Dauphin de La Plata (Pontoporia blainvillei)

Carte d’identité
Nom scientifique Pontoporia blainvillei (Gervais & d'Orbigny, 1844)
Autres noms Franciscana, franciscane, franciscain ; toninha, boto-cachimbo, boto-amarelo (Brésil) ; cachimbo ; « fantômes blancs » (surnom de pêcheurs) ; La Plata dolphin (anglais)
Taille Adultes le plus souvent 1,2 à 1,6 m ; maximum d'environ 1,7 à 1,8 m (femelles, plus grandes que les mâles) ; nouveau-né 70 à 75 cm
Poids 25 à 45 kg en moyenne, jusqu'à environ 50 kg ; 7 à 9 kg à la naissance
Longévité Rarement plus de 12 ans ; maximum documenté 21 ans (femelle)
Régime Poissons de fond largement dominants, au premier rang desquels les Sciaenidae (également Engraulidae, Trichiuridae, Carangidae, Batrachoididae), complétés de petits calmars et de crevettes ; environ 80 espèces-proies recensées, généralement de petite taille (souvent moins de 8 cm), avec d'importantes variations de composition selon les aires de gestion
Statut UICN Vulnérable (VU, critère A3d), évaluation Zerbini et al. 2017 (version errata 2018), statut maintenu dans l'édition courante de la Liste rouge ; tendance décroissante. Sous-population Rio Grande do Sul / Uruguay évaluée séparément et également classée Vulnérable. Au Brésil, l'espèce figure en catégorie « criticamente em perigo » (CR) sur la liste nationale ; une étude de 2023 propose la catégorie En danger (C2a(ii)) pour la population isolée d'Espírito Santo.

En bref

Le dauphin de La Plata, ou franciscana, est un petit cétacé côtier endémique de l'Atlantique Sud-Ouest, seul représentant vivant de la famille des Pontoporiidae. Il se reconnaît immédiatement à son rostre démesurément long et fin, le plus long de tous les cétacés actuels par rapport à la taille du corps. Classé Vulnérable par l'UICN et « criticamente em perigo » sur la liste nationale brésilienne, il est considéré comme le petit cétacé le plus menacé de l'Atlantique sud-occidental, en raison des captures accidentelles dans les filets maillants.

Identification

Avec 1,2 à 1,6 m pour la plupart des adultes, les plus grandes femelles approchant 1,7 à 1,8 m, et une masse comprise entre 25 et 45 kg, exceptionnellement une cinquantaine de kilogrammes, le dauphin de La Plata compte parmi les plus petits cétacés du monde. Le dimorphisme sexuel y est inversé : les femelles sont plus longues et plus lourdes que les mâles, et la taille à maturité varie selon les régions, de 113-132 cm dans le nord de l'aire à 126-140 cm dans le sud. Le corps est trapu, presque cylindrique, prolongé par un cou souple (les vertèbres cervicales ne sont pas soudées) et, surtout, par un rostre extraordinairement long et grêle qui peut représenter jusqu'à 15 % de la longueur totale chez les vieux individus. Il porte 50 à 60 petites dents pointues par demi-mâchoire, soit 200 à 240 au total, l'une des dentitions les plus fournies des cétacés.

La coloration est brun-gris sur le dos, plus claire sur le ventre ; elle s'éclaircit nettement avec l'âge, au point que les pêcheurs surnomment les animaux les plus âgés « fantômes blancs ». L'aileron dorsal est bas, à base longue et sommet arrondi ; les nageoires pectorales sont très larges, presque triangulaires, à bord postérieur crénelé. En mer, l'espèce est d'une discrétion remarquable : nage lente, souffle presque inaudible et sans gerbe visible, aucun saut, animaux le plus souvent solitaires ou en petits groupes de deux à cinq ; on connaît des groupes allant jusqu'à une dizaine ou une quinzaine d'individus et, plus rarement, des agrégations d'une cinquantaine d'animaux sur les zones d'alimentation. Ces habitudes, combinées à des eaux côtières très turbides, rendent l'observation directe difficile.

La confusion la plus fréquente concerne le dauphin de Guyane (Sotalia guianensis), ou boto-cinza, qui partage la frange côtière brésilienne : de taille voisine, il possède un bec bien plus court et épais, un aileron plus haut et franchement triangulaire, et un comportement nettement plus démonstratif. Le grand dauphin (Tursiops truncatus), également présent dans l'aire, est beaucoup plus massif. Quant au parent le plus proche du franciscana, le boto de l'Amazone (Inia geoffrensis), il est strictement d'eau douce et ne partage pas son aire de répartition. Attention enfin aux noms vernaculaires : « dauphin de La Plata » et « dauphin de Guyane » désignent deux espèces bien distinctes.

