Mythes et folklore mondial des cétacés

Les cétacés dans nos imaginaires

De Sedna, la déesse inuit des animaux marins, à Tangaroa des Polynésiens en passant par les baleines messagères des Bretons et les dauphins porte-bonheur des Grecs, les cétacés peuplent les mythologies de tous les peuples côtiers. Ce panorama parcourt 18 traditions culturelles à travers le monde et raconte ce que les baleines, dauphins et orques ont représenté dans nos imaginaires collectifs.

Cosmologies maritimes : la place des cétacés dans les mythes

Les cétacés occupent une place singulière dans les cosmologies des peuples maritimes. Chez les Inuits, la déesse Sedna, mère des animaux marins, garde au fond de l’océan baleines et phoques que le chaman doit aller apaiser. Chez les Maoris, l’ancêtre Paikea chevauche une baleine à bosse — récit central de l’identité iwi Ngāti Porou et du film Whale Rider.

En Polynésie, Tangaroa, dieu de la mer, est associé aux cétacés. En Chine antique, le baiji du Yangtsé était surnommé la « déesse du fleuve ». Le mythe du boto rose de l’Amazone — un dauphin séducteur qui se métamorphose en homme la nuit — structure encore aujourd’hui la culture populaire amazonienne. Ces récits offrent une ethnozoologie précieuse, parfois protectrice (tabous de chasse), parfois ambivalente.

À découvrir également

Les cétacés peuplent aussi notre culture moderne : cétacés et culture humaine, films de fiction, œuvres musicales et citations cétologiques.