Le sommeil des cétacés : dormir avec un demi-cerveau

Comment dort-on quand chaque respiration doit être un acte conscient ? Les cétacés ont résolu ce paradoxe par le sommeil unihémisphérique : un seul hémisphère de leur cerveau dort à la fois, l’œil opposé restant ouvert. Ils continuent ainsi de nager, de remonter respirer et de surveiller les prédateurs.

Le widget ci-dessus explore ce mécanisme et les observations les plus étonnantes : les cachalots qui dorment à la verticale en groupes, ou les nouveau-nés orques qui ne dorment quasiment pas pendant leurs premières semaines de vie.

Un sommeil partagé avec les oiseaux et les otaries

Le sommeil unihémisphérique n’est pas propre aux cétacés. On l’observe aussi chez de nombreux oiseaux (qui dorment un œil ouvert pour surveiller les prédateurs ou voler longtemps) et chez les otaries. Il répond partout au même impératif : rester partiellement vigilant tout en récupérant.

Chez les cétacés, ce mode de sommeil est imposé par la respiration volontaire et l’absence d’appui : impossible de s’immobiliser sans couler ni cesser de respirer. La quasi-absence de sommeil paradoxal (REM) en découle, l’atonie musculaire associée au rêve étant incompatible avec la vie aquatique.

Pour aller plus loin : découvrez la physiologie de la plongée, le cerveau et la cognition et les sens des cétacés.