Technologies de tracking et instruments de cétologie

De l’observation visuelle au tag haute résolution

De la photo-identification papier (années 1970) aux balises satellites LIMPET (1996), des DTAG bio-acoustiques (2003) aux drones photogrammétriques modernes : voici l’évolution des outils qui ont rendu possible la cétologie contemporaine.

Pour aller plus loin

Les technologies ont révolutionné la cétologie : surveillance acoustique (PAM), génomes séquencés, science citoyenne et histoire des découvertes.

Du marquage à l’IA : 60 ans de suivi instrumental

Le suivi instrumental des cétacés a commencé dans les années 1960 avec les marques de Discovery tirées au fusil dans le blubber des grandes baleines. La révolution est venue des balises Argos dans les années 1990 (Bruce Mate, Oregon State University), puis des balises Iridium, plus précises. La DTAG de Mark Johnson (WHOI), fixée par ventouses, enregistre profondeur, accélération et sons.

Côté visuel : la Crittercam de Greg Marshall (National Geographic), caméras embarquées montrant la chasse en vue subjective ; les drones légers pour la photogrammétrie aérienne ; l’ADN environnemental (eDNA) qui détecte la présence d’une espèce à partir d’un litre d’eau filtré. Et désormais l’IA au service de la reconnaissance individuelle (Happywhale), du décodage des codas (CETI project sur le cachalot) ou de la détection thermique en temps réel (WhaleSpotter à San Francisco).