Surveillance acoustique passive (PAM) : réseaux d’hydrophones

Écouter l’océan en permanence

De l’ancien réseau militaire SOSUS aux modernes OOI et SAMBAH, les hydrophones autonomes monitorent désormais l’océan 24h/24. Cette base présente les principaux réseaux de surveillance acoustique passive et leurs résultats.

Pour aller plus loin

L’écoute passive complète d’autres approches : empreinte acoustique, bibliothèque vocale, technologies de tracking et science citoyenne.

PAM : la cétologie à l’oreille des hydrophones

La surveillance acoustique passive (PAM, passive acoustic monitoring) consiste à écouter les océans avec des hydrophones fixes ou dérivants pour détecter, identifier et localiser les cétacés sans les déranger. Le réseau historique est le SOSUS (Sound Surveillance System) de la Marine américaine, conçu pour la lutte anti-sous-marine, ouvert aux scientifiques après la Guerre froide.

Aujourd’hui, le SAMBAH en Baltique surveille le marsouin commun ; CETIROISE en Iroise documente les odontocètes à l’année ; les HARP (High-frequency Acoustic Recording Packages) du Scripps couvrent le Pacifique. Les outils logiciels libres PAMGuard, le Project CETI (Cetacean Translation Initiative, lancé en 2020 et conduit en Dominique) tentent désormais de décoder les codas du cachalot par intelligence artificielle.