Mésoplodon de Sowerby (Mesoplodon bidens)

Carte d’identité
Nom scientifique Mesoplodon bidens (Sowerby, 1804)
Autres noms Baleine à bec de Sowerby ; en anglais : Sowerby's beaked whale, North Atlantic beaked whale, North Sea beaked whale
Taille 4 à 5,5 m en moyenne (femelles jusqu'à environ 5 m, mâles jusqu'à environ 5,5 m) ; NOAA Fisheries retient une fourchette plus large, de 4,4 à 6,4 m. Nouveau-né : 2,1 à 2,7 m
Poids 1 000 à 1 300 kg à l'âge adulte (certaines sources indiquent 900 à 1 100 kg) ; environ 170 à 185 kg à la naissance
Longévité Non établie. La longévité de l'espèce est inconnue ; les paramètres de cycle biologique retenus pour les mésoplodons de l'Atlantique Nord-Ouest mentionnent des âges maximaux de 30 couches de croissance dentaire chez les femelles et 36 chez les mâles, ces couches étant supposées annuelles
Régime Principalement des poissons mésopélagiques et benthopélagiques (merlus, morue, poissons-lanternes, grenadiers, cardinal noir, barracudinas…), complétés par une faible proportion de céphalopodes ; capture par succion
Statut UICN Préoccupation mineure (LC), évaluation de 2020 publiée dans la mise à jour de décembre 2020 (assesseurs : R. L. Pitman et R. L. Brownell Jr.). L'espèce était auparavant classée « Données insuffisantes » (DD). Aucune sous-population n'est évaluée séparément.

En bref

Le mésoplodon de Sowerby est une baleine à bec de taille moyenne, endémique des eaux tempérées froides et subarctiques de l'Atlantique Nord. Premier mésoplodon jamais décrit, en 1804, il reste l'un des cétacés les plus discrets : il vit au large du talus continental, plonge à plus de 1 000 m et fuit les navires. En France, c'est le mésoplodon le plus fréquemment retrouvé échoué, et la seule baleine à bec observable en Manche.

Identification

Le mésoplodon de Sowerby présente la silhouette fuselée typique de son genre : un corps en fuseau, des nageoires pectorales petites et une nageoire dorsale réduite, triangulaire à légèrement falciforme, implantée aux deux tiers arrière du dos. La tête se distingue par un bec long et fin, proportionnellement plus allongé que chez la plupart des autres baleines à bec, prolongé par un melon légèrement bombé. La coloration est gris ardoise à gris bleuté sur le dos, plus claire sur le ventre, souvent ponctuée de cicatrices circulaires laissées par les squalelets féroces (« cookiecutter sharks ») et, chez les mâles, de longues rayures rectilignes blanchâtres qui témoignent des combats entre individus.

Le caractère le plus utile est dentaire. Seuls les mâles adultes exhibent une paire de dents, une de chaque côté de la mâchoire inférieure, qui percent la gencive vers le milieu de la mandibule, nettement en arrière de la pointe du bec, sur une arcade à peine relevée. Chez les femelles et les jeunes, les dents restent enfouies : ces animaux sont pratiquement impossibles à déterminer à vue. En surface, l'espèce sort souvent la tête la première, à un angle marqué d'environ 45°, montrant le bec avant l'évent ; elle cambre le dos en plongeant sans jamais lever la queue, et pratique occasionnellement sauts, chandelles et claquements de caudale.

Les confusions sont fréquentes avec les autres mésoplodons de l'Atlantique Nord (mésoplodon de True, de Gervais, de Blainville), au point que la plupart des observations en mer ne sont attribuées qu'au genre. La baleine à bec de Cuvier, plus grande et pourvue d'un rostre nettement plus court et d'une tête souvent claire, se sépare plus facilement. Sur un animal échoué, la position et la forme des dents du mâle, la longueur du bec et, en dernier recours, l'analyse génétique permettent une identification fiable.