Taxonomie

L'espèce a été décrite en 1844 par les naturalistes français Paul Gervais et Alcide d'Orbigny, et dédiée au zoologiste Henri Marie Ducrotay de Blainville. Le nom de genre, créé par Gray en 1846, associe les mots grecs pontos (la mer) et poros (le passage). Pontoporia blainvillei est l'unique espèce vivante de la famille des Pontoporiidae, par ailleurs bien représentée à l'état fossile au Miocène et au Pliocène, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord et en Europe. Avec le boto de l'Amazone (Inia geoffrensis, Iniidae), taxon frère, elle forme la super-famille des Inioidea, dont les seuls représentants actuels sont sud-américains, le registre fossile du groupe s'étendant en revanche à l'Amérique du Nord et à l'Europe. Le franciscana est donc rattaché à l'ensemble informel des « dauphins de rivière », mais c'est le seul d'entre eux à vivre en mer et dans des estuaires salés plutôt que dans des réseaux fluviaux d'eau douce. Aucune sous-espèce n'est formellement reconnue, mais morphologie et génétique séparent plusieurs unités démographiquement distinctes, formalisées en aires de gestion (Franciscana Management Areas, FMA Ia, Ib, II, III et IV), les animaux du nord de l'aire étant sensiblement plus petits que ceux du sud.

Répartition et habitat

Le dauphin de La Plata est endémique des eaux côtières subtropicales de l'Atlantique Sud-Ouest, du Brésil à l'Argentine en passant par l'Uruguay. Sa répartition s'étend d'Itaúnas, dans l'État d'Espírito Santo (18°25' S), au Golfo Nuevo, près de la péninsule Valdés en Argentine (42°35' S). Il fréquente les eaux turbides au-delà de la zone de déferlement et jusqu'aux isobathes de 30 à 50 m, le plus souvent par moins de 30 m de fond et à moins de 55 km du rivage. Il pénètre aussi dans certains estuaires, notamment le Río de la Plata et la baie de Babitonga (Santa Catarina, Brésil), qui abrite une petite population résidente. Deux hiatus de répartition, l'un en Espírito Santo (de Santa Cruz à Barra de Itabapoana), l'autre dans l'État de Rio de Janeiro (d'Armação dos Búzios à Piraquara de Dentro), attribués au rétrécissement du plateau continental et à des remontées d'eaux froides, isolent la population la plus septentrionale du reste de l'aire.

En France, l'espèce est absente : elle n'a jamais été signalée en Méditerranée (zone couverte par ACCOBAMS et le sanctuaire Pelagos), dans le golfe de Gascogne ou en Manche, et son aire ne s'étend à aucun territoire ultramarin français. En Guyane, le petit cétacé côtier des eaux turbides est le dauphin de Guyane (Sotalia guianensis), espèce différente. Le seul lien français du franciscana est historique : sa description et sa dénomination scientifique sont l'œuvre de naturalistes français.

Biologie et écologie

Le franciscana est un prédateur de fond opportuniste : environ 80 espèces-proies ont été recensées dans son régime, largement dominé par les poissons, essentiellement des Sciaenidae (également Engraulidae, Trichiuridae, Carangidae, Batrachoididae), complétés de petits calmars et de crevettes, la composition variant sensiblement d'une aire de gestion à l'autre. Les proies sont généralement de petite taille, souvent inférieures à 8 cm. La chasse se fait dans des eaux très troubles, où la vue est de peu d'utilité : l'espèce s'appuie sur une écholocation à bande étroite et haute fréquence, avec des clics dont la fréquence de pic se situe autour de 130-140 kHz, hors de portée de l'audition humaine.

La vie sociale est réduite : animaux solitaires ou petits groupes de deux à cinq individus, parfois une dizaine à une quinzaine, et exceptionnellement une cinquantaine sur les zones d'alimentation. La maturité sexuelle est précoce, atteinte entre 2 et 5 ans selon les populations. La gestation dure de 10,2 à 11,2 mois, les naissances ont lieu au printemps et en été austral, principalement d'octobre à février. Le nouveau-né mesure 70 à 75 cm pour 7 à 9 kg ; l'allaitement dure de 6 à 9 mois et l'intervalle entre deux mises bas varie de 1,5 à 2,8 ans selon les régions. Les femelles ne montrent pas de sénescence reproductive, mais la longévité est l'une des plus courtes des cétacés : rares sont les individus dépassant 12 ans, et le record documenté est une femelle de 21 ans. Une femelle ne produit ainsi que quatre à huit petits au cours de sa vie. Les prédateurs naturels connus sont l'orque et plusieurs requins côtiers.

