Dauphin à bosse de l’océan Indien (Sousa plumbea)

Carte d’identité
Nom scientifique Sousa plumbea (G. Cuvier, 1829)
Autres noms Sousa plumbé, dauphin à bosse indien ; en anglais : Indian Ocean humpback dolphin. À ne pas confondre avec le « dauphin à bosse de l'Indo-Pacifique », nom qui désigne aujourd'hui l'espèce voisine Sousa chinensis, ni avec le dauphin à bosse de l'Atlantique (Sousa teuszii) ou le dauphin à bosse d'Australie (Sousa sahulensis).
Taille 2,0 à 2,8 m en moyenne ; des individus dépassant 3 m ont été signalés en mer d'Arabie et sur les côtes indiennes. Longueur à la naissance estimée à environ 105-112 cm.
Poids Environ 150 à 280 kg selon les sources et les régions, les mâles étant en moyenne plus grands et plus lourds que les femelles.
Longévité Les analyses de couches de croissance dentaire situent la longévité de l'espèce autour de 40 ans, valeur la plus élevée généralement citée pour le genre Sousa. L'étude la plus récente (Plön et al., Marine Mammal Science, 2026), portant sur 119 individus (74 mâles et 45 femelles) capturés dans les filets anti-requins du KwaZulu-Natal sur quarante ans, ne fixe pas d'âge maximal mais précise le calendrier de croissance : la maturité physique est atteinte vers 24 ans et 268 cm chez les mâles, vers 13 ans et 246 cm chez les femelles, alors que la maturité sexuelle survient bien plus tôt (7,5 ans chez les mâles, 8 ans chez les femelles). La durée de génération retenue pour l'évaluation du risque d'extinction est d'environ 25 ans, trois générations correspondant à 75 ans.
Régime Poissons côtiers et estuariens (sciaenidés, mulets, sardines, maquereaux, castagnoles), complétés par des céphalopodes et des crustacés.
Statut UICN En danger (EN), critère A4cd, évaluation Braulik et al. 2017, statut maintenu dans la version 2025-2 de la Liste rouge ; tendance de population en diminution. Aucune sous-population n'est évaluée séparément, mais plusieurs noyaux locaux (Menai Bay à Zanzibar, Mayotte) réunissent à l'échelle régionale les critères des catégories les plus alarmantes.

En bref

Le dauphin à bosse de l'océan Indien (Sousa plumbea) est un delphinidé côtier gris ardoise, immédiatement reconnaissable à l'épaississement graisseux allongé, la « bosse », qui porte son petit aileron triangulaire. Strictement inféodé à la frange littorale peu profonde, de la pointe de l'Afrique du Sud jusqu'à l'Inde et au golfe Persique, il partage son habitat avec les activités humaines les plus intenses : pêche au filet, ports, dragages, urbanisation du rivage. L'UICN le classe « En danger » et la plupart des noyaux connus ne comptent que quelques dizaines à quelques centaines d'animaux, la seule population de taille appréciable documentée à ce jour se trouvant dans le sud du golfe Persique ; en France, il n'est documenté qu'à Mayotte, où il ne subsisterait plus qu'un seul individu.

Identification

C'est un dauphin robuste et trapu, de 2,0 à 2,8 m pour 150 à 280 kg, doté d'un rostre long et étroit nettement séparé du melon. Sa signature morphologique est la bosse dorsale : un bourrelet de tissu adipeux et conjonctif, étiré sur le dos, au sommet duquel se dresse un aileron court, large à la base et de profil triangulaire, presque en forme de crochet. Cette bosse est plus développée chez S. plumbea que chez les dauphins à bosse indo-pacifique et australien. Le pédoncule caudal porte en outre des quilles marquées, en haut comme en bas. Les mâchoires comptent de l'ordre de 29 à 38 paires de dents coniques, un caractère utilisé pour identifier les animaux échoués.

La coloration justifie le nom d'espèce : plumbea signifie « de plomb ». Le corps est gris ardoise uniforme, plus clair sur la face ventrale ; certains adultes présentent des mouchetures blanchâtres et, plus rarement, des reflets rosés. Les jeunes sont d'un gris plus pâle et plus homogène, le contraste dos/ventre s'accentuant avec l'âge. En mer, l'espèce se trahit par une remontée caractéristique : le rostre perce la surface le premier, selon un angle de 30 à 45 degrés, avant que le dos et la bosse n'apparaissent en roulant lentement. Les sauts sont rares et l'animal se montre généralement discret, voire fuyant devant les embarcations.

