Marsouin aptère à dos étroit (Neophocaena asiaeorientalis)

Carte d’identité
Nom scientifique Neophocaena asiaeorientalis (Pilleri & Gihr, 1972)
Autres noms Marsouin aptère à crête étroite ; marsouin du Yangtsé (pour la sous-espèce dulcicole N. a. asiaeorientalis, surnommée « ange souriant » en Chine) ; sunameri (japonais), sanggwaengi (coréen) ; anglais : narrow-ridged finless porpoise, East Asian finless porpoise (sous-espèce marine)
Taille 1,5 à 1,8 m couramment ; maximum documenté d'environ 2,3 m. Nouveau-né : 75 à 85 cm
Poids 30 à 45 kg le plus souvent ; jusqu'à environ 70 kg pour les plus grands individus
Longévité Le plus souvent moins de 20 ans dans la nature (âge maximal de 19 ans sur un échantillon de 116 individus en mer Jaune) ; un maximum de 33 ans est rapporté en captivité. Durée de génération retenue par l'UICN : 16 à 17 ans
Régime Petits poissons démersaux, céphalopodes (calmars, seiches) et crustacés (crevettes) ; régime opportuniste variant selon les saisons
Statut UICN En danger (EN), critères A2bcde+3bcde+4bcde, évaluation datée du 15 août 2017 ; tendance de population en déclin. La sous-espèce dulcicole du Yangtsé (Neophocaena asiaeorientalis ssp. asiaeorientalis) est évaluée séparément En danger critique (CR, critères A3b+4b), évaluation de 2012 publiée en 2013. L'espèce sœur Neophocaena phocaenoides est classée Vulnérable (VU)

En bref

Le marsouin aptère à dos étroit est le seul petit cétacé côtier d'Asie orientale totalement dépourvu de nageoire dorsale : une simple crête garnie de tubercules court le long de son dos. Long de 1,5 à 1,8 m, il fréquente les eaux côtières peu profondes de Chine, de Corée et du Japon, tandis qu'une de ses deux sous-espèces vit exclusivement en eau douce dans le Yangtsé. Classé En danger par l'UICN depuis 2017, il subit d'importantes captures accidentelles dans les filets.

Identification

Petit odontocète trapu, le marsouin aptère à dos étroit mesure le plus souvent 1,5 à 1,8 m pour 30 à 45 kg, les plus grands individus atteignant environ 2,3 m et une masse voisine de 70 kg. Sa robe est d'un gris uniforme, parfois éclairci autour de la bouche et de la région génitale ; les nouveau-nés naissent plus sombres, presque noirs, et s'éclaircissent en quatre à six mois. La tête est arrondie, le front abrupt et le bec totalement absent, ce qui donne à l'animal une silhouette de « tête de melon » caractéristique. Les vertèbres cervicales ne sont pas soudées, si bien que la tête se meut librement ; les nageoires pectorales, incurvées, représentent près de 20 % de la longueur du corps. Chaque demi-mâchoire porte 15 à 21 dents spatulées.

Le caractère le plus frappant est l'absence complète de nageoire dorsale, unique chez les marsouins. Elle est remplacée par une crête dorsale basse, très étroite (0,2 à 1,2 cm de large), couverte de une à une dizaine de rangées de minuscules tubercules cornés. C'est précisément ce détail qui sépare l'espèce du marsouin aptère de l'Indo-Pacifique (Neophocaena phocaenoides), chez lequel la zone tuberculée est beaucoup plus large et aplatie (environ 3,5 à 12 cm) et compte 10 à 25 rangées de tubercules.

Les confusions restent donc limitées sur le terrain : c'est le seul cétacé côtier d'Asie du Nord-Est dépourvu d'aileron dorsal. Le seul autre cétacé sans nageoire dorsale de la région, le dauphin à dos lisse boréal (Lissodelphis borealis), est un delphinidé pélagique du large, élancé et nettement bicolore noir et blanc, qui ne fréquente pas les eaux côtières peu profondes. Le marsouin commun (Phocoena phocoena), qui atteint le nord du Japon, se reconnaît immédiatement à son aileron triangulaire. La confusion la plus fréquente est en réalité terminologique : le nom « marsouin aptère » employé seul désigne traditionnellement l'espèce indo-pacifique, et le « marsouin du Yangtsé » n'est pas le baiji (Lipotes vexillifer), dauphin de rivière déclaré fonctionnellement éteint.

