Bruit océanique anthropique et cétacés : mesures et impacts

Une pollution invisible mais dévastatrice

Sonars militaires à 220 dB, sismique à 250 dB, trafic maritime omniprésent : le bruit anthropique a doublé dans l’océan tous les 10 ans depuis 1950. Cette base présente les sources, niveaux mesurés, et impacts documentés sur les cétacés.

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Le bruit est l’une des grandes menaces invisibles : pathologies (embolies aux sonars), empreinte acoustique, échouages et surveillance acoustique.

Pollution sonore sous-marine : sources et niveaux

Le bruit anthropique sous-marin a doublé tous les dix ans depuis les années 1960. Trois grandes sources dominent : le trafic maritime (basses fréquences, ~190 dB ré 1 µPa au passage d’un porte-conteneurs), les campagnes sismiques pétrolières (canons à air, jusqu’à 260 dB) et les sonars militaires actifs, mis en cause dans plusieurs échouages massifs de Ziphius cavirostris.

Pour les cétacés, l’impact se mesure en perte d’audition temporaire (TTS) ou permanente (PTS), en stress chronique et en masquage acoustique des chants. La directive-cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) impose à l’Union européenne d’évaluer le bon état écologique du « descripteur 11 — bruit ». Des initiatives comme le Quiet Ocean Experiment et le ralentissement volontaire des navires (programmes ECHO à Vancouver) cherchent à inverser la tendance.