Épibiontes et symbioses des cétacés : balanes, poux de baleine, rémoras

Un grand cétacé n’est jamais tout à fait seul : il transporte tout un cortège d’organismes. Balanes cimentées à la peau, « poux de baleine » nichés dans les plis, rémoras en auto-stop, diatomées jaunissant l’épiderme… chaque baleine est un écosystème mobile.

Le widget ci-dessus distingue commensaux (simples passagers), parasites et partenaires mutualistes. On y apprend, par exemple, que les célèbres callosités blanches des baleines franches sont en réalité des colonies de petits crustacés, ou qu’une baleine à bosse peut porter plusieurs centaines de kilos de balanes.

Commensalisme, parasitisme et mutualisme

Les relations entre un cétacé et ses hôtes illustrent les grands types de symbiose. Dans le commensalisme, un partenaire profite sans nuire (les balanes transportées vers des eaux riches en plancton). Dans le parasitisme, l’un gagne aux dépens de l’autre (les poux de baleine, le requin-cigare). Dans le mutualisme, les deux y trouvent un intérêt (les rémoras nettoyeurs).

L’accumulation d’organismes fixés, appelée biofouling (encrassement biologique), a un coût hydrodynamique : balanes et diatomées augmentent la traînée. C’est l’une des hypothèses avancées pour expliquer certains sauts (breaching) et frottements sur le fond, qui aident aussi à déloger ces passagers.

Pour aller plus loin : explorez l’anatomie interactive des cétacés et les pathologies qui les affectent. Tous nos outils sont réunis dans l’explorateur.