Taxonomie

Mesoplodon bidens appartient aux odontocètes, dans la famille des baleines à bec, désignée Ziphiidae par la plupart des référentiels et Hyperoodontidae par certains, notamment le GBIF ; la Mammal Diversity Database la rattache à la sous-famille des Hyperoodontinae. Le genre Mesoplodon regroupe la grande majorité des baleines à bec connues. L'espèce a été décrite en 1804 par le naturaliste et illustrateur anglais James Sowerby, à partir du crâne d'un mâle échoué en 1800 dans le Moray Firth, en Écosse : c'est le tout premier mésoplodon jamais décrit. L'épithète bidens, du latin bi (« deux ») et dens (« dent »), renvoie à la paire de dents apparentes chez le mâle ; on sait aujourd'hui que ce caractère est commun à l'ensemble du genre, ce qui rend le nom peu discriminant. Le nom scientifique s'écrit entre parenthèses, (Sowerby, 1804), l'espèce ayant été décrite dans un autre genre avant son transfert dans Mesoplodon.

Répartition et habitat

L'espèce est strictement inféodée à l'Atlantique Nord, approximativement entre 30° et 71° de latitude nord. Dans l'Atlantique Ouest, elle est signalée de Nantucket au Labrador, avec des mentions plus septentrionales jusqu'à la mer du Labrador, le détroit de Davis et la lisière des glaces ; dans l'Atlantique Est, elle s'étend de Madère et des Canaries à la mer de Norvège, en incluant les Açores et l'Islande. Elle fréquente les eaux profondes et froides du rebord et du talus continental, typiquement par 200 à 1 500 m de fond, et évite les plateaux peu profonds. La majorité des mentions historiques proviennent des îles Britanniques : sur environ 90 signalements recensés en 1991, 80 concernaient l'Atlantique Nord-Est.

En France, le mésoplodon de Sowerby est le mésoplodon le plus souvent retrouvé sur le littoral. Depuis les années 1990, une vingtaine d'échouages de mésoplodons ont été enregistrés sur les façades métropolitaines, dont quinze attribués à cette espèce jusqu'en juin 2025. Elle est connue du golfe de Gascogne, où elle fréquente les grands fonds au-delà du talus, et de la Manche, c'est la seule baleine à bec que l'on puisse y observer. Deux cas récents illustrent cette présence : un jeune individu de 2,50 m échoué au terminal ferry de Ouistreham (Calvados) fin juillet 2024, reparti avec la marée montante, et une femelle subadulte de 3,50 m échouée vivante à Zuydcoote (Nord) le 6 juin 2025, retrouvée morte le lendemain à Dunkerque. En Méditerranée, l'espèce est exceptionnelle : quelques mentions isolées existent en bassin occidental et jusqu'en mer Égée, mais aucune population n'y est établie. Elle est absente des eaux ultramarines tropicales et australes françaises (Antilles, Guyane, océan Indien, Pacifique) ; en revanche, les eaux de Saint-Pierre-et-Miquelon, au large de Terre-Neuve, se situent à l'intérieur de son aire de répartition nord-ouest atlantique.

Biologie et écologie

Comme toutes les baleines à bec, le mésoplodon de Sowerby est un chasseur de grande profondeur. Il possède une paire de sillons gulaires en V qui, associés au retrait de la langue, créent une dépression buccale permettant d'aspirer les proies : c'est une alimentation par succion, la denture réduite ne servant pas à saisir. Son régime est dominé par les poissons mésopélagiques et benthopélagiques, merlus, morue, poissons-lanternes, grenadiers, cardinal noir, barracudinas, les céphalopodes n'occupant qu'une place secondaire, contrairement à ce que l'on observe chez plusieurs autres ziphiidés.

