1 dent pour le narval (la défense), 600 fanons pour la baleine boréale, des vertèbres cervicales libres chez le béluga (unique chez les cétacés). Ces chiffres anatomiques précis racontent l’évolution adaptative de chaque lignée.
Le nombre de dents varie de façon spectaculaire entre odontocètes : 240 à 260 chez le dauphin de l’Amazone et la sténelle longirostre, mais une seule défense torsadée chez le narval (parfois deux), et seulement deux dents fonctionnelles dépassant la mandibule chez le ziphius. Le cachalot n’a de dents qu’à la mandibule (~40), curieusement inutiles à la prédation : il avale ses calmars géants par succion.
Les mysticètes arborent à la place jusqu’à 800 lames de fanons de kératine par mâchoire, dont la longueur va de quelques centimètres (rorquals) à plus de 4 mètres chez la baleine boréale. Les vertèbres, elles, oscillent autour de 50 ; les cervicales sont généralement fusionnées (sauf chez les dauphins de rivière et le béluga, d’où leur cou flexible inhabituel).
L’anatomie se découvre aussi via l’anatomie interactive cliquable, la morphométrie comparée, les fossiles ancêtres et les régimes alimentaires (dents vs fanons).