Deux confusions sont fréquentes. La première concerne le grand dauphin de l'Indo-Pacifique (Tursiops aduncus), qui fréquente exactement les mêmes baies : il est dépourvu de bosse, son aileron est haut et nettement falciforme, son rostre plus court et son comportement bien plus démonstratif. La seconde concerne le dauphin à bosse de l'Indo-Pacifique (Sousa chinensis), dont l'aire commence vers le golfe du Bengale : sa bosse est beaucoup moins marquée, son aileron proportionnellement plus grand, et les adultes de plusieurs populations deviennent très clairs, presque blancs ou rosés, ce qui n'arrive jamais chez S. plumbea.

Taxonomie

Sousa plumbea appartient à la famille des Delphinidae et au genre Sousa Gray, 1866, qui regroupe les dauphins à bosse. L'espèce a été décrite par Georges Cuvier en 1829 sous le nom de Delphinus plumbeus ; la combinaison valide est aujourd'hui Sousa plumbea (G. Cuvier, 1829). Plusieurs noms plus tardifs sont considérés comme synonymes, notamment Sotalia lentiginosa, Sotalia fergusoni et Steno plumbeus.

Pendant la majeure partie du XXe siècle, les dauphins à bosse de l'océan Indien occidental ont été traités comme une simple forme géographique, ou une sous-espèce, de Sousa chinensis. La révision taxinomique publiée par Jefferson et Rosenbaum en 2014 dans Marine Mammal Science (volume 30, pages 1494-1541) a changé cette lecture : en croisant morphologie du squelette, morphologie externe, coloration, génétique moléculaire et biogéographie, elle reconnaît quatre espèces distinctes dans le genre, S. teuszii dans l'Atlantique africain, S. plumbea dans l'océan Indien occidental, S. chinensis du golfe du Bengale à l'Asie du Sud-Est, et S. sahulensis, décrite à cette occasion pour les eaux australiennes et le sud de la Nouvelle-Guinée. La reconnaissance récente de S. plumbea explique en partie le retard accumulé dans sa protection et l'usage encore courant, dans la littérature ancienne, de la dénomination « Sousa chinensis » pour des animaux de l'océan Indien.

Répartition et habitat

L'espèce occupe une bande littorale continue mais fragmentée qui suit le pourtour occidental et septentrional de l'océan Indien, sur environ 23 États côtiers. Elle s'étend depuis le sud de l'Afrique du Sud (Cap-Occidental et Cap-Oriental) vers le nord le long du Mozambique, de la Tanzanie, où les îles d'Unguja et de Pemba abritent des noyaux bien étudiés, du Kenya et de la Somalie, puis dans la mer Rouge (Soudan, Érythrée, Djibouti, Égypte), le golfe d'Aden, le Yémen et Oman, avant de pénétrer dans le golfe Persique (Iran, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït, Irak, Arabie saoudite) et de se prolonger jusqu'au Pakistan, à l'Inde, côte occidentale principalement, mais aussi golfe de Mannar et détroit de Palk sur la façade orientale, et à Sri Lanka, la limite orientale de l'aire se situant dans le sud du golfe du Bengale, vers le Bangladesh, où l'espèce cède la place à Sousa chinensis. Madagascar accueille également l'espèce, notamment autour de Nosy Be et de la presqu'île d'Ampasindava.

C'est une espèce obligatoirement côtière : elle fréquente des eaux de moins de 20 à 25 m de profondeur, le plus souvent à moins de deux kilomètres du rivage, et privilégie les baies abritées, les estuaires et embouchures de fleuves, les lagons, les mangroves, les récifs coralliens et les côtes rocheuses. Les déplacements de grande ampleur sont limités, les animaux exploitant des domaines vitaux linéaires le long de la côte.

En France, la présence de S. plumbea est documentée à Mayotte, dans le lagon et ses abords. L'Office français de la biodiversité indique qu'il s'agit très probablement de la seule espèce du genre Sousa présente dans les espaces maritimes français, les observations rapportées à La Réunion avant 2015 étant aujourd'hui remises en question. L'espèce est absente de la Méditerranée française, du golfe de Gascogne et de la Manche. La situation mahoraise est critique : le réseau d'échouage local (REMMAT) a alerté sur l'état sanitaire d'un individu qui pourrait être le dernier de l'île, alors que trois animaux y étaient encore recensés en 2004 ; cet animal porte depuis plusieurs mois une lésion importante du pédoncule caudal droit, possiblement liée à une affection cutanée de type lobomycose déjà observée chez des grands dauphins de l'Indo-Pacifique du lagon.