Taxonomie

Le genre Neophocaena, érigé par Palmer en 1899, constitue la lignée la plus basale de la famille des Phocoenidae ; son espèce type est Delphinus phocaenoides, décrit par Cuvier en 1829. Longtemps considérés comme une seule espèce, les marsouins aptères ont été scindés en deux à la suite de travaux génétiques et morphologiques (Wang et coll., 2008 ; Jefferson & Wang, 2011) démontrant une absence de flux génétique entre les formes à crête large et à crête étroite. L'UICN a entériné cette séparation en 2011 en publiant deux évaluations distinctes.

Neophocaena asiaeorientalis comprend deux sous-espèces : N. a. sunameri Pilleri & Gihr, 1975, marine, et N. a. asiaeorientalis, strictement dulcicole. Certaines bases de données, dont la Mammal Diversity Database de l'American Society of Mammalogists suivie par plusieurs encyclopédies, élèvent sunameri au rang d'espèce, ce qui restreindrait alors N. asiaeorientalis au seul Yangtsé. La liste de référence de la Society for Marine Mammalogy (mise à jour d'avril 2026) et la Liste rouge de l'UICN conservent en revanche l'arrangement en deux sous-espèces, retenu ici.

Répartition et habitat

L'espèce est endémique des eaux tempérées chaudes d'Asie orientale, au nord du détroit de Taïwan. Elle fréquente les côtes de Chine (mer de Bohai, mer Jaune, mer de Chine orientale), de la péninsule coréenne, sa présence en Corée du Nord restant incertaine, et du Japon. Les noyaux japonais sont largement isolés les uns des autres : mer Intérieure de Seto, baies d'Ise et de Mikawa, mer d'Ariake et baie de Tachibana, baie d'Omura, et remontée le long de la côte pacifique jusqu'à la baie de Sendai.

C'est un animal des petits fonds : il se tient dans des eaux de moins de 50 m, sur substrat sableux ou vaseux, généralement à moins de 5 km du rivage au Japon, mais il peut s'observer jusqu'à environ 240 km au large dans la mer Jaune, très peu profonde. Baies abritées, estuaires et mangroves complètent son habitat.

La sous-espèce dulcicole occupe le cours moyen et inférieur du Yangtsé ainsi que les lacs Poyang et Dongting ; depuis l'extinction fonctionnelle du baiji, c'est le seul cétacé des eaux douces chinoises.

L'espèce est absente de toutes les eaux françaises. En métropole, le seul marsouin présent est le marsouin commun (Manche, mer du Nord, golfe de Gascogne), et aucun Neophocaena ne fréquente la Méditerranée ni les outre-mer français.

Biologie et écologie

Prédateur opportuniste, le marsouin aptère à dos étroit consomme surtout de petits poissons démersaux, des céphalopodes et des crustacés ; dans le Yangtsé, ses proies dominantes sont notamment Coilia brachygnathus, Pseudobrama simoni, Pelteobagrus nitidus et Hemiculter bleekeri. Le régime varie fortement d'une saison à l'autre.

C'est une espèce discrète et peu grégaire : les groupes comptent le plus souvent 1 à 6 individus, exceptionnellement une vingtaine. L'animal roule lentement en surface, sans gerbe d'eau ni saut spectaculaire, et s'éloigne des embarcations bruyantes ; il pratique néanmoins le « spy-hopping », sortant la tête à la verticale, et effectue parfois de brefs bonds. La séquence de plongée typique associe une apnée longue suivie de deux plongées courtes. Des femelles portant leur petit sur le dos ont été signalées, comportement encore mal documenté.

Comme tous les marsouins, il ne siffle pas et communique par des clics d'écholocation à bande étroite et haute fréquence : fréquence centrale de 128 à 133 kHz, largeur de bande à −3 dB de 15 à 20 kHz, durée de 39 à 58 microsecondes et niveaux source apparents de 167 à 180 dB re 1 µPa crête-à-crête. Cette signature acoustique très stéréotypée permet un suivi passif efficace des populations.

La maturité sexuelle survient vers 4 à 5 ans en mer Jaune (femelles de 131,6 à 155,2 cm), plus tardivement dans certaines eaux chinoises ; la première mise bas a lieu vers 5 ans. La gestation dure environ 10 à 11 mois. En Corée, les naissances s'échelonnent d'avril à août, avec un pic en avril-mai. Le sevrage intervient vers 6 mois, pour une longueur moyenne d'environ 101 cm, et l'intervalle entre deux mises bas est de 1 à 2 ans.

Statut et conservation

L'UICN classe l'espèce En danger (EN) depuis l'évaluation du 15 août 2017, avec une population en déclin : les menaces couvrent une part suffisante de l'aire de répartition pour inférer une réduction d'au moins 50 % sur trois générations, soit environ 45 ans. La sous-espèce du Yangtsé fait l'objet d'une évaluation distincte, En danger critique (CR) depuis l'analyse de 2012 publiée en 2013, alors fondée sur 500 à 1 800 individus matures.

