Cétacés célèbres : les individus qui ont marqué l’Histoire

Depuis les années 1970, les chercheurs en cétologie pratiquent l’identification individuelle à partir de marques distinctives : motifs uniques des flukes (caudale), forme et entailles des nageoires dorsales, cicatrices, taches de pigmentation. Cette technique a transformé la cétologie en science de l’individu et révélé des comportements sociaux, des cultures et des liens matrilinéaires qui s’étendent parfois sur plus de 100 ans.

Pourquoi nommer des cétacés ?

L’identification individuelle des cétacés repose sur des marques distinctives : forme et entailles de la nageoire dorsale, motif des flukes, cicatrices. Depuis les années 1970, les chercheurs constituent des catalogues photo. Certains individus sont devenus des icônes mondiales.

Pour aller plus loin

Découvrez aussi l’encyclopédie des chercheurs en cétologie, l’anatomie interactive d’un cétacé, ou explorez la base UICN des 78 espèces de cétacés pour comprendre les enjeux de conservation de ces individus emblématiques.

Photo-identification : comment on reconnaît chaque individu

La photo-identification, mise au point dans les années 1970 par Roger Payne (baleines franches) et le Center for Whale Research (orques), est la pierre angulaire du suivi individuel des cétacés. Chez la baleine à bosse, c’est la face ventrale de la fluke (queue) qui sert d’empreinte unique ; chez l’orque, la tache postérieure grise (saddle patch) et la cicatrice de la nageoire dorsale.

Aujourd’hui, des plateformes comme Happywhale et l’OBIS-SEAMAP (Université Duke) centralisent les clichés mondialement, avec reconnaissance assistée par intelligence artificielle. Cela permet de retracer les routes migratoires de Migaloo (la baleine à bosse blanche d’Australie), les drames du pod J des Southern Residents (Tahlequah et son baleineau porté 17 jours en 2018) ou les retours de Springer, seule orque réhabilitée avec succès.