| Nom scientifique | Tursiops aduncus Tursiops aduncus (Ehrenberg, 1833), le basionyme Delphinus aduncus Ehrenberg est parfois daté de 1832, d'où la graphie « (Ehrenberg, 1832 [1833]) » retenue par le Registre mondial des espèces marines. |
|---|---|
| Autres noms | Grand dauphin de l'océan Indien ; dauphin souffleur de l'Indo-Pacifique. En anglais : Indo-Pacific bottlenose dolphin, Indian Ocean bottlenose dolphin, spotted bottlenose dolphin. En afrikaans : Indiese Oseaan-stompneusdolfyn. |
| Taille | Adulte : environ 2,3 à 2,7 m (maximum voisin de 2,7 m). Nouveau-né : 0,84 à 1,1 m. |
| Poids | Jusqu'à environ 230 kg chez l'adulte ; 9 à 21 kg à la naissance. |
| Longévité | Plus de 40 ans, avec des individus documentés jusqu'à 49 ans ; temps de génération estimé à environ 21 ans. |
| Régime | Piscivore et teuthophage : poissons benthiques, récifaux et grégaires (environ 87 % des proies) et céphalopodes, surtout des calmars (environ 13 %), généralement de moins de 30 cm ; crustacés de façon accessoire. |
| Statut UICN | Quasi menacé (NT) au niveau mondial, réévaluation de 2019, publiée dans la mise à jour de la Liste rouge de décembre 2019, qui a remplacé le statut « Données insuffisantes » (DD) antérieur ; statut toujours en vigueur dans la version courante de la Liste rouge. Évaluations régionales : En danger (EN, critère B(1+2)ab(iii) D) à La Réunion sur la Liste rouge des espèces menacées en France, statut jugé équivalent à Mayotte ; en Afrique du Sud (évaluation régionale de 2016), Vulnérable (VU C2a(ii)) pour la sous-population Ifafa–Kosi Bay, Quasi menacé (NT B2ab(iii,v)) pour la sous-population Ifafa–False Bay et Données insuffisantes pour la sous-population saisonnière. L'espèce est inscrite à l'Annexe II de la CITES. Elle n'est pas présente en Méditerranée, où le grand dauphin est représenté par Tursiops truncatus. |
Le grand dauphin de l'Indo-Pacifique est un delphinidé strictement côtier des eaux chaudes de l'océan Indien et du Pacifique occidental. Longtemps confondu avec le grand dauphin commun, il n'est reconnu comme espèce à part entière que depuis la fin des années 1990 : il est plus petit, son rostre est proportionnellement plus long et son ventre se couvre de mouchetures grises avec l'âge. Classé Quasi menacé (NT) au niveau mondial depuis 2019, il vit en petites communautés résidentes très attachées à leurs baies et à leurs lagons, ce qui les rend vulnérables ; en France, il n'est présent qu'outre-mer, à Mayotte, à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie.
De silhouette robuste, mais un peu plus fine que celle du grand dauphin commun, le grand dauphin de l'Indo-Pacifique porte un rostre de taille moyenne nettement séparé du melon par un pli marqué, et une nageoire dorsale haute, légèrement falciforme, implantée sur une base large. La livrée est grise à gris foncé sur le dos, avec un flanc plus pâle et une face ventrale claire, parfois légèrement rosée. Le trait le plus caractéristique apparaît avec l'âge : de petites taches ou mouchetures sombres se développent sur le ventre et le bas des flancs des adultes, absentes chez le grand dauphin commun. La denture compte une vingtaine à une trentaine de dents coniques par demi-mâchoire, soit en général davantage que chez son cousin. Le dimorphisme sexuel est peu marqué.
Les adultes mesurent le plus souvent entre 2,3 et 2,7 m, la longueur maximale rapportée avoisinant 2,7 m, pour une masse pouvant atteindre environ 230 kg. Les nouveau-nés mesurent 0,84 à 1,1 m pour 9 à 21 kg. Les animaux de l'est de l'Australie, recensés par les autorités fédérales australiennes, présentent une taille adulte moyenne plus modeste, de l'ordre de 2,3 m : comme chez beaucoup de delphinidés côtiers, la taille varie sensiblement d'une région à l'autre.
