Baleine à bec de Perrin (Mesoplodon perrini)

Carte d’identité
Nom scientifique Mesoplodon perrini Dalebout, Mead, Baker, Baker & van Helden, 2002
Autres noms Mésoplodon de Perrin ; en anglais : Perrin's beaked whale
Taille Femelle adulte ≈ 4,4 m ; mâle adulte ≈ 3,9 m ; jeunes 2,1 à 2,45 m
Poids Aucune masse fiable n'a été publiée : aucun des spécimens connus n'a été pesé.
Longévité Inconnue. Les deux spécimens types adultes étaient âgés d'environ 9 ans et déjà matures sexuellement.
Régime Calmars pélagiques, notamment Octopoteuthis deletron ; probablement complété par des poissons mésopélagiques.
Statut UICN En danger (EN), évaluation publiée en décembre 2020 et toujours en vigueur dans l'édition 2025-2 de la Liste rouge (octobre 2025). Tendance de la population : en diminution. L'espèce était auparavant classée « Données insuffisantes » (DD). Aucune sous-population n'est distinguée. Annexe II de la CITES.

En bref

La baleine à bec de Perrin (Mesoplodon perrini) est l'un des grands mammifères marins les plus énigmatiques de la planète. Décrite seulement en 2002 grâce à l'ADN, elle n'est connue que par six spécimens échoués sur les côtes de Californie entre 1975 et 2013 et n'a jamais été observée vivante avec certitude. Ce petit ziphiidé d'environ 4 mètres, classé En danger par l'UICN, illustre l'ampleur de nos lacunes sur la faune des grands fonds.

Identification

La baleine à bec de Perrin est un mésoplodon de petite taille, au gabarit trapu. Les femelles adultes mesurent environ 4,4 m et les mâles environ 3,9 m ; les jeunes examinés faisaient de 2,1 à 2,45 m. Aucun individu n'ayant jamais été pesé, la masse de l'espèce reste inconnue. La silhouette est celle, très reconnaissable, du genre Mesoplodon : tête relativement petite, thorax et abdomen allongés, pédoncule caudal épais et queue courte, petit aileron dorsal triangulaire implanté aux deux tiers arrière du corps. Le rostre (le « bec ») est notablement plus court que chez la plupart des autres mésoplodons, ce qui donne à l'animal un profil ramassé, et le melon est peu développé.

La coloration est gris foncé sur le dos et s'éclaircit jusqu'au blanc sur le ventre. Les mâles adultes portent un masque gris sombre qui s'étend de la commissure des lèvres à l'œil puis vers le rostre, une tache claire autour de l'ombilic, et des striures blanches sur la face inférieure de la nageoire caudale. Le caractère diagnostique le plus net concerne la dentition : comme chez tous les mésoplodons, seuls les mâles adultes possèdent deux dents fonctionnelles, mais chez M. perrini ces dents massives, triangulaires vues de profil, émergent tout à l'extrémité de la mâchoire inférieure et dépassent d'environ 3 cm, alors que chez la plupart des espèces voisines elles sont implantées au milieu ou à la base de la mandibule. Les longues cicatrices blanches et rectilignes qui zèbrent les flancs des mâles témoignent de combats entre rivaux, tandis que des marques ovales trahissent les morsures du squalelet féroce (Isistius brasiliensis).

Les confusions sont la règle plutôt que l'exception. Les quatre premiers spécimens californiens furent longtemps attribués à la baleine à bec d'Hector (Mesoplodon hectori), espèce de l'hémisphère sud dont ils sont morphologiquement très proches ; seule l'analyse de l'ADN mitochondrial a révélé qu'il s'agissait d'un taxon distinct. En mer, l'espèce est en pratique impossible à séparer des autres mésoplodons du Pacifique nord-est. Attention également aux noms vernaculaires : « baleine à bec de Perrin » ne doit pas être confondue avec la baleine à bec pygmée (M. peruvianus) ni avec la baleine à bec d'Hector, dont les appellations françaises se ressemblent d'autant plus que les animaux se ressemblent.