Biologie et écologie

Le régime alimentaire est dominé par les poissons côtiers et estuariens : sciaenidés, mulets, sardines, maquereaux et castagnoles figurent parmi les proies régulièrement citées, complétées par des céphalopodes et des crustacés. La chasse se déroule près du fond, dans des eaux très peu profondes, souvent en petits groupes coordonnés ; les animaux suivent parfois les embarcations de pêche et interagissent avec les engins, ce qui peut occasionner des pertes pour les pêcheurs et accroître le risque de capture accidentelle. L'écholocation est adaptée à ce milieu encombré : à Zanzibar, les clics de S. plumbea présentent une fréquence de pic médiane d'environ 97 kHz, contre 73 kHz chez le grand dauphin de l'Indo-Pacifique sympatrique, des fréquences plus élevées, mieux résolues à courte portée, cohérentes avec un habitat côtier turbide.

La vie sociale repose sur des groupes de petite taille, généralement inférieurs à une dizaine d'individus, avec une organisation de type fission-fusion et une forte variabilité saisonnière ; des rassemblements de plusieurs dizaines, exceptionnellement d'une centaine d'animaux, ont été rapportés. Les associations avec le grand dauphin de l'Indo-Pacifique sont fréquentes. Les plongées sont courtes, l'espèce évoluant rarement au-delà de vingt mètres de fond.

La reproduction est lente, ce qui limite fortement les capacités de récupération des populations. La gestation dure de 10 à 12 mois et la lactation peut se prolonger au-delà de deux ans. En Afrique du Sud, la maturité sexuelle est atteinte vers 7,5 ans et 210 cm chez les mâles, vers 8 ans et 220 cm chez les femelles ; la maturité physique n'intervient que bien plus tard, vers 24 ans et 268 cm chez les mâles et vers 13 ans et 246 cm chez les femelles. Les travaux anciens estimaient l'intervalle entre deux naissances à environ trois ans ; l'analyse la plus récente d'animaux capturés accidentellement au KwaZulu-Natal, fondée sur un taux d'ovulation de 0,2 par an, conclut plutôt à un intervalle voisin de cinq ans. Une femelle ne produit donc, au mieux, que quelques petits au cours de sa vie.

Statut et conservation

Sousa plumbea est classé « En danger » (EN) sur la Liste rouge de l'UICN, statut issu de l'évaluation conduite par Braulik et ses collègues en 2017 et maintenu dans la version 2025-2 de la Liste rouge. Les données ne permettent pas de quantifier finement la tendance, mais l'ampleur des menaces sur une part suffisante de l'aire de répartition conduit à inférer un déclin d'au moins 50 % sur trois générations, soit environ 75 ans (critère A4cd). La tendance globale est décroissante et de vastes portions de l'aire, mer Rouge, Somalie, Pakistan, une grande partie des côtes indiennes, restent dépourvues de toute estimation d'abondance.

Là où des comptages existent, les effectifs sont presque partout faibles. La population sud-africaine est estimée à moins de 500 individus. À Menai Bay, au sud de Zanzibar, l'abondance est passée de 63 animaux en 2002 à 19 individus non-veaux en 2015, soit une baisse de 63 % en treize ans, avec un risque très élevé d'extinction locale ; au Kenya, moins de 200 individus subsisteraient. À Mayotte, un seul animal serait encore présent. La seule population de taille appréciable documentée à ce jour se trouve dans le sud du golfe Persique : le suivi par photo-identification mené en 2014-2015 le long des côtes de l'émirat d'Abou Dhabi a estimé 701 individus (intervalle de confiance à 95 % : 473-845), soit le plus grand effectif jamais rapporté pour l'espèce.

La première cause de mortalité est la capture accidentelle dans les filets maillants de fond, omniprésents sur les côtes de l'aire de répartition. S'y ajoutent les filets anti-requins de protection des baignades du KwaZulu-Natal, qui ont tué 203 dauphins à bosse entre 1980 et 2009, la destruction et l'artificialisation des habitats côtiers (dragages, poldérisation, construction portuaire, tirs de mine), la pollution chimique, des organochlorés sont retrouvés à des concentrations élevées chez les animaux échoués, la pollution sonore, le trafic maritime et les collisions, le dérangement par un tourisme d'observation non encadré, et, dans plusieurs pays, la capture directe pour la consommation ou l'appât. La mortalité des jeunes est élevée.