La confusion la plus fréquente concerne le grand dauphin commun (Tursiops truncatus), plus grand, plus massif, au rostre proportionnellement plus court et au ventre non moucheté ; les deux espèces cohabitent d'ailleurs localement et forment parfois des groupes mixtes. Dans l'ouest de l'océan Indien, la confusion est également possible avec le dauphin à bosse de l'océan Indien (Sousa plumbea), reconnaissable à sa bosse dorsale et à son allure plus lourde. En Australie du Sud-Est, la « forme Burrunan », décrite en 2011 sous le nom de Tursiops australis, a longtemps été rapportée tantôt à T. aduncus tantôt à T. truncatus ; l'analyse ostéologique de Jedensjö et al. (2020) la place à l'intérieur de T. truncatus, et T. aduncus ne paraît pas atteindre le sud-est du continent, sa répartition australienne reconnue couvrant les côtes nord, est et ouest. La validité du taxon Burrunan reste débattue.
Ordre des Cetartiodactyla (cétacés), sous-ordre des odontocètes, famille des Delphinidae, sous-famille des Delphininae, genre Tursiops. L'espèce a été décrite par Ehrenberg à partir d'un spécimen de l'archipel des Dahlak, en mer Rouge, sa localité type. Jusqu'en 1998, tous les grands dauphins étaient rassemblés dans une seule espèce, Tursiops truncatus ; les travaux morphologiques et génétiques de la fin des années 1990 ont conduit à reconnaître T. aduncus comme espèce distincte.
La taxonomie du genre reste instable. Les analyses phylogénomiques montrent une division profonde entre les lignées truncatus et aduncus, et une structuration marquée à l'intérieur même de T. aduncus : la forme côtière d'Afrique du Sud est aussi différenciée génétiquement de la forme asiatique qu'elle ne l'est de T. truncatus, ce qui a conduit certains auteurs à envisager au moins trois espèces dans le genre. L'Atlas des mammifères sauvages de France distingue ainsi deux unités phylogénétiques : l'une longeant les côtes africaines, d'Oman à l'Afrique du Sud, qui inclut les animaux de Mayotte et de La Réunion ; l'autre couvrant l'est de l'océan Indien et l'ouest du Pacifique, à laquelle se rattachent ceux de Nouvelle-Calédonie.
Le dauphin Burrunan (Tursiops australis), décrit en 2011, n'est pas reconnu comme espèce valide par le comité de taxonomie de la Society for Marine Mammalogy, qui ne le fait pas figurer dans sa liste et juge sa description originale problématique (comparaisons morphologiques limitées aux dauphins australiens, mesures largement chevauchantes, support phylogénétique faible). L'étude ostéologique de Jedensjö et al. (2020), portant sur 264 crânes de Tursiops dont les holotypes, place les spécimens attribués à T. australis à l'intérieur de T. truncatus, et non de T. aduncus. Le comité ne reconnaît par ailleurs aucune sous-espèce chez T. aduncus.
L'espèce occupe les eaux tempérées chaudes et tropicales de l'océan Indien et du Pacifique occidental. Sa répartition s'étend de l'Afrique du Sud (False Bay, Cap Agulhas) vers le nord le long de la côte est-africaine, jusqu'à la mer Rouge, au golfe Persique, à la mer d'Arabie et au golfe du Bengale, puis vers l'est à travers l'archipel indo-malais jusqu'au sud du Japon au nord-est, et jusqu'à l'Australie (côtes est, nord et ouest), aux îles Salomon et à la Nouvelle-Calédonie au sud-est. Elle inclut de nombreuses îles océaniques, comme Zanzibar et Madagascar.
C'est un dauphin résolument côtier : il fréquente les baies, estuaires, mangroves, herbiers, fonds meubles et récifs coralliens ou rocheux, généralement par moins de 50 à 100 m de fond. Le long des côtes sud-africaines, il se tient dans des eaux de 30 à 50 m au plus, à moins de 10 km du rivage, la majorité des animaux évoluant entre 500 m et 2 km de la côte. Il semble rechercher des températures de 20 à 30 °C.
