Mésoplodon de Ramari (Mesoplodon eueu)

Carte d’identité
Nom scientifique Mesoplodon eueu Carroll, McGowen, McCarthy, Marx, Aguilar, Dalebout et al., 2021
Autres noms Baleine à bec de Ramari ; Ramari's beaked whale, Maori beaked whale (anglais) ; Zifio de Ramari (espagnol) ; Baleia-bicuda-de-Ramari, baleia-bicuda-maori (portugais) ; Ramari-Zweizahnwal (allemand) ; Mesoplodonte di Ramari (italien). Le spécimen type a reçu le nom de Nihongore de la part de Te Rūnanga o Makaawhio.
Taille Environ 5 m ; holotype femelle adulte de 5,06 m ; longueur maximale connue de l'ordre de 5,3 m
Poids Non documenté pour l'espèce ; les valeurs publiées pour des animaux de taille comparable du complexe mirus/eueu s'échelonnent entre environ 1 000 et 1 360 kg
Longévité Inconnue : aucune étude d'âge n'a été publiée pour cette espèce
Régime Céphalopodes et poissons mésopélagiques à bathypélagiques ; le contenu stomacal d'un individu échoué en Afrique du Sud renfermait des calmars du genre Teuthowenia et des restes de poissons non identifiés
Statut UICN Données insuffisantes (DD, Data Deficient), évaluation publiée en 2022 par Brownell et Pitman, la première depuis la reconnaissance de l'espèce. Aucune sous-population n'est évaluée séparément. Le statut DD est toujours en vigueur dans la version courante de la Liste rouge (2026-1).

En bref

Le mésoplodon de Ramari est une baleine à bec de taille moyenne, décrite seulement en 2021, qui fréquente les eaux tempérées de l'hémisphère sud. Longtemps confondue avec la baleine à bec de True (Mesoplodon mirus) de l'Atlantique nord, elle s'en est révélée génétiquement et morphologiquement distincte, les deux lignées ayant divergé au début du Pléistocène. Espèce profonde, discrète et connue presque exclusivement par des échouages, elle est classée « Données insuffisantes » par l'UICN.

Identification

Le mésoplodon de Ramari présente la silhouette typique du genre Mesoplodon : un corps fusiforme et assez trapu, s'effilant nettement vers la queue comme vers le rostre, un melon bombé et bien délimité, un bec plutôt droit et une ligne de bouche courte et rectiligne. La nageoire dorsale, petite et falciforme, est implantée aux deux tiers arrière du dos. Les adultes atteignent environ 5 m, l'holotype mesurant 5,06 m et la longueur maximale connue avoisinant 5,3 m, ce qui place l'espèce parmi les plus grands mésoplodons.

La coloration est globalement grise, avec une tache oculaire sombre. Une femelle échouée en Afrique du Sud montrait un dos blanchâtre s'étendant de la nageoire dorsale au pédoncule caudal, et plusieurs individus portent la marque blanchâtre du pédoncule ainsi que de nombreuses cicatrices circulaires laissées par les requins-cigares (Isistius), un trait commun à tous les mésoplodons. Comme chez ses congénères, seuls les mâles adultes portent une paire de grandes dents en défenses, ici implantées à l'extrémité même de la mandibule et sortant de la gencive ; les femelles et les jeunes n'ont aucune dent apparente. Le dimorphisme sexuel se lit aussi sur le crâne : les mâles ont une largeur bizygomatique supérieure (environ 359 mm contre 347 mm chez les femelles) et une ossification plus poussée du cartilage mésorostral.

Les confusions possibles sont nombreuses. Vue en mer, l'espèce n'est pas distinguable de façon fiable de la baleine à bec de True : les auteurs de la description soulignent que les apparences externes des deux espèces ne se séparent pas de manière constante, et l'identification repose sur le crâne ou la génétique. Par rapport à M. mirus, le mésoplodon de Ramari possède un rostre et une symphyse mandibulaire plus courts, une base rostrale plus large et des crêtes prémaxillaires ainsi que des fosses prémaxillaires plus développées. Dans son aire de répartition, il peut également être confondu avec les autres mésoplodons austraux, dont les mâles se distinguent surtout par la position et la forme de leurs défenses.

Taxonomie

Mesoplodon eueu appartient à la famille des baleines à bec, désignée sous le nom de Ziphiidae ou d'Hyperoodontidae selon les classifications, et à la sous-famille des Hyperoodontinae. Le genre Mesoplodon est le plus riche en espèces de tous les cétacés.