Les séquences de plongée régulières durent 10 à 15 minutes, mais les plongées alimentaires sont bien plus longues : elles se situent généralement entre 30 et 40 minutes et dépassent 1 000 m de profondeur, la profondeur maximale documentée par marquage acoustique étant d'environ 1 400 m (tentatives de capture enregistrées jusqu'à 1 386 m, Visser et al. 2022, Açores ; profondeur moyenne d'écholocation 927 m). Le comportement locomoteur de l'espèce se rapproche davantage de celui de grands delphinidés plongeurs, comme le globicéphale ou le dauphin de Risso, que de celui des autres mésoplodons : la descente et la chasse s'effectuent à vitesse plus élevée, et les trajets entre deux plongées se font en nageant rapidement juste sous la surface plutôt qu'en plongées intermédiaires.

Socialement, l'espèce est discrète et généralement observée seule, en couple ou en petits groupes de 3 à 10 individus réunissant mâles, femelles et jeunes ; des échouages collectifs ont été signalés. L'accouplement semble avoir lieu de la fin de l'hiver au printemps, la gestation dure environ 12 mois et la femelle met bas un unique petit de 2,1 à 2,7 m pesant près de 185 kg. La maturité sexuelle serait atteinte vers 7 ans. La longévité n'est pas établie.

Statut et conservation

La Liste rouge de l'UICN classe Mesoplodon bidens en « Préoccupation mineure » (LC) depuis l'évaluation de 2020, publiée en décembre 2020. Ce reclassement, partagé par la plupart des baleines à bec, découle avant tout d'une redéfinition de la catégorie « Données insuffisantes » et ne traduit pas une amélioration démontrée de la situation : aucune estimation d'effectif mondial n'existe et aucune tendance de population ne peut être calculée. Dans l'Atlantique Nord-Ouest, la seule estimation disponible porte sur l'ensemble des mésoplodons non différenciés, soit 7 092 individus (CV = 0,54) pour les campagnes de 2011, pour un effectif minimal retenu de 4 632 animaux.

La principale mortalité documentée est la capture accidentelle. Dans la pêcherie américaine aux filets dérivants pélagiques, aujourd'hui interdite, 46 mortalités de baleines à bec ont été observées entre 1989 et 1998, dont 24 mésoplodons de Sowerby ; les captures estimées pour cette seule espèce ont atteint 9 individus en 1996. Sur la période 2008-2012, la mortalité annuelle estimée dans les pêcheries observées de la zone économique exclusive atlantique des États-Unis est nulle. La chasse norvégienne, historiquement occasionnelle, a cessé de longue date.

Le bruit sous-marin constitue la seconde menace majeure : les ziphiidés y sont particulièrement sensibles. En octobre 2020, deux mésoplodons de Sowerby se sont échoués à un jour d'intervalle en East Lothian (Écosse) : la nécropsie a révélé chez l'un d'eux une densité anormale de petites bulles gazeuses dans le tissu pulmonaire, et chez les deux animaux des embolies gazeuses dans les artères mésentériques, alors que des exercices de sonar anti-sous-marin aéroporté avaient eu lieu la veille du premier échouage à moins de 150 km (80 milles nautiques) ; faute de preuves suffisantes, le lien n'a pas pu être formellement établi. L'ingestion de plastiques est également citée. L'espèce est inscrite à l'annexe II de la CITES, couverte par les accords ASCOBANS et ACCOBAMS, protégée aux États-Unis par le Marine Mammal Protection Act, et considérée comme « préoccupante » (Special Concern) par le COSEPAC au Canada.

Observer cette espèce

Le mésoplodon de Sowerby ne s'observe pas depuis la côte. Sa rencontre suppose une navigation au large du talus continental, sur des fonds de 200 à 1 500 m, voire davantage : dans les eaux françaises, cela signifie les grands canyons et la plaine abyssale du golfe de Gascogne. L'animal évite activement les navires, ne souffle guère de manière visible et n'exhibe jamais sa nageoire caudale : la fenêtre d'observation se réduit souvent à quelques secondes, entre deux plongées de plus d'une demi-heure. Le meilleur indice reste la tête, sortie la première selon un angle prononcé, avec un bec long et fin. Le suivi acoustique passif, qui détecte les clics d'écholocation, s'est imposé comme la méthode la plus efficace pour documenter sa présence.