Taxonomie

La baleine à bec de Perrin appartient à la famille des ziphiidés (Ziphiidae, également désignée sous le nom d'Hyperoodontidae dans certaines classifications), et au genre Mesoplodon, le plus riche en espèces de tous les cétacés. Le nom de genre vient du grec meso- (milieu), hopla (armes) et odon (dent), littéralement « armé d'une dent au milieu de la mâchoire ».

L'espèce a été décrite en 2002 par Merel Dalebout, James Mead, C. Scott Baker, Alan Baker et Anton van Helden, à partir de spécimens conservés dans les collections du Smithsonian (USNM) et du Natural History Museum of Los Angeles County (LACM). L'holotype, USNM 504853, est un mâle adulte échoué le 9 septembre 1978 sur la côte californienne. L'épithète perrini rend hommage au cétologue américain William F. Perrin.

La reconnaissance de l'espèce repose avant tout sur la génétique : des différences substantielles dans la région de contrôle de l'ADN mitochondrial et dans le gène du cytochrome b ont fondé le diagnostic, confirmées ensuite par la morphologie crânienne. Fait remarquable, ces analyses moléculaires placent M. perrini comme espèce sœur de la baleine à bec pygmée (M. peruvianus) du Pacifique oriental, et non de M. hectori dont elle est pourtant le sosie anatomique, un cas d'école de convergence morphologique.

Répartition et habitat

L'aire de répartition connue de la baleine à bec de Perrin se limite au Pacifique nord, au large de la Californie centrale et méridionale. Les six spécimens documentés se sont échoués entre Torrey Pines (32°55′ N, 117°15′ O), juste au nord de San Diego, et Monterey (36°37′ N, 121°55′ O), soit un segment de côte d'environ 600 km à vol d'oiseau (davantage en suivant le littoral). Quatre des premiers spécimens ont été retrouvés à moins de 85 km les uns des autres, dans le sud de la Californie.

L'habitat présumé est celui des eaux océaniques profondes du large, au-delà de 1 000 m de fond. Cette hypothèse est corroborée par l'acoustique passive : un signal d'écholocation modulé en fréquence baptisé BW43, attribué à cette espèce, n'a été détecté qu'au large de la Californie du Sud, sur des sites profonds de 1 100 à 1 300 m.

L'aire réelle est très probablement plus vaste que l'aire documentée : les ziphiidés se répartissent typiquement sur de grands bassins océaniques, et rien n'indique que M. perrini soit strictement confinée aux eaux californiennes. Les données disponibles ne permettent toutefois pas d'en préciser les limites.

En France, l'espèce est absente. Aucune donnée ne la rattache à la Méditerranée, au golfe de Gascogne, à la Manche ni aux territoires ultramarins : c'est un cétacé du Pacifique nord tempéré. La problématique dont elle est emblématique, la vulnérabilité des ziphiidés aux sonars militaires, concerne en revanche directement les eaux françaises, où la baleine à bec de Cuvier (Ziphius cavirostris) est le ziphiidé le plus régulièrement rencontré en Méditerranée.

Biologie et écologie

Presque tout ce que l'on sait de la biologie de M. perrini provient de la dissection de cadavres échoués. Le contenu stomacal des spécimens a livré des becs de calmars pélagiques, dont l'espèce Octopoteuthis deletron a pu être formellement identifiée, ainsi que des restes de vertébrés non déterminés. Comme les autres ziphiidés, l'animal est un plongeur profond qui se nourrit par succion : dépourvu de dents fonctionnelles pour saisir ses proies, il les aspire dans sa cavité buccale après les avoir localisées à l'écholocation. Les baleines à bec comptent parmi les mammifères les plus performants en apnée : la baleine à bec de Cuvier détient le record documenté, toutes espèces de mammifères confondues, avec une plongée de 222 minutes (3 h 42) enregistrée au large de la Californie, et des plongées de plus de 2 000 m de profondeur.