Sur le plan réglementaire, le genre Sousa est inscrit à l'Annexe I de la CITES, qui interdit le commerce international à des fins commerciales, et l'espèce relève de l'Annexe II de la Convention sur les espèces migratrices. En France, les mammifères marins bénéficient d'une protection stricte, applicable à Mayotte. En 2024, la création du réseau HuDoNet, qui réunit 72 scientifiques de 17 pays de l'océan Indien occidental et de la mer d'Arabie, a permis d'engager un plan d'action coordonné à l'échelle de toute l'aire de répartition, structuré autour de la recherche biologique, des menaces, des politiques publiques et de l'engagement des communautés côtières.

Observer cette espèce

Le dauphin à bosse de l'océan Indien compte parmi les delphinidés les plus difficiles à observer : il est discret, saute rarement, souffle peu visiblement et s'éloigne souvent des bateaux. Il se rencontre presque toujours très près du rivage, parfois dans la barre déferlante, ce qui permet de le repérer depuis la côte, une falaise ou une plage. Les régions où les rencontres sont les plus régulières sont l'Afrique du Sud (baie d'Algoa, Plettenberg Bay, Mossel Bay, Richards Bay), le Mozambique (baie de Maputo, archipel de Bazaruto, Beira), Zanzibar, le sud du Kenya autour de Shimoni, la côte de la mer d'Arabie à Oman, les eaux côtières d'Abou Dhabi dans le golfe Persique, Madagascar autour de Nosy Be, ainsi que Goa et Kochi en Inde.

L'espèce étant En danger et les noyaux locaux très réduits, l'éthique d'observation prime sur la performance. Il convient de couper les gaz ou de réduire nettement l'allure à l'approche, de rester à bonne distance, de ne jamais poursuivre ni encercler un groupe, d'écourter les approches répétées et d'éviter absolument les groupes comportant des jeunes. La mise à l'eau est déconseillée : elle est particulièrement perturbante pour ces animaux. À Mayotte, l'approche des mammifères marins est encadrée par arrêté préfectoral et les infractions sont passibles d'amendes pouvant atteindre 750 euros ; le Parc naturel marin recommande notamment de ne plus approcher les mammifères marins après 14 heures, afin de leur ménager une période de quiétude. Photographier l'aileron dorsal et la bosse, en notant la date, l'heure, la position et le comportement, constitue une contribution utile : ces clichés alimentent les catalogues de photo-identification et, à Mayotte, le suivi du réseau d'échouage REMMAT.

Questions fréquentes

Le dauphin à bosse de l'océan Indien est-il présent en France ?

Oui, mais uniquement à Mayotte, dans l'océan Indien. L'Office français de la biodiversité considère que Sousa plumbea est très probablement la seule espèce de dauphin à bosse présente dans les espaces maritimes français, les observations signalées à La Réunion avant 2015 étant aujourd'hui remises en question. La situation y est critique : le réseau d'échouage mahorais a alerté sur l'état sanitaire d'un animal qui pourrait être le dernier de l'île, alors que trois individus y étaient encore recensés en 2004. L'espèce est absente de la Méditerranée, du golfe de Gascogne et de la Manche.

Pourquoi cette espèce a-t-elle une bosse sur le dos ?

La bosse est un épaississement de tissu graisseux et conjonctif situé sur le dos, à la base de l'aileron dorsal, qui donne à l'animal sa silhouette caractéristique. Elle est particulièrement développée chez Sousa plumbea, davantage que chez les dauphins à bosse indo-pacifique et australien, et constitue le critère de terrain le plus fiable pour distinguer l'espèce du grand dauphin de l'Indo-Pacifique, qui fréquente les mêmes baies mais en est totalement dépourvu.

Quel est son statut de conservation exact ?

Il est classé « En danger » (EN) sur la Liste rouge de l'UICN, statut issu de l'évaluation de 2017 et maintenu dans la version 2025-2 de la Liste rouge. Ce classement repose sur le critère A4cd, c'est-à-dire un déclin inféré d'au moins 50 % sur trois générations, soit environ 75 ans. L'espèce figure par ailleurs à l'Annexe I de la CITES et à l'Annexe II de la Convention sur les espèces migratrices.

Quelle est la principale menace qui pèse sur lui ?

La capture accidentelle dans les filets maillants de fond, très répandus sur l'ensemble de son aire de répartition côtière, est la première cause de mortalité identifiée. En Afrique du Sud s'y ajoutent les filets anti-requins de protection des baignades du KwaZulu-Natal, qui ont tué 203 dauphins à bosse entre 1980 et 2009. La dégradation des habitats littoraux, la pollution chimique et sonore et le trafic maritime aggravent le tableau.

Combien en reste-t-il ?