L'approche doit rester prudente : couper la route de l'animal, le poursuivre ou le suivre à vitesse soutenue provoque une fuite immédiate et compromet ses cycles de plongée. La règle est de maintenir une distance de plusieurs centaines de mètres, de laisser le moteur à régime constant et de ne pas s'interposer entre les individus d'un groupe. En cas d'échouage, il ne faut jamais tenter de remettre soi-même l'animal à l'eau : ces cétacés profonds sont fragiles et un renflouage improvisé aggrave souvent leur état. Il convient d'alerter sans délai le Réseau National Échouages, coordonné par l'Observatoire Pelagis, et de sécuriser les abords en attendant l'intervention.

Questions fréquentes

Où vit le mésoplodon de Sowerby ?

Uniquement dans l'Atlantique Nord, entre environ 30° et 71° de latitude nord : de Nantucket au Labrador côté américain, avec des mentions plus septentrionales jusqu'à la mer du Labrador et au détroit de Davis ; de Madère et des Canaries à la mer de Norvège côté européen, en incluant les Açores et l'Islande. Il fréquente les eaux froides et profondes du talus continental, typiquement par 200 à 1 500 m de fond, et n'est présent ni dans le Pacifique ni dans l'hémisphère Sud.

Peut-on le rencontrer en France ?

Oui, mais rarement. C'est le mésoplodon le plus souvent retrouvé échoué sur le littoral français : quinze cas attribués à l'espèce jusqu'en juin 2025, sur une vingtaine d'échouages de mésoplodons recensés depuis les années 1990. Il fréquente les grands fonds du golfe de Gascogne et constitue la seule baleine à bec observable en Manche. En Méditerranée, il est exceptionnel et aucune population n'y est établie. Côté outre-mer, il est absent des territoires tropicaux et austraux, mais les eaux de Saint-Pierre-et-Miquelon, au large de Terre-Neuve, appartiennent à son aire de répartition.

Pourquoi seuls les mâles ont-ils des dents visibles ?

Chez les mésoplodons, les deux dents de la mâchoire inférieure ne servent pas à s'alimenter, les proies sont aspirées par succion, mais interviennent dans les combats entre mâles et la reconnaissance des espèces. Elles ne percent la gencive que chez les mâles adultes, vers le milieu de la mandibule. Les longues cicatrices rectilignes visibles sur le dos des mâles sont les traces de ces affrontements.

Jusqu'à quelle profondeur plonge-t-il ?

Ses plongées de chasse dépassent régulièrement 1 000 m, la profondeur maximale documentée par marquage est d'environ 1 400 m, avec une tentative de capture de proie enregistrée à 1 386 m, et durent le plus souvent 30 à 40 minutes. Entre deux plongées profondes, il enchaîne des séquences de respiration de quelques minutes et se déplace en nageant vite juste sous la surface, un comportement qui le distingue des autres mésoplodons.

Quel est son statut de conservation ?

Il est classé « Préoccupation mineure » (LC) par l'UICN depuis l'évaluation de 2020, après avoir longtemps figuré en « Données insuffisantes ». Ce changement résulte surtout d'une redéfinition de la catégorie DD : aucun effectif mondial n'est connu et aucune tendance de population n'est mesurable. L'espèce est inscrite à l'annexe II de la CITES et couverte par les accords ASCOBANS et ACCOBAMS.

Quelles menaces pèsent sur l'espèce ?