La vie sociale reste largement inconnue. Les rares indices suggèrent un animal solitaire ou vivant en petits groupes, moins grégaire que la plupart des odontocètes. Les cicatrices linéaires des mâles adultes indiquent une compétition intrasexuelle marquée : les dents servent d'armes lors d'affrontements entre mâles pour l'accès aux femelles, un comportement classique chez les mésoplodons.

La reproduction n'est documentée que par bribes. Les deux spécimens types adultes étaient âgés d'environ 9 ans et déjà sexuellement matures, ce qui suggère une maturité atteinte à cet âge ou plus tôt. Les jeunes de 2,1 à 2,45 m examinés étaient estimés à environ un an, et les analyses indiquent qu'ils s'alimentaient déjà de façon autonome en été. La durée de gestation, l'intervalle entre deux mises bas et la longévité maximale demeurent inconnus.

Plusieurs animaux échoués portaient les traces de leur environnement immédiat : morsures circulaires du squalelet féroce, et, pour l'individu de 1997, une infestation parasitaire associée à un état d'émaciation avancé. Des fragments de plastique ont par ailleurs été retrouvés dans le tube digestif d'individus échoués.

Statut et conservation

Longtemps classée « Données insuffisantes », la baleine à bec de Perrin a été réévaluée « En danger » (EN) lors de la mise à jour de la Liste rouge de l'UICN publiée en décembre 2020, statut confirmé dans l'édition 2025-2 (octobre 2025). Sa tendance démographique est jugée en diminution, elle fait partie du très petit nombre de cétacés pour lesquels un déclin actif est estimé.

Ce classement ne repose pas sur un comptage direct de l'espèce, impossible à réaliser puisqu'on ne sait pas la reconnaître en mer, mais sur les tendances mesurées pour l'ensemble des mésoplodons du courant de Californie. Les campagnes de transects linéaires menées par le Southwest Fisheries Science Center entre 1991 et 2008 ont estimé les effectifs de Mesoplodon spp. à 2 206 individus en 1991 (CV = 0,46) contre 811 en 2008 (CV = 0,65), avec une probabilité de déclin de 0,96 et un taux moyen d'environ 7 % par an. Des analyses ultérieures suggèrent au contraire un net redressement : la moyenne des estimations pour Mesoplodon spp. passe de 1 230 individus en 2001 à 3 439 en 2014 dans les eaux du courant de Californie, soit un niveau supérieur à celui estimé pour 1991. Ces chiffres, agrégés au niveau du genre, issus de séries et de méthodes différentes et assortis d'intervalles de confiance très larges, doivent être lus avec prudence.

Les menaces identifiées sont celles qui pèsent sur tous les ziphiidés, aggravées ici par une aire de répartition connue extrêmement restreinte et superposée à une zone d'entraînement naval majeure. Le bruit anthropique arrive en tête : sonars militaires actifs et prospections sismiques, auxquels les baleines à bec sont notoirement sensibles. S'y ajoutent les captures accidentelles dans les filets maillants profonds, l'ingestion de plastique, les infestations parasitaires et les changements écosystémiques affectant les proies. L'espèce n'a jamais fait l'objet d'une chasse ciblée. Elle figure à l'annexe II de la CITES et bénéficie, dans les eaux américaines, de la protection générale du Marine Mammal Protection Act.

Observer cette espèce

Observer une baleine à bec de Perrin relève, en l'état des connaissances, de l'exception statistique : aucune observation d'individu vivant n'a jamais été formellement confirmée par des scientifiques. Deux observations en mer réalisées au large de la Californie à la fin des années 1970 pourraient s'y rapporter, sans certitude. Les rares signalements de mésoplodons dans la zone se concentrent entre mai et septembre, avec une probabilité de rencontre un peu plus élevée aux abords des îles Santa Catalina et San Clemente, sur des fonds supérieurs à 1 000 m.

