Hypéroodon boréal (Hyperoodon ampullatus)

Carte d’identité
Nom scientifique Hyperoodon ampullatus (Forster, 1770)
Autres noms Hypéroodon arctique, baleine à bec commune, grand souffleur à bec d'oie ; northern bottlenose whale (anglais). Noms scientifiques anciens : Balaena ampullata Forster, 1770 ; Hyperoodon rostratus ; Hyperoodon borealis ; Hyperoodon butskopf.
Taille Femelles 7 à 8,7 m ; mâles 8,5 à 9,8 m couramment, avec des estimations maximales rapportées jusqu'à environ 11 m. Nouveau-né : 3 à 3,5 m.
Poids 5 800 à 7 500 kg à l'âge adulte ; environ 300 kg à la naissance.
Longévité Au moins 37 ans (âge maximal documenté).
Régime Essentiellement des calmars des grands fonds, en particulier du genre Gonatus, qui peut constituer la quasi-totalité du contenu stomacal ; accessoirement poissons benthiques (flétan noir du Groenland, hareng), crevettes, holothuries et étoiles de mer.
Statut UICN Quasi menacé (NT) à l'échelle mondiale, au titre du critère C1 ; évaluation de Whitehead, Reeves, Feyrer et Brownell réalisée le 20 octobre 2020 et publiée dans la Liste rouge de 2021 (référence e.T10707A50357742), la tendance de population étant donnée comme inconnue. L'UICN ne publie pas d'évaluation distincte par sous-population, mais le Canada reconnaît deux unités désignables au titre de la loi sur les espèces en péril : la population du plateau néo-écossais (canyon du Gully), inscrite « en voie de disparition », et celle du détroit de Davis-baie de Baffin-mer du Labrador, inscrite « préoccupante ». L'espèce figure à l'Annexe I de la CITES et a été inscrite en 1977 au tableau de la Commission baleinière internationale comme stock protégé avec quota nul.

En bref

L'hypéroodon boréal est la plus grande des baleines à bec de l'Atlantique Nord, reconnaissable au front très bombé des mâles âgés et à son bec court en forme de fiole. Plongeur d'exception, il descend au-delà de 2 000 m pour chasser les calmars des grands fonds et peut rester immergé plus de deux heures. Décimé par plus d'un siècle de chasse commerciale, il est aujourd'hui classé « Quasi menacé » par l'UICN et surtout menacé par le bruit sous-marin.

Identification

C'est la plus grande baleine à bec de l'Atlantique Nord. Le corps est massif et fusiforme, la tête très caractéristique : un melon bombé surmonte un bec court et épais, nettement détaché, qui a valu à l'animal son nom de « baleine à bec commune ». Le dimorphisme sexuel est marqué, les mâles atteignant jusqu'à 25 % de plus que les femelles. Chez les vieux mâles, le melon devient volumineux, presque aplati à l'avant, formant un front carré souvent blanchâtre ou jaune pâle qui tranche avec le reste du corps ; chez les femelles et les jeunes, il reste arrondi et discret. La coloration va du brun chocolat au brun verdâtre et au gris, plus claire sur les flancs et le ventre, et s'éclaircit avec l'âge, certains vieux individus paraissant presque crème sur la tête.

La nageoire dorsale, petite mais bien visible, mesure 30 à 38 cm ; falciforme et pointue, elle est implantée en arrière du milieu du dos. Les pectorales sont courtes. L'animal ne sort pas la caudale lorsqu'il sonde. En surface, il produit un souffle buissonnant d'environ 1 m de haut, répété toutes les 30 à 40 secondes durant les séquences de récupération entre deux plongées. La denture est extrêmement réduite : seuls les mâles adultes portent une paire, exceptionnellement deux, de courtes dents coniques à l'extrémité de la mâchoire inférieure, souvent à peine émergentes ; les femelles en sont dépourvues.