Statut et conservation

Le dauphin de La Plata est classé Vulnérable (VU, critère A3d) sur la Liste rouge de l'UICN, statut issu de l'évaluation de Zerbini et collaborateurs publiée en 2017 (version errata 2018) et toujours en vigueur dans l'édition courante de la Liste rouge ; la tendance de population est décroissante. La sous-population du Rio Grande do Sul et de l'Uruguay fait l'objet d'une évaluation distincte, également en catégorie Vulnérable. Au Brésil, la toninha figure en « criticamente em perigo » (équivalent CR) sur la liste nationale des espèces menacées et bénéficie d'un plan d'action national dédié. Un travail publié en 2023 conclut que la population isolée d'Espírito Santo, estimée à environ un millier d'individus, remplirait les critères de la catégorie En danger (C2a(ii)).

Les estimations d'abondance restent partielles et anciennes : de l'ordre de 900 à 1 200 individus pour Espírito Santo et près de 2 000 pour Rio de Janeiro, environ 6 800 pour l'aire II (2008-2009), 6 800 pour la portion brésilienne de l'aire III (2004) et environ 15 000 pour l'Argentine (2003-2004).

La menace dominante est la capture accidentelle dans les filets maillants côtiers, artisanaux comme commerciaux, documentée depuis les années 1960-1980. La mortalité annuelle par la pêche va d'une centaine d'individus dans l'aire la plus septentrionale à plus de 1 000 dans l'aire III, soit deux à plus de cinq fois le prélèvement maximal jugé soutenable. S'y ajoutent la contamination par les organochlorés, les PCB et les métaux traces, l'ingestion de débris plastiques et de fragments de filets, la dégradation de l'habitat par les aménagements portuaires, le dragage et le bruit sous-marin, ainsi que la raréfaction des poissons-proies. L'espèce est inscrite à l'Annexe II de la CITES et aux Annexes II (1991) et I (1997) de la Convention sur les espèces migratrices. Elle est légalement protégée au Brésil, en Uruguay et en Argentine, mais seul le Brésil a réglementé les filets maillants dans son habitat (instruction normative de 2012), avec une application restée très incomplète. Les répulsifs acoustiques (« pingers ») ont donné des résultats prometteurs : lors d'une expérimentation en aveugle en Argentine, 45 dauphins ont été capturés dans les filets silencieux contre sept dans les filets équipés, mais les otaries ont endommagé davantage les prises dans ces derniers, et l'efficacité à long terme reste à démontrer. Le remplacement des filets par des palangres est également étudié.

Observer cette espèce

Observer un franciscana relève de la patience et du hasard. L'animal évolue dans des eaux chargées de sédiments, souffle sans bruit et n'offre qu'un bref aperçu d'un dos brun et d'un aileron arrondi avant de disparaître ; il ne surfe pas à l'étrave et ne saute pas. Les meilleures conditions sont une mer d'huile et une lumière rasante, depuis la côte ou une petite embarcation, dans le sud-est et le sud du Brésil, en Uruguay ou sur le littoral de la province de Buenos Aires. La baie de Babitonga, au Brésil, accueille l'un des suivis de terrain les plus intensifs de l'espèce, sur une population résidente d'une cinquantaine d'individus ; d'autres programmes de long terme sont menés dans le Rio Grande do Sul, en Uruguay et dans la province de Buenos Aires.

L'éthique d'approche est ici particulièrement importante : la population est fragile et l'espèce très sensible au dérangement. Il faut renoncer à toute poursuite, couper les gaz, garder une distance importante et laisser l'animal décider de la rencontre. Signaler un échouage ou une capture accidentelle aux réseaux locaux d'échouage constitue la contribution la plus utile qu'un observateur puisse apporter. En France, aucune observation n'est possible : l'espèce n'y est pas présente.

Questions fréquentes

Le dauphin de La Plata est-il vraiment un dauphin de rivière ?

Il appartient bien au groupe informel des « dauphins de rivière », et son plus proche parent est le boto de l'Amazone. Mais il est le seul de cet ensemble à vivre en mer et dans des estuaires salés plutôt que dans des fleuves d'eau douce, ce qui en fait un cas unique parmi les cétacés.

Peut-on l'observer en France ou en Méditerranée ?

Non. L'espèce est strictement endémique des eaux côtières de l'Atlantique Sud-Ouest, entre l'État brésilien d'Espírito Santo et la péninsule Valdés en Argentine. Elle n'a jamais été signalée en Méditerranée, en Manche, dans le golfe de Gascogne ni dans les eaux ultramarines françaises.

Pourquoi est-il si menacé ?

Parce qu'il vit exactement là où se concentre la pêche artisanale au filet maillant, par moins de 30 m de fond et à quelques kilomètres du rivage. La mortalité accidentelle dépasse de deux à cinq fois le seuil soutenable selon les zones, alors que la reproduction est lente et la longévité courte.

Quelle est sa taille et est-ce le plus petit cétacé du monde ?