En pratique, les ziphiidés se repèrent à des indices discrets : une mer calme, un souffle bas et peu visible, une brève apparition du dos et de l'aileron, puis une longue plongée. L'approche doit rester passive. Couper la route de l'animal, le poursuivre ou accélérer à proximité interrompt le cycle respiratoire qui suit une plongée profonde, ce qui est particulièrement dommageable chez ces espèces. La règle est de maintenir une distance stable, de laisser l'animal décider de la rencontre et de limiter le bruit moteur.

La contribution la plus utile qu'un observateur puisse apporter à la connaissance de ces espèces reste le signalement d'échouage. Ce sont les cadavres, et eux seuls, qui ont permis de décrire M. perrini. Photographier la tête, la mâchoire inférieure et la position exacte des dents, puis prévenir immédiatement le réseau compétent, est déterminant : en France, tout échouage de cétacé doit être signalé au Réseau national échouages.

Questions fréquentes

Combien d'individus de baleine à bec de Perrin ont été étudiés à ce jour ?

Six spécimens seulement, tous échoués sur les côtes de Californie entre le 22 mai 1975 et le 15 octobre 2013. Ils sont conservés dans les collections du Smithsonian (USNM) et du Natural History Museum of Los Angeles County (LACM). L'holotype, un mâle adulte, s'est échoué le 9 septembre 1978. Les lieux d'échouage s'échelonnent de Torrey Pines, juste au nord de San Diego, jusqu'à Monterey, sur environ 600 km de côte.

A-t-on déjà vu cette baleine vivante ?

Aucune observation d'animal vivant n'a été confirmée avec certitude. Deux observations en mer réalisées au large de la Californie à la fin des années 1970 pourraient concerner l'espèce, mais elles n'ont jamais pu être validées. La seule trace indirecte d'individus vivants est acoustique : un signal d'écholocation modulé en fréquence, nommé BW43, détecté sur des sites profonds de 1 100 à 1 300 m au large de la Californie du Sud, lui est attribué.

Pourquoi l'espèce n'a-t-elle été décrite qu'en 2002 ?

Parce que les quatre premiers spécimens avaient été identifiés à tort comme des baleines à bec d'Hector (Mesoplodon hectori), une espèce de l'hémisphère sud très proche morphologiquement. C'est la constitution d'une base de données de séquences d'ADN mitochondrial des ziphiidés qui a révélé qu'il s'agissait d'un taxon distinct, décrit en 2002 par Dalebout, Mead, Baker, Baker et van Helden.

Peut-on rencontrer cette espèce en France ?

Non. La baleine à bec de Perrin n'est connue que du Pacifique nord, au large de la Californie. Elle n'est signalée ni en Méditerranée, ni dans le golfe de Gascogne, ni en Manche, ni dans les territoires ultramarins français. En Méditerranée, le ziphiidé le plus régulièrement rencontré est la baleine à bec de Cuvier (Ziphius cavirostris).

Pourquoi est-elle classée En danger alors qu'on ne sait presque rien d'elle ?

Le classement « En danger », adopté en décembre 2020, repose sur la conjonction d'une aire de répartition connue très restreinte, de menaces bien identifiées dans cette zone (sonars militaires, prospections sismiques, filets maillants profonds) et des tendances mesurées pour l'ensemble des mésoplodons du courant de Californie, dont les effectifs sont passés d'environ 2 200 individus en 1991 à environ 800 en 2008 selon les campagnes de transects linéaires. Des séries plus récentes indiquent au contraire un net redressement du genre, jusqu'à environ 3 400 individus en 2014, mais ces estimations agrégées reposent sur des méthodes différentes et restent assorties d'intervalles de confiance très larges. Avant 2020, l'espèce était classée « Données insuffisantes ».