La confusion la plus fréquente concerne la baleine à bec de Cuvier (Ziphius cavirostris), sensiblement plus petite (environ 7 m) et dépourvue de melon proéminent : son profil frontal fuyant en « bec d'oie », son bec très court à peine détaché du front et son corps généralement couvert de cicatrices linéaires et de marques ovales claires la distinguent de l'hypéroodon. Attention en revanche à la tête pâle des vieux mâles : elle n'est pas discriminante, puisque les mâles âgés des deux espèces blanchissent de la tête, c'est au contraire l'un des principaux pièges d'identification. La baleine à bec de Sowerby (Mesoplodon bidens), également présente dans le golfe de Gascogne, est plus petite, plus élancée et arbore un bec long et fin, sans front bombé. À grande distance, un hypéroodon vu de dos peut évoquer un autre grand odontocète sombre, mais le bec bien marqué et le front proéminent lèvent le doute dès que la tête apparaît.

Taxonomie

L'hypéroodon boréal appartient aux odontocètes (cétacés à dents) et au groupe des baleines à bec, dont la Société de mammalogie marine reconnaissait 24 espèces vivantes réparties en six genres en 2024. Il a été décrit par Johann Reinhold Forster en 1770 sous le nom de Balaena ampullata ; l'épithète ampullatus vient du latin ampulla, la « fiole », en référence à la forme trapue et renflée du bec. De nombreux noms ont circulé au XIXe siècle avant que la nomenclature ne se stabilise, notamment Hyperoodon rostratus, Hyperoodon borealis et Hyperoodon butskopf.

Le nom de famille fait l'objet d'un débat ancien. Hyperoodontidae, créé en 1846, est antérieur à Ziphiidae, forgé par Gray en 1865 ; celui-ci reconnut dès 1866 l'antériorité du premier mais préféra maintenir Ziphiidae, position réaffirmée par la suite au nom de l'usage. Aujourd'hui, la Société de mammalogie marine, la Liste rouge de l'UICN et la majorité des spécialistes emploient Ziphiidae, tandis que l'ITIS retient Hyperoodontidae comme nom valide. Les deux appellations désignent exactement le même ensemble d'espèces.

Le genre Hyperoodon ne compte que deux représentants : l'hypéroodon boréal, propre à l'Atlantique Nord, et l'hypéroodon austral (Hyperoodon planifrons), cantonné à l'hémisphère Sud. Leurs aires ne se chevauchent pas, ce qui écarte tout risque de confusion sur le terrain. Une étude moléculaire de 2020 a précisé les relations au sein des Ziphiidae : c'est la baleine à bec de Shepherd (Tasmacetus shepherdi), seule espèce actuelle à conserver une dentition complète, qui occupe une position intermédiaire entre les Berardiinae (quatre dents apparentes) et les Ziphiinae (deux dents apparentes). Le genre Hyperoodon, lui, se rattache à la sous-famille des Hyperoodontinae, aux côtés d'Indopacetus et de Mesoplodon.

Répartition et habitat

L'espèce est endémique de l'Atlantique Nord, où elle occupe les eaux froides, tempérées à subarctiques, du large. On la rencontre du détroit de Davis à la mer du Labrador et à la mer du Groenland, autour de l'Islande, des Féroé, de la Norvège et jusqu'au Spitsberg, en bordure de la banquise l'été. Vers le sud, la présence régulière s'arrête aux abords du canyon du Gully (env. 44° N) à l'ouest et des Açores (env. 39° N) à l'est ; les limites méridionales extrêmes connues sont la Virginie (env. 36° N) côté américain et les Canaries (29° N) côté est-atlantique, avec quelques signalements ponctuels en Méditerranée, en mer du Nord et dans le golfe du Saint-Laurent. C'est une espèce résolument pélagique et profonde, associée aux talus continentaux, aux canyons sous-marins et aux monts sous-marins, généralement dans des fonds supérieurs à 500 m et le plus souvent bien au-delà de 1 000 m.