En France, l'espèce est absente de métropole, ni Méditerranée, ni golfe de Gascogne, ni Manche, et sa présence est limitée à trois territoires ultramarins. À Mayotte, elle fréquente le lagon (978 km²) et le banc de l'Iris, où une population unique et panmictique d'environ 82 individus a été estimée. À La Réunion, elle occupe une bande côtière étroite d'environ 220 km², à moins de 1,5 km du rivage ; la population résidente compterait moins de 100 individus et apparaît génétiquement isolée des autres îles de l'océan Indien. En Nouvelle-Calédonie, elle est connue de l'ensemble des eaux lagonaires de la Grande Terre, ainsi qu'à Ouvéa et aux Chesterfield, avec au minimum six populations distinctes de 42 à 131 individus. Une étude de photo-identification menée de 1997 à 2019 dans le sud du territoire a recensé 338 individus répartis en trois communautés faiblement connectées (lagon sud-ouest, lagon sud, île des Pins), à traiter comme des unités de gestion indépendantes. L'espèce n'a jamais été observée dans les îles Éparses.
Le régime alimentaire est dominé par les poissons, de l'ordre de 87 % des proies identifiées, complétés par des céphalopodes, principalement des calmars (environ 13 %), et accessoirement des crustacés. Les proies, généralement inférieures à 30 cm, associent poissons benthiques, récifaux et bancs pélagiques ; une étude a recensé une cinquantaine d'espèces de poissons osseux et trois espèces de calmars. À Mayotte, les isotopes stables indiquent une alimentation composée de poissons de haut niveau trophique, comme la carangue bleue et l'aiguille crocodile. En Nouvelle-Calédonie, l'analyse du contenu stomacal d'un animal échoué a livré huit espèces de poissons, majoritairement lagonaires.
L'espèce est célèbre pour le « sponging », observé à Shark Bay (Australie-Occidentale) : quelques pour cent de la population portent une éponge conique sur le rostre pour sonder les fonds meubles et débusquer des poissons camouflés, tout en protégeant leur museau de l'abrasion. Cette technique se transmet presque exclusivement de mère à fille au sein d'une même lignée maternelle : c'est le premier cas documenté de culture matérielle chez un mammifère marin. Des dauphins de mer Rouge ont par ailleurs été observés se frottant à des coraux et à des éponges dont les métabolites possèdent des propriétés antibactériennes.
La vie sociale suit un modèle de fission-fusion : les groupes, dont la composition change en quelques jours voire quelques heures, comptent typiquement 5 à 15 individus, avec des moyennes de 8 à La Réunion, 6,5 à Mayotte et 5 en Nouvelle-Calédonie ; des rassemblements de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d'animaux sont possibles ailleurs. Les femelles entretiennent des réseaux d'affinités durables et les mâles adultes forment des alliances stables à des fins reproductives. La communication repose sur l'écholocation, des sifflements signature propres à chaque individu et des contacts tactiles. Les plongées atteignent une centaine de mètres et une vingtaine de minutes.
La maturité sexuelle survient vers 7 à 12 ans chez les femelles et 11 à 15 ans chez les mâles selon les régions. Après une gestation d'environ 12 mois, la femelle met bas un unique petit ; la lactation se prolonge sur près de trois ans et le sevrage intervient entre 1,5 et 3,5 ans, le jeune pouvant rester auprès de sa mère jusqu'à cinq ans. L'intervalle entre deux naissances est de 3 à 6 ans. Aucune saison de reproduction nette n'a été mise en évidence à La Réunion, à Mayotte ou en Nouvelle-Calédonie, alors que des pics printaniers ou estivaux existent ailleurs. La longévité dépasse 40 ans, avec des individus documentés jusqu'à 49 ans, et le temps de génération est estimé à environ 21 ans. Les prédateurs naturels sont surtout de grands requins (blanc, tigre, bouledogue) et l'orque.
Après avoir été longtemps classée « Données insuffisantes » (DD), l'espèce a été réévaluée en 2019 et figure depuis en catégorie Quasi menacé (NT) sur la Liste rouge mondiale de l'UICN, changement publié dans la mise à jour de décembre 2019 et toujours en vigueur. Il n'existe pas d'estimation d'abondance globale : l'espèce se présente comme une mosaïque de petites populations résidentes plus ou moins isolées.