Les déclins documentés sont sévères. En mer Jaune coréenne, les densités sont passées de 0,565 ind./km² (2004) à 0,122 ind./km² (2011) au large, et de 0,638 à 0,151 ind./km² côtier entre 2005 et 2011, soit une chute d'environ 70 %. Au Japon, la mer Intérieure de Seto a perdu près de 70 % de ses effectifs entre 1976-1978 et 1999-2000 ; les estimations du début des années 2000 y donnaient 7 572 individus, contre 3 807 en mer d'Ariake-baie de Tachibana, 3 743 en baies d'Ise et Mikawa, 3 387 de la baie de Sendai à celle de Tokyo et seulement 289 en baie d'Omura. Dans le Yangtsé, l'effectif est tombé d'environ 2 700 au début des années 1990 à quelque 1 800 en 2006.

La première menace est la capture accidentelle : filets maillants, filets-pièges et palangres. La Corée du Sud a officiellement déclaré 2 107 individus capturés accidentellement pour la seule année 2012, chiffre probablement sous-estimé ; au Japon, 73 % de 114 spécimens collectés entre 1985 et 1992 étaient morts dans des engins de pêche. S'y ajoutent les collisions avec les navires, l'extraction de sable, les barrages, la pollution chimique, le bruit sous-marin et la pêche électrique.

L'espèce figure à l'Annexe I de la CITES et à l'Annexe II de la Convention sur les espèces migratrices ; elle est protégée au Japon depuis 1930 et, en Chine, la liste nationale révisée en 2021 classe le marsouin du Yangtsé parmi les animaux sauvages protégés de première classe, tandis que la forme marine (N. a. sunameri) relève de la deuxième classe. Le moratoire de dix ans sur la pêche dans le Yangtsé, entré en vigueur le 1er janvier 2021, cinq réserves fluviales et des populations de sauvegarde établies dans les bras morts de Tian-e-Zhou et de He-wang-miao complètent le dispositif, aux côtés du programme d'élevage du dolphinarium de l'Institut d'hydrobiologie de Wuhan, ouvert en 1992, où la première naissance en captivité a eu lieu le 5 juillet 2005. Ces efforts portent : la population du Yangtsé est remontée de 1 012 individus en 2017 à 1 249 en 2022, puis à 1 426 selon le recensement annoncé le 30 janvier 2026, premier redressement durable jamais enregistré. Les populations marines, elles, ne bénéficient pas encore d'un suivi comparable.

Observer cette espèce

Observer un marsouin aptère à dos étroit demande de la patience : sans aileron, l'animal ne laisse voir qu'un dos gris qui affleure une ou deux secondes, sans souffle visible, et il évite les bateaux. Le repérage se fait donc souvent depuis la berge ou depuis un ferry, mer calme et lumière rasante étant les meilleures conditions.

Nankin est la seule grande ville où l'espèce s'observe depuis les quais en plein centre urbain ; cinq stations d'observation y ont été installées et une carte de suivi des marsouins a été dévoilée en octobre 2024. Les lacs Poyang et Dongting offrent d'autres occasions. Au Japon, la mer Intérieure de Seto, la baie d'Omura et la baie d'Ise concentrent les observations littorales.

L'éthique s'impose d'autant plus que les effectifs sont réduits : privilégier l'observation depuis la terre, ne jamais poursuivre un animal, réduire le régime moteur, éviter les survols de drone à basse altitude et signaler tout échouage ou capture accidentelle aux réseaux locaux. En France, l'espèce n'étant pas présente, les observations de marsouins concernent exclusivement le marsouin commun, suivi par l'Observatoire Pelagis.

Questions fréquentes

Le marsouin aptère à dos étroit n'a-t-il vraiment aucune nageoire dorsale ?

Oui. C'est le seul groupe de marsouins dépourvu d'aileron dorsal. Il possède à la place une crête dorsale très étroite, de 0,2 à 1,2 cm de large, couverte de une à une dizaine de rangées de petits tubercules cornés.

Quelle est la différence entre le marsouin aptère à dos étroit et le marsouin du Yangtsé ?

Le marsouin du Yangtsé est l'une des deux sous-espèces du marsouin aptère à dos étroit. Strictement dulcicole, il vit dans le Yangtsé et les lacs Poyang et Dongting ; l'autre sous-espèce, sunameri, est marine et côtière.

Combien reste-t-il de marsouins du Yangtsé ?