Les effectifs mondiaux restent mal connus et les données disponibles ne permettent pas d'estimer une tendance globale. Pour l'Atlantique du Nord-Est, une estimation faisait état de 10 000 à 45 000 individus en 2017, fourchette qui traduit l'ampleur de l'incertitude. Un noyau bien étudié, distinct des autres, fréquente le canyon du Gully et les canyons voisins au large de la Nouvelle-Écosse : il a été estimé à 143 individus (intervalle de confiance à 95 % : 129-156) et jugé à peu près stable entre 1988 et 2011, grâce à un suivi par photo-identification mené sans interruption depuis 1988.

En France, l'hypéroodon boréal figure parmi les quatre ziphiidés observés dans le golfe de Gascogne, aux côtés de la baleine à bec de Cuvier et de deux mésoplodons. Il fréquente les eaux profondes du large et, plus rarement, la Manche. Sa présence en Méditerranée est exceptionnelle, et il est absent des outre-mer français à l'exception des eaux de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les échouages restent rares : le Réseau national échouages, coordonné par l'Observatoire PELAGIS, en a recensé sept sur l'ensemble des côtes françaises entre 1990 et 2022. En novembre 2022, un individu échoué vivant à Sangatte, dans le Pas-de-Calais, constituait seulement le troisième cas enregistré pour la façade Manche-mer du Nord sur toute la série temporelle.

Biologie et écologie

L'hypéroodon boréal se nourrit presque exclusivement en profondeur, de calmars des grands fonds, le genre Gonatus domine très largement les contenus stomacaux, complétés par du flétan noir du Groenland, du hareng, des crevettes, des holothuries et des étoiles de mer. Les jeunes exploitent des proies plus superficielles. Comme le cachalot, l'espèce chasse en apnée prolongée : les plongées alimentaires durent le plus souvent de 10 à 60 minutes et atteignent 800 à 1 500 m, mais un record de 2 339 m a été enregistré et des apnées atteignant 130 minutes, soit plus de deux heures, ont été documentées. La localisation des proies repose sur l'écholocation, au moyen de trains de clics à haute fréquence.

La vie sociale est structurée : les animaux se déplacent en groupes de 4 à 20 individus, parfois davantage, selon un système de fission-fusion où les associations se font et se défont. Des liens durables, notamment entre mâles, ont été mis en évidence dans la population du Gully. Les mâles adultes s'affrontent en se heurtant frontalement, ce qui pourrait expliquer l'épaississement du front et les cicatrices observées.

La reproduction est lente. Les mâles atteignent la maturité sexuelle vers 7 à 9 ans, les femelles plus tard, entre 8 et 14 ans selon les sources. L'accouplement a lieu au printemps et au début de l'été ; après une gestation d'environ 12 mois, un unique petit de 3 à 3,5 m et quelque 300 kg naît entre avril et août. L'investissement maternel est exceptionnellement long : les travaux de Feyrer et de ses collègues (2020) montrent que le sevrage ne s'achève pas avant l'âge de 3 à 4 ans, très au-delà de l'estimation classique d'un an, et que l'intervalle entre deux naissances atteint de ce fait au moins quatre ans, soit le double des deux ans admis auparavant. La longévité documentée atteint au moins 37 ans. Cette productivité très faible, combinée à une diversité génétique réduite, rend les populations lentes à se reconstituer.

L'espèce a la réputation d'être curieuse : les groupes s'approchent volontiers des navires immobiles et restent parfois longtemps à leurs côtés. Ce comportement, qui fait aujourd'hui la joie des observateurs, a jadis facilité la tâche des baleiniers.

