Changement climatique et cétacés : impacts documentés

Les cétacés sont parmi les premiers témoins visibles du dérèglement climatique sur l’océan. Décalages de migration des baleines grises, mortalités massives en Pacifique Nord (UME 2019), désertion progressive des marsouins dans le Golfe de Gascogne, raréfaction du copépode Calanus finmarchicus pour les baleines franches en Atlantique Nord : autant de signaux documentés par la communauté scientifique. Cette base présente 15 événements majeurs depuis 2010.

Premiers témoins du dérèglement

Décalages de migration des baleines grises, mortalités massives en Pacifique Nord (UME 2019), désertion des marsouins du Golfe de Gascogne, raréfaction de Calanus pour les baleines franches : les cétacés sont parmi les premiers témoins visibles des effets du changement climatique sur l’océan.

À consulter aussi

Pour comprendre la résilience des espèces face à ces pressions, consultez la base UICN, la démographie des cétacés et les routes migratoires documentées.

Bouleversements thermiques : comment l’océan change pour les cétacés

Le réchauffement de l’océan et l’acidification redessinent les habitats des cétacés. Le krill antarctique recule avec la banquise, fragilisant les rorquals communs et les baleines bleues. Dans le Pacifique Nord-Est, les amphipodes dont se nourrit la baleine grise déclinent, ce qui a contribué à l’Unusual Mortality Event (UME) déclaré par la NOAA en 2019 : plus de 600 baleines grises mortes en quatre ans.

Dans l’Arctique, la perte de glace ouvre de nouvelles routes aux orques, qui colonisent des eaux jadis hors d’atteinte et exercent une pression accrue sur narvals et bélugas. Des espèces tempérées remontent au nord : le grand dauphin dans la Manche, le rorqual commun en mer du Nord. À l’inverse, des espèces tropicales étendent leur aire vers les pôles, créant de nouvelles interactions interspécifiques encore mal mesurées.