Les adultes mesurent le plus souvent 1,2 à 1,6 m pour 25 à 45 kg, les plus grandes femelles atteignant environ 1,7 à 1,8 m et une cinquantaine de kilogrammes. C'est l'un des plus petits cétacés connus, comparable au marsouin du Golfe de Californie, sans que l'on puisse trancher un record absolu.

Combien en reste-t-il ?

Il n'existe pas d'estimation globale fiable et à jour. Les campagnes aériennes menées zone par zone donnent de l'ordre de 900 à 1 200 individus en Espírito Santo, environ 2 000 à Rio de Janeiro, quelque 6 800 pour deux autres secteurs brésiliens et environ 15 000 en Argentine, mais ces chiffres sont partiels et pour certains vieux de plus de quinze ans.

Que mange le dauphin de La Plata ?

C'est un prédateur de fond opportuniste : près de 80 espèces-proies ont été recensées, avec une nette dominance des poissons, au premier rang desquels les Sciaenidae, mais aussi des Engraulidae, Trichiuridae, Carangidae et Batrachoididae, complétés de petits calmars et de crevettes. Les proies sont petites, souvent moins de 8 cm, et la composition du régime varie sensiblement d'une aire de gestion à l'autre.

Comment le distinguer du dauphin de Guyane ?

Par le bec, avant tout : celui du franciscana est extrêmement long et fin, jusqu'à 15 % de la longueur du corps, alors que celui du dauphin de Guyane est court et robuste. Le franciscana a aussi un aileron bas à sommet arrondi et un comportement très effacé, quand le dauphin de Guyane saute et se déplace en groupes actifs.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 582 observations géolocalisées de Pontoporia blainvillei sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
Uruguay438
Argentina129
Brazil32

Carte de répartition : Dauphin de La Plata (Pontoporia blainvillei)

Carte de répartition : Dauphin de La Plata (Pontoporia blainvillei), 582 observations géolocalisées issues du GBIF
582 observations géolocalisées de Pontoporia blainvillei. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
🗺️ Ouvrir la carte interactivePour zoomer et parcourir. Elle utilise les fonds OpenStreetMap/CARTO et les densités d'occurrences GBIF : aucune donnée n'est envoyée à ces services avant votre clic.

Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 509 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en janvier.

1070janvier : 107janfévrier : 51févmars : 57maravril : 17avrmai : 17maijuin : 8juinjuillet : 56juilaoût : 32aoûtseptembre : 17sepoctobre : 51octnovembre : 31novdécembre : 65déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier107
février51
mars57
avril17
mai17
juin8
juillet56
août32
septembre17
octobre51
novembre31
décembre65

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Pontoporia blainvillei
© Agustín Ciminelli, CC BY-NC, 2026
Pontoporia blainvillei
© Celina Emilia Iratchet, CC0, 2026
Pontoporia blainvillei
© fermin_naturalist0702, CC BY-NC, 2026
Pontoporia blainvillei
© Celina Emilia Iratchet, CC0, 2026
Pontoporia blainvillei
© Agustín Ciminelli, CC BY-NC, 2026
Pontoporia blainvillei
© pedro wonghon, CC BY-NC, 2026
Pontoporia blainvillei
© Amanda Paulos, CC BY-NC, 2026
Pontoporia blainvillei
© Melanie Trucco, CC BY-NC, 2026
Pontoporia blainvillei
© Celina Emilia Iratchet, CC0, 2026
Pontoporia blainvillei
© jerocorsino, CC BY-NC, 2026
Pontoporia blainvillei
© Celina Emilia Iratchet, CC0, 2026
Pontoporia blainvillei
© Carolina Sofia Thompson, CC BY-NC, 2026

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Pérez W., Lima M. (2006) Anatomía Cardíaca de Pontoporia blainvillei, International Journal of Morphology
  2. Silva B. Ecologia alimentar da toninha Pontoporia blainvillei (Cetacea)
  3. Weaver A. (2024) Review of: "Franciscana's (Pontoporia blainvillei) Diving and Surface Times Through Drone Monitoring"
  4. Ligeiro R. (2025) Review of: "Association of Franciscana (Pontoporia blainvillei) Occurrence with the Doce River Plume"
  5. S. Tellechea J. (2024) Review of: "Franciscana's (Pontoporia blainvillei) Diving and Surface Times Through Drone Monitoring"
  6. Peng C. (2024) Review of: "Franciscana's (Pontoporia blainvillei) Diving and Surface Times Through Drone Monitoring"
  7. Bordon I. (2024) Review of: "Association of Franciscana (Pontoporia blainvillei) Occurrence with the Doce River Plume"
  8. Fiori L. (2024) Review of: "Franciscana's (Pontoporia blainvillei) Diving and Surface Times Through Drone Monitoring"

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).