Statut et conservation

L'hypéroodon boréal est classé « Quasi menacé » (NT) sur la Liste rouge mondiale de l'UICN, évaluation réalisée le 20 octobre 2020 et publiée en 2021. Le classement est retenu au titre du critère C1 : l'espèce est jugée proche de remplir les conditions de la catégorie « Vulnérable », car l'effectif pourrait compter moins de 10 000 individus matures et un déclin continu de 10 % sur trois générations est plausible compte tenu des captures accidentelles, de l'ingestion de plastiques et du bruit anthropique. L'UICN souligne d'ailleurs que le gros du déclin dû à la chasse remonte à plus de trois générations (la génération étant estimée à 15,5 à 17,8 ans), ce qui écarte le recours à un critère de réduction passée ; le maintien en « Quasi menacé » relève d'une approche de précaution, l'évaluation reconnaissant que « Préoccupation mineure » serait également défendable. La chasse commerciale, menée par la Grande-Bretagne, la Norvège et le Canada des années 1850 au début des années 1970, avec deux phases d'intensité maximale, vers 1880-1920 puis 1937-1973, a fait plus de 65 000 animaux débarqués (plus de 80 000 selon certaines sources), sans compter les animaux blessés et perdus. Christensen et Ugland (1983) estimaient la population initiale de l'Atlantique Nord à environ 90 000 individus, ramenée à quelque 30 000 dès 1914. Les Norvégiens et les Britanniques furent les principaux opérateurs, recherchant l'huile de tête et le spermaceti. La chasse commerciale a cessé au début des années 1970 (fin de la chasse pélagique norvégienne en 1973), l'espèce a été inscrite en 1977 au tableau de la CBI comme stock protégé avec quota nul, et elle figure à l'Annexe I de la CITES, ce qui interdit le commerce international à des fins commerciales.

Les prélèvements directs sont aujourd'hui marginaux, à l'exception de quelques animaux capturés lors des rabattages pratiqués aux îles Féroé. Les menaces actuelles sont d'un autre ordre. Le bruit d'origine humaine arrive en tête : sonars militaires de moyenne fréquence et campagnes de prospection sismique perturbent la communication et l'alimentation et peuvent chasser les animaux de zones vitales. Un groupe réfugié dans le Loch Long, en Écosse, en 2020, a ainsi été mis en relation avec des exercices navals. S'y ajoutent les captures accidentelles et l'enchevêtrement dans les engins de pêche, le développement pétrolier et gazier offshore, l'ingestion de plastiques et les effets du changement climatique. La faible diversité génétique et le rythme de reproduction lent rendent les populations particulièrement sensibles à ces pressions.

Sur le plan réglementaire, l'espèce est protégée dans les eaux américaines par le Marine Mammal Protection Act. Au Canada, deux unités sont reconnues au titre de la loi sur les espèces en péril : la population du plateau néo-écossais, inscrite « en voie de disparition », dont l'habitat de prédilection, le canyon du Gully, bénéficie d'un statut d'aire marine protégée, et celle du détroit de Davis-baie de Baffin-mer du Labrador, inscrite « préoccupante ».

Observer cette espèce

Observer un hypéroodon boréal suppose de sortir loin des côtes, au-dessus des grands fonds : talus continental, canyons sous-marins et monts sous-marins. En Europe, les traversées du golfe de Gascogne effectuées depuis les ferries reliant la France à l'Espagne ou au Royaume-Uni comptent parmi les rares occasions accessibles, aux côtés des eaux islandaises, féroïennes et norvégiennes. Au Canada, la zone du Gully, au large de la Nouvelle-Écosse, abrite la population la mieux connue.

La détection reste difficile. Les baleines à bec passent l'essentiel de leur temps en plongée, souvent plus d'une heure, et leur souffle discret se remarque mal dès que la mer se lève : une mer calme et une bonne visibilité sont pratiquement indispensables. Les indices utiles sont le petit souffle buissonnant répété, le front bombé et clair d'un vieux mâle et la petite dorsale reculée, l'animal ne montrant jamais sa caudale.

La curiosité de l'espèce impose une éthique stricte : ne jamais couper la route d'un animal, maintenir un cap et une vitesse constants, laisser les cétacés décider de l'approche et s'en tenir à une distance d'au moins une cinquantaine de mètres, en limitant l'observation à une trentaine de minutes. Le bruit étant l'une des principales menaces documentées, la discrétion sonore vaut ici autant que la distance. En France, tout échouage ou animal en difficulté doit être signalé au Réseau national échouages, coordonné par l'Observatoire PELAGIS, sans manipuler l'animal.