L'espèce a été formellement décrite en 2021 dans les Proceedings of the Royal Society B par une équipe internationale conduite par Emma Carroll, associant génomique et morphométrie. L'holotype, référencé NMNZ MM003000, est une femelle adulte gravide de 5,06 m recueillie le 27 novembre 2011 à Waiatoto Spit, dans le South Westland de l'île du Sud d'Aotearoa Nouvelle-Zélande (43°59′18″ S, 168°47′19″ E). Son squelette et celui de son fœtus sont conservés au Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, à Wellington, les échantillons de tissus étant déposés à la New Zealand Cetacean Tissue Archive d'Auckland. L'analyse morphométrique a porté sur 15 spécimens de l'Atlantique nord et 23 de l'hémisphère sud, incluant les deux holotypes.

Jusqu'à cette description, les animaux austraux étaient rattachés à M. mirus et considérés comme une population de l'océan Indien. Les mitogénomes calibrés dans le temps placent la divergence initiale entre les deux lignées autour de 2 millions d'années (intervalle de crédibilité à 95 % : 1,4–2,6 Ma), une réanalyse ultérieure proposant environ 2,6 Ma ; l'arrêt des flux de gènes est estimé entre 0,35 et 0,55 Ma.

L'épithète eueu vient du mot khwedam //eu//'eu, « gros poisson », choisi en concertation avec le Conseil khoïsan d'Afrique du Sud, plusieurs échouages provenant de territoires khoïsan. Le nom vernaculaire honore Ramari Stewart, spécialiste māori des cétacés ; « ramari » signifie par ailleurs « événement rare » en langue māorie.

Répartition et habitat

Le mésoplodon de Ramari occupe vraisemblablement l'ensemble des eaux tempérées de l'hémisphère sud, dans une bande de latitudes de l'ordre de 30 à 50° S qui correspond à un maximum de biodiversité des grands fonds. C'est une espèce océanique et profonde, associée aux talus continentaux et aux plaines abyssales plutôt qu'aux eaux côtières.

Les enregistrements génétiquement confirmés proviennent d'Afrique du Sud, d'Australie et d'Aotearoa Nouvelle-Zélande. D'autres signalements, tous n'ayant pas fait l'objet d'une confirmation moléculaire, concernent le Mozambique, les hauts-fonds Walters au sud de Madagascar, Tristan da Cunha et le sud-est du Brésil, où un mâle adulte s'est échoué vivant le 4 mai 2004 sur la côte nord de l'État de São Paulo, signalement alors publié comme le premier de l'Atlantique tropical occidental au sud de l'équateur. En 2024 a été publié le premier signalement pour l'Uruguay, portant sur une femelle adulte et un jeune vraisemblablement associé échoués dans le département de Canelones : il s'agit du premier cas documenté pour l'Atlantique sud-ouest tempéré, confirmé par morphométrie et par séquençage de l'ADN mitochondrial. Les spécimens de référence connus correspondent à des animaux échoués entre 1977 et 2018.

En France, l'espèce n'a fait l'objet d'aucun signalement confirmé, ni en métropole ni outre-mer. Sa répartition strictement australe l'exclut de la Méditerranée, du golfe de Gascogne et de la Manche. C'est l'espèce jumelle, la baleine à bec de True (Mesoplodon mirus), qui fréquente l'Atlantique nord tempéré, golfe de Gascogne compris : tout mésoplodon de ce type observé ou échoué sur les côtes françaises métropolitaines relève de M. mirus et non de M. eueu.

Biologie et écologie

Comme tous les mésoplodons, le mésoplodon de Ramari est un plongeur profond qui se nourrit par succion : en reculant la langue et en écartant les sillons gulaires, l'animal crée une dépression dans sa cavité buccale et aspire ses proies, une technique qui rend les dents inutiles à la capture. Le seul contenu stomacal publié, celui d'un individu sud-africain, comprenait des calmars du genre Teuthowenia et des restes de poissons non identifiés. Le régime demeure donc très mal connu, mais il s'inscrit dans le schéma général du genre, dominé par les céphalopodes et complété par des poissons de profondeur.

Les défenses des mâles ne servent pas à l'alimentation mais aux affrontements entre rivaux, comme en témoignent les longues cicatrices linéaires appariées portées par les adultes. Aucune donnée n'existe sur la taille des groupes, la structure sociale, la profondeur ou la durée des plongées propres à cette espèce ; par comparaison, les baleines à bec du complexe mirus/eueu sont décrites comme solitaires ou réunies en petits groupes de cinq à six individus, discrètes et farouches en surface.

La reproduction n'est documentée qu'indirectement. L'holotype était une femelle gravide portant un fœtus, et l'échouage uruguayen associait une femelle adulte à un jeune. La durée de gestation, la taille à la naissance, l'intervalle entre deux mises bas, l'âge à la maturité sexuelle et la longévité restent inconnus. Aucune observation en mer n'avait été rapportée au moment de la description de l'espèce, et les rencontres vivantes demeurent exceptionnelles : l'essentiel des connaissances provient des animaux échoués.

