Variations pigmentaires des cétacés : albinisme, leucisme, mélanisme

Quand les baleines sortent du gris

Migaloo la baleine à bosse blanche, dauphins roses (boto, dauphin de l’Indus), orques mélaniques, dauphins blancs : la pigmentation des cétacés présente des variations spectaculaires. Cette base recense les morphes documentés.

Pour aller plus loin

Les variations de couleur fascinent : Migaloo et autres individus célèbres, la morphométrie, les hybridations et les génomes séquencés.

Albinisme et leucisme : pourquoi des cétacés blancs ?

L’albinisme et le leucisme sont génétiquement distincts. L’albinisme est causé par un défaut de production de mélanine dû à des mutations du gène TYR (tyrosinase) ; il s’accompagne souvent d’yeux roses. Le leucisme touche la migration ou l’expression des mélanocytes mais préserve la pigmentation de l’œil.

Migaloo, la célèbre baleine à bosse blanche d’Australie observée depuis 1991, est leucistique et non albinos. Des dizaines d’autres cétacés blancs ont été documentés : orques blanches au large du Kamchatka, dauphins de Risso pâles, cachalots tachetés. À l’inverse, le boto rose de l’Amazone (Inia geoffrensis) doit sa teinte aux cicatrices de combats mâle-mâle qui blanchissent peu à peu sa peau d’origine grise — un cas de coloration acquise et non génétique.