Questions fréquentes

Peut-on voir l'hypéroodon boréal en France ?

Oui, mais rarement. Il figure parmi les quatre baleines à bec observées dans le golfe de Gascogne, au-dessus des grands fonds, et fréquente plus occasionnellement la Manche. Sa présence en Méditerranée est exceptionnelle et il n'est présent en outre-mer que dans les eaux de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les échouages sont peu nombreux : sept ont été recensés sur les côtes françaises entre 1990 et 2022, dont un individu échoué vivant à Sangatte (Pas-de-Calais) en novembre 2022.

Comment le distinguer de la baleine à bec de Cuvier ?

L'hypéroodon boréal est nettement plus grand et se reconnaît à son front très bombé, presque carré chez les vieux mâles, surmontant un bec court et épais bien détaché. La baleine à bec de Cuvier, plus petite (environ 7 m), présente un profil frontal fuyant en « bec d'oie », sans melon proéminent, un bec très court à peine détaché du front et un corps souvent couvert de cicatrices linéaires et de marques ovales claires. Attention : la tête pâle des vieux mâles n'est pas un critère de distinction, car les mâles âgés des deux espèces blanchissent de la tête, c'est même l'un des principaux pièges d'identification. La baleine à bec de Sowerby, elle, est élancée avec un long bec fin.

Jusqu'à quelle profondeur plonge-t-il ?

Ses plongées de chasse atteignent couramment 800 à 1 500 m et durent de 10 à 60 minutes. Une plongée à 2 339 m a été enregistrée, et des apnées atteignant 130 minutes, soit plus de deux heures, ont été documentées. C'est l'un des plongeurs les plus performants du monde animal.

Pourquoi est-il classé « Quasi menacé » et non « en danger » ?

L'évaluation de l'UICN, réalisée en 2020 et publiée en 2021, ne repose pas sur une réduction passée chiffrée : elle souligne au contraire que le gros du déclin causé par la chasse commerciale remonte à plus de trois générations. Le classement est retenu au titre du critère C1, l'espèce étant jugée proche du seuil « Vulnérable » : l'effectif pourrait compter moins de 10 000 individus matures et un déclin continu de 10 % sur trois générations est plausible du fait des captures accidentelles, des plastiques et du bruit sous-marin. Les populations restent en outre mal dénombrées, se reproduisent très lentement et présentent une faible diversité génétique. Le classement « Quasi menacé » traduit cette approche de précaution : l'espèce n'est pas en danger immédiat mais demeure fragile.

Pourquoi les sonars militaires sont-ils dangereux pour les baleines à bec ?

Les sonars de moyenne fréquence et les prospections sismiques perturbent l'écholocation, la communication et l'alimentation de ces animaux, qui dépendent entièrement du son en profondeur, et peuvent les chasser de zones vitales. Chez plusieurs baleines à bec, des lésions évoquant un accident de décompression ont été décrites après des exercices navals. En 2020, la présence d'un groupe d'hypéroodons dans le Loch Long, en Écosse, a été mise en relation avec des manœuvres militaires.

L'espèce est-elle encore chassée ?