De quoi se nourrit-elle et comment chasse-t-elle ?

L'examen des contenus stomacaux a mis en évidence des calmars pélagiques, dont Octopoteuthis deletron. Comme les autres baleines à bec, elle chasse en plongée profonde par succion : elle localise ses proies à l'écholocation puis les aspire, ses dents ne servant pas à la capture mais, chez les mâles, aux combats entre rivaux. Ces cétacés sont des apnéistes hors norme : chez la baleine à bec de Cuvier, une plongée de 222 minutes (3 h 42) a été enregistrée au large de la Californie, record documenté chez les mammifères.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 4 observations géolocalisées de Mesoplodon perrini sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
United States of America7

Carte de répartition : Baleine à bec de Perrin (Mesoplodon perrini)

Carte de répartition : Baleine à bec de Perrin (Mesoplodon perrini), 4 observations géolocalisées issues du GBIF
4 observations géolocalisées de Mesoplodon perrini. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
🗺️ Ouvrir la carte interactivePour zoomer et parcourir. Elle utilise les fonds OpenStreetMap/CARTO et les densités d'occurrences GBIF : aucune donnée n'est envoyée à ces services avant votre clic.

Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 7 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en septembre.

30janvier : 0janfévrier : 0févmars : 0maravril : 0avrmai : 2maijuin : 0juinjuillet : 1juilaoût : 0aoûtseptembre : 3sepoctobre : 1octnovembre : 0novdécembre : 0déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier0
février0
mars0
avril0
mai2
juin0
juillet1
août0
septembre3
octobre1
novembre0
décembre0

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Mesoplodon perrini
© Mead, James G., licence spécifique, 2013
Mesoplodon perrini
© Mead, James G., licence spécifique, 1997
Mesoplodon perrini
© Mead, James G., licence spécifique, 1978
Mesoplodon perrini
© Mead, James G., licence spécifique, 1978
Mesoplodon perrini
© Mead, James G., licence spécifique, 1976
Mesoplodon perrini
© Mead, James G., licence spécifique, 1975
Mesoplodon perrini
© Mead, James G., licence spécifique, 1975

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Dalebout M., Mead J., Baker C., Baker A. et al. (2002) A NEW SPECIES OF BEAKED WHALE MESOPLODON PERRINI SP. N. (CETACEA: ZIPHIIDAE) DISCOVERED THROUGH PHYLOGENETIC ANALYSES OF MITOCHONDRIAL DNA SEQUENCES, Marine Mammal Science
  2. Pitman R. (2018) Mesoplodon Beaked Whales, Encyclopedia of Marine Mammals
  3. Loughlin T., Perez M. (1985) Mesoplodon stejnegeri, Mammalian Species
  4. Turner W. (1909) XLI.—The Skeleton of a Sowerby's Whale (Mesoplodon bidens) stranded at St Andrews, and the Morphology of the Manus in Mesoplodon, Hyperoodon and the Delphinidæ, Proceedings of the Royal Society of Edinburgh
  5. Einfeldt A., Paterson I., Feyrer L. (2019) Complete mitochondrial genomes and phylogeny of two rare whale species: True’s (Mesoplodon mirus: True 1913) and Sowerby’s (Mesoplodon bidens: Sowerby 1804) beaked whales, Mitochondrial DNA Part B
  6. de Boer M., van den Bergh M., Pool M., Willems T. et al. (2023) First records of Mesoplodon europaeus (Gervais, 1855), Gervais’ Beaked Whale (Cetacea, Ziphiidae, Mesoplodon), and other beaked whales in Suriname, South America, Check List
  7. ROBINEAU D. (1973) SUR DEUX ROSTRES DE MESOPLODON (CETACEA, HYPEROODONTIDAE), Mammalia
  8. (2020) Mesoplodon perrini: Pitman, R.L., Taylor, B.L., Barlow, J. & Cooke, J.G., IUCN Red List of Threatened Species

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).