Les captures accidentelles constituent la menace dominante sur l'ensemble de l'aire de répartition, l'espèce étant côtière et donc en contact permanent avec les pêcheries. En Afrique du Sud, les filets à grandes mailles installés pour protéger les baigneurs des requins ont tué en moyenne 37 dauphins par an entre 1980 et 2005 (extrêmes 14 à 62) ; les prises annuelles sont passées de 45 ± 14 dans les années 1990 à 27 ± 7 dans les années 2000, à la faveur du retrait de filets et de leur remplacement partiel par des lignes appâtées. Dans les mers d'Arafura et de Timor, environ 8 400 individus auraient été capturés accidentellement par les filets maillants taïwanais entre 1974 et 1986. S'y ajoutent la pollution chimique, les taux de PCB et de DDT restent élevés, et près de 80 % de la charge toxique d'une femelle est transférée à son premier petit par la lactation, la dégradation des habitats côtiers, la concurrence avec la pêche, le bruit sous-marin, les captures directes (rabattages dans certains pays, prélèvements pour la captivité, notamment aux îles Salomon) et le dérangement lié au tourisme.
Les évaluations régionales sont plus alarmantes que le statut mondial. En Afrique du Sud, l'évaluation de 2016 classe la sous-population Ifafa–Kosi Bay Vulnérable (VU, critère C2a(ii)), la sous-population Ifafa–False Bay Quasi menacée (NT, B2ab(iii,v)) et la sous-population saisonnière en Données insuffisantes, avec une tendance déclinante liée aux filets anti-requins. En France, la Liste rouge régionale classe l'espèce En danger (EN, critère B(1+2)ab(iii) D) à La Réunion, statut jugé équivalent à Mayotte, en raison d'effectifs très réduits et d'un habitat exclusivement côtier soumis à des pressions croissantes : aménagements littoraux, exploitations minières, travaux sous-marins, pollutions terrigènes et sonores. Des blessures liées à des palangres de fond ont été documentées à Mayotte, où des mycoses cutanées pourraient être liées à la dégradation du milieu. En Nouvelle-Calédonie, près de 39 % des individus photo-identifiés dans le sud portent des blessures, dont une part attribuable aux hélices de bateaux.
L'espèce figure à l'Annexe II de la CITES. En France, elle est protégée : capture, destruction, perturbation intentionnelle et dégradation de son habitat sont interdites. Un plan de conservation a été élaboré à La Réunion. Sa faible productivité, maturité tardive, un seul petit par portée, longs intervalles entre naissances, rend toute reconstitution des effectifs très lente.
En France, l'observation n'est possible qu'outre-mer. Le lagon de Mayotte, la bande côtière ouest de La Réunion et les lagons de Nouvelle-Calédonie offrent des rencontres possibles toute l'année, sans saisonnalité marquée, puisqu'il s'agit de populations résidentes. On repère l'espèce à ses petits groupes de cinq à une dizaine d'animaux évoluant près du rivage, souvent par faible profondeur, au-dessus des herbiers, des patates de corail ou des fonds sableux. À l'inverse du grand dauphin commun, il est réputé plus discret et plus difficile à approcher.
Le premier réflexe d'identification consiste à vérifier la taille, la longueur du rostre et, chez les adultes, la présence de mouchetures ventrales ; à Mayotte et à La Réunion, il faut aussi le distinguer du dauphin à bosse de l'océan Indien, plus lourd et bossu.
Ces populations étant minuscules et sédentaires, la pression d'observation n'est pas anodine : le whale-watching ciblant l'espèce est explicitement identifié comme un facteur de dérangement susceptible de modifier son comportement, sa répartition et son abondance. La bonne pratique consiste à laisser l'initiative aux animaux, à ne jamais couper la route d'un groupe ni le poursuivre, à réduire la vitesse et à couper si possible le moteur, à limiter la durée d'approche et le nombre d'embarcations, et à renoncer à la mise à l'eau. Les groupes comportant des nouveau-nés doivent être évités. Les aires marines protégées, notamment le parc naturel marin de Mayotte, diffusent des consignes locales qu'il convient de suivre ; en Nouvelle-Calédonie, la limitation de la vitesse des navires dans les habitats fréquentés figure parmi les mesures de gestion recommandées. Signaler ses observations aux réseaux locaux de suivi contribue utilement à la connaissance de ces populations.