Statut et conservation

La Liste rouge de l'UICN classe Mesoplodon eueu en catégorie « Données insuffisantes » (DD), sur la base d'une évaluation publiée en 2022 par Brownell et Pitman, la première depuis la reconnaissance de l'espèce ; ce statut est toujours en vigueur dans la version courante de la Liste rouge (2026-1). Aucune estimation d'effectif ni tendance de population n'est disponible, et aucune sous-population n'est distinguée. À titre de comparaison, l'espèce jumelle de l'Atlantique nord, M. mirus, a été réévaluée en « Préoccupation mineure » (LC) la même année. Comme l'ensemble des cétacés, le mésoplodon de Ramari figure à l'annexe II de la CITES.

Les menaces documentées pour l'espèce en particulier sont inexistantes, faute de suivi, mais celles qui pèsent sur les baleines à bec en général s'appliquent. Le bruit sous-marin arrive en tête : les sonars militaires actifs de moyenne fréquence et les campagnes sismiques provoquent chez ces animaux des réponses comportementales marquées, susceptibles de les faire remonter trop vite et de déclencher des accidents de décompression, mécanisme associé à plusieurs échouages massifs de mésoplodons ailleurs dans le monde. Viennent ensuite les captures accidentelles dans les filets maillants dérivants et les palangres, ainsi que l'ingestion de débris plastiques, cause avérée de mortalité chez plusieurs ziphiidés. Pour une espèce dont l'abondance est inconnue, même un faible niveau de mortalité accidentelle peut avoir des effets non soutenables.

Observer cette espèce

Le mésoplodon de Ramari fait partie des cétacés les plus difficiles à observer au monde. Il vit au large, sur des fonds de plusieurs centaines à plusieurs milliers de mètres, passe très peu de temps en surface, ne saute que rarement et fuit les navires. Aucune zone d'observation fiable n'est identifiée, et aucune sortie commerciale ne cible cette espèce : les rencontres relèvent du hasard, lors de campagnes océanographiques ou de traversées hauturières dans les eaux tempérées australes, notamment au large de l'Afrique du Sud, du sud de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.

En pratique, la principale contribution possible reste le signalement des échouages. C'est par cette voie que l'espèce a été découverte, et chaque carcasse documentée, photographies de la tête et de la mâchoire, mesures, prélèvement de tissu pour analyse génétique, apporte une information irremplaçable. Un animal échoué ne doit être ni déplacé ni manipulé : il convient de prévenir le réseau national compétent et de tenir les personnes et les chiens à distance, un cadavre de cétacé pouvant présenter un risque sanitaire.

En mer, l'éthique impose de couper les gaz, de ne jamais couper la route d'un groupe ni de le poursuivre, et de s'éloigner à la moindre plongée prolongée : ces animaux sont particulièrement sensibles au dérangement acoustique.

Questions fréquentes

Pourquoi le mésoplodon de Ramari n'a-t-il été décrit qu'en 2021 ?

Parce qu'il était confondu avec la baleine à bec de True (Mesoplodon mirus) : les animaux austraux étaient considérés comme une simple population de l'océan Indien. Il a fallu combiner l'analyse des génomes mitochondriaux et une morphométrie crânienne portant sur 38 spécimens pour démontrer qu'il s'agissait de deux espèces distinctes, séparées depuis environ 2 millions d'années.

D'où viennent son nom scientifique et son nom vernaculaire ?

L'épithète eueu reprend le mot khwedam //eu//'eu, « gros poisson », proposé par le Conseil khoïsan d'Afrique du Sud, plusieurs échouages provenant de territoires khoïsan. Le nom commun honore Ramari Stewart, experte māorie des cétacés qui a participé aux travaux ; « ramari » signifie aussi « événement rare » en māori. Le spécimen type néo-zélandais a été nommé Nihongore.

Peut-on le rencontrer dans les eaux françaises ?

Non. Aucun signalement confirmé n'existe en France, ni en métropole ni outre-mer : l'espèce est propre aux eaux tempérées de l'hémisphère sud. Dans le golfe de Gascogne, c'est son espèce jumelle de l'Atlantique nord, la baleine à bec de True, qui est présente.

Comment distinguer un mésoplodon de Ramari d'une baleine à bec de True ?

Pas à vue : les auteurs de la description indiquent que les apparences externes des deux espèces ne se séparent pas de façon constante. La distinction repose sur le crâne, rostre et symphyse mandibulaire plus courts, base rostrale plus large, crêtes prémaxillaires plus développées chez M. eueu, ou sur l'analyse génétique. Dans la pratique, la localisation géographique constitue le premier indice, les deux espèces occupant des hémisphères différents.

