Les cétacés, prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire marine, accumulent dans leur graisse (blubber) des concentrations de polluants extraordinaires par bioaccumulation et biomagnification. Les orques de la population résidente du Sud du Pacifique (SRKW) détiennent l’un des records mondiaux de PCB chez un animal sauvage. Les bélugas du Saint-Laurent étaient officiellement classés « déchets toxiques » par la réglementation canadienne lors de leur autopsie.
Les cétacés, prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire marine, accumulent dans leur graisse (blubber) des concentrations de polluants extraordinaires. Les orques de la population résidente du Sud (Pacifique) détiennent l’un des records mondiaux de PCB chez un animal sauvage. Les bélugas du Saint-Laurent étaient classés « déchets toxiques » par la réglementation canadienne lors de leur autopsie. Cette base présente les contaminants mesurés pour 15 populations.
La contamination chimique est l’une des grandes menaces silencieuses pour les cétacés. Consultez le statut UICN des espèces, les pathologies des cétacés (PCB favorisent le morbillivirus), et la base des captures accidentelles.
Les cétacés, prédateurs apicaux, concentrent les polluants organiques persistants (POP) au fil de la chaîne alimentaire : PCB (polychlorobiphényles, interdits en 1979 mais persistants), DDT, retardateurs de flamme bromés, PFAS. Les orques européennes figurent parmi les mammifères les plus contaminés de la planète, avec des charges en PCB dépassant 1 000 mg/kg de lipides — Jepson et al. (Science 2018) prédisent leur disparition fonctionnelle d’ici 30-50 ans.
Les métaux lourds — mercure, cadmium — s’accumulent aussi, notamment chez les odontocètes longévifs (cachalot, globicéphale). Les microplastiques sont désormais détectés dans les contenus stomacaux et même dans le souffle des baleines (Apprill et al.). Pour les femelles, la lactation transfère 60 à 80 % de la charge en PCB au premier baleineau — un mécanisme tragique qui hypothèque ses chances de survie.
