Reconnaître un cétacé à son souffle (blow)

Au large, on aperçoit souvent le souffle (« blow ») d’un cétacé avant l’animal lui-même. Sa forme, sa hauteur et son angle trahissent souvent l’espèce : la colonne verticale de 12 m de la baleine bleue, le double jet en V de la baleine franche, ou le souffle oblique unique du cachalot, projeté vers l’avant-gauche.

Le widget ci-dessus rassemble sept profils de souffle pour vous entraîner à identifier les cétacés de loin, un réflexe précieux en sortie d’observation.

Le souffle, premier indice d’identification en mer

Le souffle n’est pas de l’eau mais de l’air expiré : la détente brutale et l’humidité provoquent une condensation visible, parfois mêlée de mucus. Sa hauteur et sa forme dépendent de l’anatomie des évents (un seul chez les odontocètes, deux chez les mysticètes) et de la puissance de l’expiration.

En pratique, le souffle se lit avec d’autres indices : la nageoire dorsale, la séquence de plongée et la présence ou non d’une queue (fluke) levée avant de sonder. Le vent et la distance pouvant le déformer, on le combine toujours à la silhouette générale pour confirmer l’espèce.

Pour aller plus loin : suivez notre guide Comment identifier un cétacé, entraînez-vous avec le quiz Identifie mon cétacé et comparez la morphométrie des espèces.