La chasse commerciale a cessé au début des années 1970. L'espèce a été inscrite en 1977 au tableau de la Commission baleinière internationale comme stock protégé avec quota nul, et elle figure à l'Annexe I de la CITES, qui interdit le commerce international à des fins commerciales. Des prélèvements marginaux subsistent lors des rabattages pratiqués aux îles Féroé. Les principales pressions actuelles ne sont plus la chasse mais le bruit sous-marin, les captures accidentelles et les activités industrielles en mer.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 232 observations géolocalisées de Hyperoodon ampullatus sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
Greenland42
Iceland40
Faroe Islands34
Netherlands30
Canada30
Svalbard and Jan Mayen28
Portugal14
United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland11
Norway10
United States of America3

Carte de répartition : Hypéroodon boréal (Hyperoodon ampullatus)

Carte de répartition : Hypéroodon boréal (Hyperoodon ampullatus), 232 observations géolocalisées issues du GBIF
232 observations géolocalisées de Hyperoodon ampullatus. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
🗺️ Ouvrir la carte interactivePour zoomer et parcourir. Elle utilise les fonds OpenStreetMap/CARTO et les densités d'occurrences GBIF : aucune donnée n'est envoyée à ces services avant votre clic.

Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 249 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en mai.

590janvier : 5janfévrier : 1févmars : 1maravril : 5avrmai : 59maijuin : 28juinjuillet : 41juilaoût : 47aoûtseptembre : 41sepoctobre : 13octnovembre : 7novdécembre : 1déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier5
février1
mars1
avril5
mai59
juin28
juillet41
août47
septembre41
octobre13
novembre7
décembre1

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Hyperoodon ampullatus
© liam1294, CC BY, 2026
Hyperoodon ampullatus
© Shannyn Lopez, CC BY-NC, 2026
Hyperoodon ampullatus
© Julien Savoie, CC BY, 2026
Hyperoodon ampullatus
© liam1294, CC BY, 2026
Hyperoodon ampullatus
© Kim Nesbitt, CC BY-NC, 2026
Hyperoodon ampullatus
© Anil Madhavapeddy, CC BY, 2026
Hyperoodon ampullatus
© Jan Ebr & Ivana Ebrová, CC BY, 2025
Hyperoodon ampullatus
© Annika, CC BY-NC, 2025
Hyperoodon ampullatus
© dougiewainwright, CC BY-NC, 2025
Hyperoodon ampullatus
© Giulia Spadoni, CC BY-NC, 2025
Hyperoodon ampullatus
© Rosario Douglas, CC BY, 2025
Hyperoodon ampullatus
© Vsevolod Rudyi, CC BY, 2025

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Gowans S., Whitehead H., Hooker S. (2001) Social organization in northern bottlenose whales, Hyperoodon ampullatus: not driven by deep-water foraging?, Animal Behaviour
  2. Gowans S., Whitehead H. (2001) PHOTOGRAPHIC IDENTIFICATION OF NORTHERN BOTTLENOSE WHALES (HYPEROODON AMPULLATUS): SOURCES OF HETEROGENEITY FROM NATURAL MARKS, Marine Mammal Science
  3. Gowans S., Rendell L. (1999) HEAD‐BUTTING IN NORTHERN BOTTLENOSE WHALES (HYPEROODON AMPULLATUS): A POSSIBLE FUNCTION FOR BIG HEADS?1, Marine Mammal Science
  4. Wahlberg M., Beedholm K., Heerfordt A., Møhl B. et al. (2011) Characteristics of biosonar signals from the northern bottlenose whale, Hyperoodon ampullatus, The Journal of the Acoustical Society of America
  5. Hooker S., Whitehead H., Gowans S. (2002) Ecosystem consideration in conservation planning: energy demand of foraging bottlenose whales (Hyperoodon ampullatus) in a marine protected area, Biological Conservation
  6. Whitehead H., Hooker S. (2012) Uncertain status of the northern bottlenose whale Hyperoodon ampullatus: population fragmentation, legacy of whaling and current threats, Endangered Species Research
  7. Gowans S., Dalebout M., Hooker S., Whitehead H. et al. (2000) Reliability of photographic and molecular techniques for sexing northern bottlenose whales (Hyperoodon ampullatus), Canadian Journal of Zoology
  8. Gowans S., Whitehead H., Arch J., Hooker S. et al. (2023) Population size and residency patterns of northern bottlenose whales (Hyperoodon ampullatus) using the Gully, Nova Scotia, J. Cetacean Res. Manage.

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).