Le recensement annoncé le 30 janvier 2026 fait état de 1 426 individus, contre 1 249 en 2022 et 1 012 en 2017. C'est la première remontée durable enregistrée, attribuée notamment au moratoire de pêche de dix ans entré en vigueur le 1er janvier 2021.

Peut-on l'observer en France ?

Non. L'espèce est confinée aux eaux d'Asie orientale et n'est présente ni en Méditerranée, ni dans le golfe de Gascogne, ni en Manche, ni dans les outre-mer français. Le seul marsouin observable en France est le marsouin commun (Phocoena phocoena).

Quelle est la principale menace qui pèse sur l'espèce ?

La capture accidentelle dans les engins de pêche, en particulier les filets maillants, les filets-pièges et les palangres. La Corée du Sud a officiellement déclaré 2 107 individus capturés pour la seule année 2012, un chiffre probablement sous-évalué.

Pourquoi l'appelle-t-on « l'ange souriant » du Yangtsé ?

Le surnom chinois vient de la commissure relevée de sa bouche et de son front bombé sans bec, qui donnent l'illusion d'un sourire permanent. Il ne traduit aucune expression émotionnelle : c'est un simple effet de la morphologie du crâne.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 130 observations géolocalisées de Neophocaena asiaeorientalis sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
China89
Korea, Republic of32
Japan10
Chinese Taipei1

Carte de répartition : Marsouin aptère à dos étroit (Neophocaena asiaeorientalis)

Carte de répartition : Marsouin aptère à dos étroit (Neophocaena asiaeorientalis), 130 observations géolocalisées issues du GBIF
130 observations géolocalisées de Neophocaena asiaeorientalis. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
🗺️ Ouvrir la carte interactivePour zoomer et parcourir. Elle utilise les fonds OpenStreetMap/CARTO et les densités d'occurrences GBIF : aucune donnée n'est envoyée à ces services avant votre clic.

Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 130 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en février.

270janvier : 17janfévrier : 27févmars : 8maravril : 14avrmai : 26maijuin : 6juinjuillet : 4juilaoût : 5aoûtseptembre : 4sepoctobre : 3octnovembre : 4novdécembre : 12déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier17
février27
mars8
avril14
mai26
juin6
juillet4
août5
septembre4
octobre3
novembre4
décembre12

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Neophocaena asiaeorientalis
© 奇拉, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© 管牧山, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© mingyu_sung, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© 管牧山, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© damonbay, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© harpsealuo, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© mingyu_sung, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© 管牧山, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© 洋芋颗粒, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© 管牧山, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© 管牧山, CC BY-NC, 2026
Neophocaena asiaeorientalis
© Paul Ha, CC BY-NC, 2026

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Mei Z., Huang S., Hao Y., Turvey S. et al. (2012) Accelerating population decline of Yangtze finless porpoise (Neophocaena asiaeorientalis asiaeorientalis), Biological Conservation
  2. Nabi G., Hao Y., McLaughlin R., Wang D. et al. (2018) The Possible Effects of High Vessel Traffic on the Physiological Parameters of the Critically Endangered Yangtze Finless Porpoise (Neophocaena asiaeorientalis ssp. asiaeorientalis), Frontiers in Physiology
  3. Mooney T., Li S., Ketten D., Wang K. et al. (2013) Hearing pathways in the Yangtze finless porpoise,Neophocaena asiaeorientalis asiaeorientalis, Journal of Experimental Biology
  4. (2012) Neophocaena asiaeorientalis ssp. asiaeorientalis: Wang, D., Turvey, S.T., Zhao, X. & Mei, Z., IUCN Red List of Threatened Species
  5. McLaughlin R., Zheng J., Ruan R., Wang C. et al. (2013) Isolation of Robinsoniella peoriensis from the fecal material of the endangered Yangtze finless porpoise, Neophocaena asiaeorientalis asiaeorientalis, Anaerobe
  6. Park K., An Y., Lee Y., Park J. et al. (2011) Feeding Habits and Consumption by Finless Porpoises (Neophocaena asiaeorientalis) in the Yellow Sea, Korean Journal of Fisheries and Aquatic Sciences
  7. (2017) Neophocaena asiaeorientalis: Wang, J.Y. , Reeves, R., IUCN Red List of Threatened Species
  8. Hao Y., Nabi G., Deng X., Wang D. et al. (2019) Non-invasive Fecal Steroid Measurements for Monitoring the Reproductive Status of a Critically Endangered Yangtze Finless Porpoises (Neophocaena asiaeorientalis asiaeorientalis), Frontiers in Endocrinology

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).