La capture accidentelle dans les engins de pêche, surtout les filets dérivants et maillants, a causé des mortalités documentées dans l'Atlantique Nord-Ouest jusqu'à la fermeture de la pêcherie concernée. Le bruit sous-marin, en particulier les sonars militaires, constitue l'autre menace majeure : des échouages de l'espèce ont coïncidé avec des exercices sonar, les nécropsies révélant des lésions évoquant un accident de décompression, sans que le lien ait pu être formellement établi. L'ingestion de plastiques est également signalée.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 141 observations géolocalisées de Mesoplodon bidens sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
Netherlands58
Portugal29
United States of America28
Norway19
Germany13
United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland11
Ireland7
unknown or invalid5
Canada5
France5

Carte de répartition : Mésoplodon de Sowerby (Mesoplodon bidens)

Carte de répartition : Mésoplodon de Sowerby (Mesoplodon bidens), 141 observations géolocalisées issues du GBIF
141 observations géolocalisées de Mesoplodon bidens. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
🗺️ Ouvrir la carte interactivePour zoomer et parcourir. Elle utilise les fonds OpenStreetMap/CARTO et les densités d'occurrences GBIF : aucune donnée n'est envoyée à ces services avant votre clic.

Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 178 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en juillet.

600janvier : 3janfévrier : 2févmars : 4maravril : 2avrmai : 11maijuin : 14juinjuillet : 60juilaoût : 32aoûtseptembre : 23sepoctobre : 21octnovembre : 5novdécembre : 1déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier3
février2
mars4
avril2
mai11
juin14
juillet60
août32
septembre23
octobre21
novembre5
décembre1

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Mesoplodon bidens
© Gisela Dionisio, CC BY-NC, 2026
Mesoplodon bidens
© sophiemartel91, CC BY-NC, 2026
Mesoplodon bidens
© Jake reader, CC BY-NC, 2026
Mesoplodon bidens
© sophiemartel91, CC BY-NC, 2026
Mesoplodon bidens
© Charlotte Kirchner, CC BY, 2026
Mesoplodon bidens
© Charlotte Kirchner, CC BY, 2026
Mesoplodon bidens
© sophiemartel91, CC BY-NC, 2026
Mesoplodon bidens
© sophiemartel91, CC BY-NC, 2026
Mesoplodon bidens
© Dick Groenendijk, CC BY-NC-ND, 2025
Mesoplodon bidens
© Jan Ebr & Ivana Ebrová, CC BY, 2025
Mesoplodon bidens
© Guido Keijl, CC BY-NC-ND, 2025
Mesoplodon bidens
© Jan Ebr & Ivana Ebrová, CC BY, 2025

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Hooker S., Baird R. (1999) Observations of Sowerby's Beaked Whales, Mesoplodon bidens, in the Gully, Nova Scotia, The Canadian field-naturalist
  2. Macleod C., Herman J. (2004) Development of tusks and associated structures inMesoplodonbidens (Cetaceae, Mammalia), mamm
  3. Martín V. (2011) Short Note: A Sowerby’s Beaked Whale (Mesoplodon bidens) Stranded in the Canary Islands: The Most Southern Record in the Eastern North Atlantic, Aquatic Mammals
  4. Carlström J., Denkinger J., Feddersen P., Øien N. et al. (1997) Record of a new northern range of Sowerby's beaked whale ( Mesoplodon bidens  ), Polar Biology
  5. Bonde R., O'Shea T. (1989) Sowerby's Beaked Whale (Mesoplodon bidens) in the Gulf of Mexico, Journal of Mammalogy
  6. Lok C., Folkersma B. (1979) Composition of wax esters and triacylglycerols in the melon and blubber fats of a young Sowerby's whaleMesoplodon bidens, Lipids
  7. Waller G. (2014) A review of nineteenth-century records of Sowerby's beaked whale (Mesoplodon bidens), Archives of Natural History
  8. Turner W. (1909) XLI.—The Skeleton of a Sowerby's Whale (Mesoplodon bidens) stranded at St Andrews, and the Morphology of the Manus in Mesoplodon, Hyperoodon and the Delphinidæ, Proceedings of the Royal Society of Edinburgh

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).