Il est plus petit (environ 2,3 à 2,7 m contre plus de 3 m fréquemment chez Tursiops truncatus) et un peu plus fin, son rostre est proportionnellement plus long, sa nageoire dorsale a une base plus large, et surtout les adultes développent avec l'âge de petites taches sombres sur le ventre et le bas des flancs, absentes chez le grand dauphin commun. Il compte aussi un peu plus de dents par demi-mâchoire. Les deux espèces peuvent cohabiter et former des groupes mixtes.
Oui, mais uniquement outre-mer. Il est absent de France métropolitaine (Méditerranée, golfe de Gascogne, Manche). On l'observe dans le lagon de Mayotte et au banc de l'Iris, dans une étroite bande côtière de La Réunion, et dans les eaux lagonaires de Nouvelle-Calédonie, y compris à Ouvéa et aux Chesterfield. Il n'a jamais été signalé dans les îles Éparses.
Il est classé Quasi menacé (NT) sur la Liste rouge mondiale de l'UICN depuis la réévaluation de 2019, qui a mis fin à un long classement en « Données insuffisantes ». Les évaluations locales sont plus sévères : En danger à La Réunion et à Mayotte, Vulnérable pour une des sous-populations sud-africaines. Les captures accidentelles dans les engins de pêche, y compris les filets anti-requins, constituent la menace principale.
Non. Décrit en 2011 sous le nom de Tursiops australis à partir d'animaux du sud-est de l'Australie, ce taxon n'est pas reconnu comme espèce valide par le comité de taxonomie de la Society for Marine Mammalogy, qui juge sa description originale problématique. L'étude ostéologique de Jedensjö et al. (2020), fondée sur 264 crânes de Tursiops, place les spécimens attribués à T. australis à l'intérieur de T. truncatus, et non de T. aduncus. Le comité ne reconnaît d'ailleurs aucune sous-espèce chez T. aduncus, dont la répartition australienne couvre les côtes nord, est et ouest, mais pas le sud-est du continent.
Oui. À Shark Bay, en Australie-Occidentale, une petite fraction de la population pratique le « sponging » : les dauphins coiffent leur rostre d'une éponge conique pour fouiller les fonds meubles sans s'abîmer le museau et débusquer des poissons enfouis. Cette technique se transmet presque exclusivement de la mère à ses filles, et constitue le premier exemple documenté de culture matérielle chez un mammifère marin.
La longévité dépasse 40 ans, des individus de 49 ans ayant été documentés. C'est une espèce des petits fonds, généralement au-dessus de moins de 50 à 100 m d'eau, mais capable de plonger jusqu'à une centaine de mètres et de rester une vingtaine de minutes en apnée.
Ce n'est pas recommandé, et cela peut être illégal. L'espèce est protégée en France : capture, destruction et perturbation intentionnelle sont interdites. Les populations ultramarines comptent quelques dizaines à quelques centaines d'individus seulement, et le tourisme d'observation est identifié comme une pression capable de modifier leur comportement, leur répartition et leur abondance. Mieux vaut observer depuis l'embarcation, à distance, sans poursuivre les animaux ni approcher les groupes avec nouveau-nés.
Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.
D'après les données ouvertes du GBIF, 1 985 observations géolocalisées de Tursiops aduncus sont recensées dans notre index photographique.
| Pays | Observations |
|---|---|
| Australia | 1 291 |
| South Africa | 177 |
| Egypt | 106 |
| Korea, Republic of | 78 |
| Tanzania, United Republic of | 41 |
| Kenya | 38 |
| Indonesia | 27 |
| Maldives | 23 |
| Mozambique | 21 |
| Réunion | 20 |

Répartition mensuelle de 1 991 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en juillet.
| Mois | Observations |
|---|---|
| janvier | 157 |
| février | 117 |
| mars | 166 |
| avril | 155 |
| mai | 146 |
| juin | 173 |
| juillet | 241 |
| août | 184 |
| septembre | 138 |
| octobre | 156 |
| novembre | 202 |
| décembre | 156 |
Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.












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Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).
