seul petit par mise-bas, tous les 2 à 6 ans. Voir les cycles de vie.
De 4 mois (marsouin) à toute la vie (orques résidentes). Le cachalot reste environ 10 ans en moyenne avec son unité maternelle. → Lire la réponse détaillée
Une baleine bleue produit jusqu’à 220 litres par jour, à 50 % de matières grasses : la composition la plus riche du règne animal. Son petit gagne 90 kg par jour. Voir notre comparateur de l’allaitement des cétacés.
Rarement. Les stratégies vont des compétitions entre mâles de baleines à bosse aux alliances multi-niveaux des grands dauphins de Shark Bay. Voir notre comparateur des systèmes d’accouplement, documenté pour 18 espèces.
Pour combiner alimentation en eaux polaires productives et reproduction en eaux tropicales chaudes, indispensables aux baleineaux peu isolés. → Lire la réponse détaillée
Magnétoréception probable, mémoire topographique sous-marine, indices acoustiques, courants océaniques et températures. → Lire la réponse détaillée
Plus de 25 espèces ont été recensées dans les eaux françaises (métropole + outre-mer). Le sanctuaire Pelagos en Méditerranée abrite à lui seul 8 espèces régulières. Voir la carte des cétacés en France.
En Méditerranée (Pelagos, Côte d’Azur, Corse), dans le golfe de Gascogne, en Polynésie française (août-octobre), aux Antilles (janvier-mai). Voir notre guide d’observation en Méditerranée.
De juin à septembre, lors des remontées de krill. Pic en juillet-août. Les dauphins bleus et blancs sont visibles toute l’année. Voir observer en Méditerranée et le calendrier d’observation.
Le dauphin du Gange, le boto (Amazonie), le tucuxi. Historiquement le baiji du Yang-Tsé, considéré fonctionnellement éteint depuis 2006. Voir les cétacés d’eau douce.
C’est déconseillé et souvent réglementé. Risques : transmission de pathogènes, perturbation du comportement. Privilégiez l’observation depuis un bateau labellisé High Quality Whale Watching. Voir les labels de whale watching.
La baleine grise détient le record chez les mammifères : 20 000 km aller-retour. La baleine à bosse parcourt 8 000 km sur une trajectoire quasi rectiligne, l’une des navigations les plus précises connues. Voir notre comparateur des migrations annuelles.
Chacune occupe une niche précise : le ziphius entre 200 et 3 000 mètres, la baleine boréale au bord de la banquise entre -1 et 4 °C, les dauphins tropicaux en surface entre 24 et 30 °C. Voir notre cartographie des préférences thermiques et bathymétriques.
Cela dépend de l’espèce : le cachalot aux Açores ou en Dominique, l’orque en Norvège, à Vancouver ou à Punta Norte, la baleine bleue au Sri Lanka, à Monterey ou dans le Saguenay. Voir notre base des hotspots mondiaux par espèce.
En grande partie. Le courant de Humboldt nourrit les cétacés péruviens, et le canal SOFAR transporte les chants de baleine bleue sur 1 600 kilomètres. Voir notre page sur les courants océaniques et les migrations.
L’évaluation officielle du milieu marin publie 58 cartes couvrant sept espèces, par saison et par année, sur l’Atlantique, la Manche et la Méditerranée occidentale. Voir notre lecture interactive de la distribution des cétacés dans les eaux françaises.
Plusieurs espèces sont menacées. La baleine franche de l’Atlantique Nord compte moins de 400 individus, le vaquita moins de 10. Le baiji est fonctionnellement éteint. Voir les statuts de conservation UICN et les démographies.
