Carbone bleu : le rôle climatique des baleines

Et si les baleines étaient des alliées du climat ? En se nourrissant en profondeur puis en fertilisant la surface de leurs déjections, elles dopent le phytoplancton, qui capte le CO₂ et produit la moitié de l’oxygène de la planète. C’est la « pompe à baleines », au cœur du concept de carbone bleu.

Le widget ci-dessus présente les mécanismes (pompe à baleines, whale falls, brassage vertical) et les chiffres clés. Un rapport du FMI estime qu’une seule grande baleine séquestre environ 33 tonnes de CO₂ au cours de sa vie : restaurer les populations reviendrait à reconstruire un puits de carbone naturel.

Carbone bleu, puits de carbone et services écosystémiques

On appelle carbone bleu le carbone capté et stocké par les écosystèmes marins et côtiers (herbiers, mangroves, mais aussi grands animaux). Les baleines y contribuent de deux façons : en fertilisant le phytoplancton de surface (la pompe à baleines) et en séquestrant du carbone dans leur propre corps, qui finit au fond lors d’un whale fall.

Cette fonction de puits de carbone s’ajoute aux autres services rendus par les cétacés : structuration des réseaux trophiques, dispersion de nutriments comme le fer et l’azote, soutien à la productivité des pêcheries. C’est l’argument central pour considérer la conservation des baleines comme un véritable levier climatique.

Pour aller plus loin : découvrez les whale falls, les grandes migrations et les régimes alimentaires qui alimentent cette pompe.