Que mange-t-il et comment chasse-t-il ?

Il se nourrit en profondeur de céphalopodes et de poissons. Le seul estomac examiné, celui d'un individu sud-africain, contenait des calmars du genre Teuthowenia et des restes de poissons. Comme les autres mésoplodons, il aspire ses proies par succion en reculant la langue et en dilatant sa gorge ; ses dents, présentes uniquement chez les mâles, servent aux combats entre rivaux et non à l'alimentation.

Quel est son statut de conservation et qu'est-ce qui le menace ?

Il est classé « Données insuffisantes » (DD) par l'UICN depuis l'évaluation de 2022, statut toujours en vigueur dans la version courante de la Liste rouge (2026-1) : aucune estimation d'effectif ni tendance n'est disponible. Les menaces identifiées pour les baleines à bec en général sont le bruit sous-marin (sonars militaires, campagnes sismiques), les captures accidentelles dans les engins de pêche et l'ingestion de débris plastiques.

A-t-il déjà été signalé dans l'Atlantique sud-ouest ?

Oui, à deux reprises au moins. Un mâle adulte s'est échoué vivant le 4 mai 2004 sur la côte nord de l'État de São Paulo, dans le sud-est du Brésil : ce cas a été publié comme le premier signalement de l'Atlantique tropical occidental au sud de l'équateur. En 2024, une femelle adulte et un jeune échoués dans le département de Canelones ont fourni le premier signalement pour l'Uruguay et le premier cas documenté pour l'Atlantique sud-ouest tempéré, confirmé par morphométrie et par séquençage de l'ADN mitochondrial.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 7 observations géolocalisées de Mesoplodon eueu sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
South Africa4
Argentina2

Carte de répartition : Mésoplodon de Ramari (Mesoplodon eueu)

Carte de répartition : Mésoplodon de Ramari (Mesoplodon eueu), 7 observations géolocalisées issues du GBIF
7 observations géolocalisées de Mesoplodon eueu. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
🗺️ Ouvrir la carte interactivePour zoomer et parcourir. Elle utilise les fonds OpenStreetMap/CARTO et les densités d'occurrences GBIF : aucune donnée n'est envoyée à ces services avant votre clic.

Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 7 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en janvier.

30janvier : 3janfévrier : 0févmars : 1maravril : 0avrmai : 0maijuin : 0juinjuillet : 0juilaoût : 1aoûtseptembre : 0sepoctobre : 0octnovembre : 1novdécembre : 1déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier3
février0
mars1
avril0
mai0
juin0
juillet0
août1
septembre0
octobre0
novembre1
décembre1

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Mesoplodon eueu
© Celina Emilia Iratchet, CC0, 2025
Mesoplodon eueu
© Celina Emilia Iratchet, CC0, 2025
Mesoplodon eueu
© Bruno Silva, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon eueu
© bjoern1982, CC BY-NC, 2024
Mesoplodon eueu
© Justin Ponder, CC BY, 2018
Mesoplodon eueu
© Tersia, CC BY-NC, 2016
Mesoplodon eueu
© Wendy, CC BY-NC, 2016

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Pitman R. (2018) Mesoplodon Beaked Whales, Encyclopedia of Marine Mammals
  2. Loughlin T., Perez M. (1985) Mesoplodon stejnegeri, Mammalian Species
  3. Turner W. (1909) XLI.—The Skeleton of a Sowerby's Whale (Mesoplodon bidens) stranded at St Andrews, and the Morphology of the Manus in Mesoplodon, Hyperoodon and the Delphinidæ, Proceedings of the Royal Society of Edinburgh
  4. Einfeldt A., Paterson I., Feyrer L. (2019) Complete mitochondrial genomes and phylogeny of two rare whale species: True’s (Mesoplodon mirus: True 1913) and Sowerby’s (Mesoplodon bidens: Sowerby 1804) beaked whales, Mitochondrial DNA Part B
  5. Valdivia M., Frones L., Rossini E., Laporta P. et al. (2024) First record of Ramari's beaked whale Mesoplodon eueu (Cetacea: Ziphiidae) for Uruguay, Journal of the Marine Biological Association of the United Kingdom
  6. de Boer M., van den Bergh M., Pool M., Willems T. et al. (2023) First records of Mesoplodon europaeus (Gervais, 1855), Gervais’ Beaked Whale (Cetacea, Ziphiidae, Mesoplodon), and other beaked whales in Suriname, South America, Check List
  7. ROBINEAU D. (1973) SUR DEUX ROSTRES DE MESOPLODON (CETACEA, HYPEROODONTIDAE), Mammalia
  8. (2022) Mesoplodon eueu: Brownell Jr., R.L. & Pitman, R.L., IUCN Red List of Threatened Species

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).