Il n'existe pas d'estimation mondiale et de vastes portions de l'aire n'ont jamais été inventoriées. Les chiffres régionaux disponibles sont presque tous faibles : moins de 500 individus en Afrique du Sud, moins de 200 au Kenya, 19 animaux non-veaux recensés à Menai Bay (Zanzibar) en 2015 contre 63 en 2002, et un seul animal à Mayotte. La grande exception est le sud du golfe Persique : une étude par photo-identification menée en 2014-2015 le long des côtes d'Abou Dhabi a estimé 701 dauphins (intervalle de confiance à 95 % : 473-845), soit la plus forte abondance rapportée pour l'espèce. Ces noyaux sont largement isolés les uns des autres, ce qui accroît le risque d'extinctions locales.

Combien de temps vit-il ?

Les analyses de couches de croissance dentaire situent la longévité autour de 40 ans, valeur la plus élevée généralement citée pour le genre Sousa. La croissance est lente : la maturité sexuelle est atteinte vers 7,5 ans chez les mâles et 8 ans chez les femelles, mais la maturité physique n'intervient que vers 24 ans chez les mâles et 13 ans chez les femelles. La durée de génération retenue par l'UICN est d'environ 25 ans.

Comment le différencier du dauphin à bosse de l'Indo-Pacifique ?

Les deux espèces ne se côtoient guère : Sousa plumbea occupe l'océan Indien occidental jusqu'à l'Inde, Sri Lanka et le sud du golfe du Bengale, tandis que Sousa chinensis prend le relais du golfe du Bengale à l'Asie du Sud-Est. Morphologiquement, S. plumbea possède une bosse dorsale nettement plus prononcée, un aileron proportionnellement plus petit et conserve une teinte gris plomb à l'âge adulte, alors que les adultes de plusieurs populations de S. chinensis deviennent très clairs, parfois blancs ou rosés. Les deux espèces ont été séparées par la révision taxinomique de 2014.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 425 observations géolocalisées de Sousa plumbea sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
India141
Oman89
South Africa67
Tanzania, United Republic of46
Mozambique28
Madagascar14
United Arab Emirates9
Iran (Islamic Republic of)9
Jordan7
Egypt4

Carte de répartition : Dauphin à bosse de l’océan Indien (Sousa plumbea)

Carte de répartition : Dauphin à bosse de l’océan Indien (Sousa plumbea), 425 observations géolocalisées issues du GBIF
425 observations géolocalisées de Sousa plumbea. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
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Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 427 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en février.

840janvier : 22janfévrier : 84févmars : 30maravril : 17avrmai : 19maijuin : 17juinjuillet : 23juilaoût : 22aoûtseptembre : 21sepoctobre : 64octnovembre : 66novdécembre : 42déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier22
février84
mars30
avril17
mai19
juin17
juillet23
août22
septembre21
octobre64
novembre66
décembre42

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Sousa plumbea
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Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Braulik G., Findlay K., Cerchio S., Baldwin R. et al. (2015) Assessment of the Conservation Status of the Indian Ocean Humpback Dolphin (Sousa plumbea) Using the IUCN Red List Criteria, Advances in Marine Biology
  2. Koper R., Karczmarski L., du Preez D., Plön S. et al. (2015) Sixteen years later: Occurrence, group size, and habitat use of humpback dolphins (Sousa plumbea) in Algoa Bay, South Africa, Marine Mammal Science
  3. Plön S., Cockcroft V., Froneman W. (2015) The Natural History and Conservation of Indian Ocean Humpback Dolphins (Sousa plumbea) in South African Waters, Advances in Marine Biology
  4. Keith M., Atkins S., Johnson A., Karczmarski L. et al. (2013) Area utilization patterns of humpback dolphins (Sousa plumbea) in Richards Bay, KwaZulu-Natal, South Africa, Journal of Ethology
  5. James B., Bester M., Penry G., Gennari E. et al. (2015) Abundance and degree of residency of humpback dolphinsSousa plumbeain Mossel Bay, South Africa, African Journal of Marine Science
  6. Kiani M., Van Waerebeek K. (2015) A Review of the Status of the Indian Ocean Humpback Dolphin (Sousa plumbea) in Pakistan, Advances in Marine Biology
  7. Hemami M., Ahmadi M., Sadegh-Saba M., Moosavi S. et al. (2018) Population estimate and distribution pattern of Indian Ocean humpback dolphin (Sousa plumbea) in an industrialised bay, northwestern Persian Gulf, Ecological Indicators
  8. Cerchio S., Andrianarivelo N., Andrianantenaina B. (2015) Ecology and Conservation Status of Indian Ocean Humpback Dolphins (Sousa plumbea) in Madagascar, Advances in Marine Biology

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).