Oui. Plusieurs échouages massifs de ziphiidés ont été corrélés à des exercices navals MFAS. Autopsies : bulles gazeuses évoquant un syndrome décompressif. → Lire la réponse détaillée
Masking acoustique, perturbations comportementales, stress chronique, déplacements de populations, échouages dans les cas extrêmes. → Lire la réponse détaillée
Oui. Une baleine bleue ingèrerait ~10 millions de microplastiques/jour. Bioaccumulation et contamination par additifs. → Lire la réponse détaillée
Il meurt dans les filets illégaux destinés au totoaba, poisson dont la vessie vaut une fortune en Chine. Moins de 10 individus en 2024. → Lire la réponse détaillée
Oui, fonctionnellement. Aucun individu trouvé lors de la grande expédition de 2006 sur le Yang-Tsé. → Lire la réponse détaillée
Environ 50 000 mondialement, mais plusieurs petites populations en danger critique (résidentes du Sud, orques de Gibraltar). → Lire la réponse détaillée
Aucune attaque mortelle d’orque sauvage n’a été documentée. Les rares incidents concernent des orques en captivité. Voir la fiche de l’orque.
Causes multiples : maladies, désorientation lors de tempêtes, anomalies du champ magnétique, sonars militaires, captures accidentelles, poursuite de proies en eaux peu profondes. Voir les causes des échouages.
Prévenez immédiatement le Réseau National Échouage (RNE). N’essayez pas de remettre l’animal à l’eau seul. Voir notre guide complet.
Elles y contribuent. En se nourrissant en profondeur puis en fertilisant la surface de leurs déjections, elles dopent le phytoplancton, qui capte le CO₂ et produit la moitié de l’oxygène de la planète : c’est la « pompe à baleines ». Voir notre page sur le carbone bleu.
De moins en moins. L’Inde l’interdit depuis 2013, la France a voté la fin des spectacles de cétacés, et des projets de sanctuaires marins émergent. Voir notre base des législations et sanctuaires.
Beaucoup. Environ 8 000 dauphins communs s’échouent chaque hiver sur la façade atlantique française, principalement victimes des chaluts pélagiques en bœuf. Le vaquita du Mexique ne compte plus qu’une dizaine d’individus. Voir notre base des captures accidentelles.
Oui, par un maillage de textes : la CITES interdit le commerce des grandes baleines, le moratoire de la Commission baleinière internationale fixe les quotas commerciaux à zéro depuis 1986, et des accords régionaux comme ACCOBAMS ou le sanctuaire Pelagos complètent le dispositif. Voir notre page sur le cadre juridique international.
La question se pose zone par zone. Le Cerema a publié un indice de sensibilité maille par maille sur toutes les eaux françaises. Attention au contresens : cet indice ne dit pas où sont les animaux, mais où un aménagement croiserait le plus leurs intérêts. Voir notre carte de sensibilité à l’éolien en mer.
Pas directement pour une espèce pélagique, mais elle mesure la chaleur emmagasinée par l’océan, celle-là même qui déplace les proies. Trente-trois ans d’altimétrie satellitaire donnent une hausse de 11,4 cm, et le golfe de Gascogne monte 30 % plus vite que la moyenne mondiale. Voir notre page sur l’élévation du niveau de la mer.
Pakicetus, mammifère amphibie de ~50 Ma. Les cétacés descendent des artiodactyles et leur plus proche parent vivant est l’hippopotame. → Lire la réponse détaillée
Du vieux français évoquant une lame d’épée, en référence à la haute nageoire dorsale du mâle. « Orque » vient du latin Orcus. → Lire la réponse détaillée
La transition du milieu terrestre au milieu marin s’est jouée en 10 millions d’années à l’Éocène, entre -55 et -45 millions d’années. Voir notre galerie des dix fossiles clés, du modeste Pakicetus au gigantesque Livyatan.
Oui, en captivité comme en milieu naturel. Les wholphins, croisements de faux orque et de grand dauphin, sont nés en bassin ; la fameuse baleine à 52 Hz est probablement un hybride de bleue et de rorqual commun. Voir notre panorama des hybridations documentées.
Celle du narval mâle: sa « défense » est une canine supérieure gauche qui pousse en spirale et peut atteindre 3 mètres de long. C’est le seul cétacé à présenter ce trait. Voir la fiche du narval.
Sa carcasse coule parfois jusqu’à 4 000 mètres et déclenche un whale fall : plusieurs dizaines de tonnes de matière organique dans un désert abyssal, qui nourrissent tout un écosystème pendant des décennies. Voir notre page sur les whale falls.
