Marsouin de Dall (Phocoenoides dalli)

Carte d’identité
Nom scientifique Phocoenoides dalli (True, 1885)
Autres noms Dall's porpoise (anglais), marsouin de True ou True's porpoise (pour la sous-espèce Phocoenoides dalli truei), marsouin à flancs blancs
Taille 1,7 à 2,4 m ; le plus souvent 1,8 à 2,0 m (femelles jusqu'à ~2,10 m, mâles jusqu'à ~2,20 m, maximum documenté 2,39 m en mer d'Okhotsk). Nouveau-né : 85 cm à 1 m.
Poids 130 à 220 kg
Longévité 15 à 20 ans en moyenne (16-17 ans le plus souvent cités), maximum documenté environ 22 ans
Régime Poissons mésopélagiques (poissons-lanternes/myctophidés, merlu du Pacifique, éperlans, capelan), poissons pélagiques grégaires (hareng, sardine, anchois, chinchard), céphalopodes (calmars gonatidés), occasionnellement crustacés. Chasse surtout nocturne.
Statut UICN Préoccupation mineure (LC), évaluation du 22 mars 2017, publiée en 2018 (Jefferson & Braulik, The IUCN Red List of Threatened Species 2018 : e.T17032A50370912). Tendance de population : inconnue. Aucune sous-population n'est évaluée séparément à ce jour ; la sous-espèce Phocoenoides dalli truei Andrews, 1911, endémique du Pacifique Nord-Ouest et constituant une population unique, est signalée comme méritant une évaluation distincte.

En bref

Le marsouin de Dall est le seul représentant de son genre et le plus rapide des petits cétacés : il file jusqu'à environ 55 km/h sur de courtes distances et projette alors en surface une gerbe d'eau caractéristique, la « queue de coq ». Trapu, noir et blanc, il fréquente exclusivement les eaux froides et profondes du Pacifique Nord, de la Californie à la mer de Béring et jusqu'au Japon. Classé en Préoccupation mineure par l'UICN avec une population probablement supérieure à 1,2 million d'individus, il reste néanmoins la cible de la plus importante chasse directe de petits cétacés au monde.

Identification

Le marsouin de Dall se reconnaît immédiatement à sa silhouette massive et à son patron de couleur très contrasté. Le corps est trapu, presque bossu, avec une tête minuscule dépourvue de bec, un trait commun à tous les marsouins. La robe est noire ou gris très sombre, marquée sur le ventre et sur les flancs par une vaste plage blanche nettement délimitée, dont l'extension vers l'avant du corps varie selon les individus et les sous-espèces. La nageoire dorsale, triangulaire, est implantée au milieu du dos et souvent inclinée vers l'avant ; son bord supérieur, comme celui de la nageoire caudale, est ourlé d'un liseré blanc ou gris clair (le « givrage »). Les adultes mesurent le plus souvent 1,8 à 2,0 m, rarement plus de 2,2 m, pour un maximum documenté de 2,39 m, et pèsent de 130 à 220 kg. Le dimorphisme sexuel est net : les mâles matures sont plus grands, avec un pédoncule caudal plus épais et une dorsale davantage inclinée vers l'avant ; les femelles plafonnent autour de 2,10 m et les mâles autour de 2,20 m, les plus grands individus connus, des mâles de la mer d'Okhotsk, atteignant 2,39 m. Des formes entièrement noires (mélaniques) ou entièrement blanches (albinos) existent, mais restent rares. La bouche est garnie de très nombreuses dents minuscules en forme de spatule, entre 38 et 56 par mâchoire selon les individus.

Le comportement de surface est aussi diagnostique que la robe. À vitesse élevée, l'animal ne saute pas : il perce la surface d'un mouvement rasant qui projette vers l'arrière une gerbe conique très reconnaissable, la fameuse « queue de coq » (rooster tail), souvent le seul indice visible avant que l'animal ne soit identifié. Ce cétacé se précipite volontiers à l'étrave des navires, y compris rapides, puis s'en désintéresse brusquement, un comportement qui contraste avec la discrétion habituelle des marsouins.

Les confusions restent possibles. De loin, le contraste noir et blanc et la dorsale dressée peuvent évoquer un jeune orque, mais la taille (moins de 2,5 m contre plusieurs mètres) et l'absence de tache oculaire blanche lèvent le doute. Le marsouin commun (Phocoena phocoena), présent dans une partie du Pacifique Nord tempéré, est plus petit, uniformément gris-brun sans plage blanche latérale tranchée, et ne produit jamais de queue de coq. Ces deux espèces s'hybrident d'ailleurs assez régulièrement dans le nord-est du Pacifique, et les hybrides présentent des colorations intermédiaires qui compliquent l'identification en mer. Enfin, la sous-espèce occidentale truei se distingue de la forme nominale par une plage blanche qui s'étend nettement plus loin vers l'avant du corps, jusqu'à la région des nageoires pectorales.

Taxonomie

Le marsouin de Dall appartient à l'ordre des Cétacés, sous-ordre des Odontocètes (cétacés à dents), et à la famille des Phocoenidae, qui regroupe les marsouins. Il a été décrit en 1885 par le naturaliste américain Frederick W. True, sur un spécimen provenant d'un détroit situé à l'ouest de l'île d'Adak, dans les Aléoutiennes (Alaska) ; l'épithète spécifique honore le naturaliste William Healey Dall. La combinaison originale utilisant un autre genre, l'autorité s'écrit entre parenthèses : Phocoenoides dalli (True, 1885). L'espèce est aujourd'hui la seule du genre Phocoenoides, qui lui est donc propre.

Deux sous-espèces sont reconnues : Phocoenoides dalli dalli (True, 1885), largement répartie dans l'ensemble du Pacifique Nord, et Phocoenoides dalli truei Andrews, 1911, dite marsouin de True, cantonnée au Pacifique Nord-Ouest, au large du Japon et dans le sud de la mer d'Okhotsk. Roy Chapman Andrews avait d'abord décrit truei en 1911 comme une espèce à part entière, Phocoenoides truei, en érigeant à cette occasion le genre Phocoenoides pour y placer les deux formes ; les travaux ultérieurs, morphologiques puis moléculaires, n'ont retenu qu'une seule espèce, truei étant ramenée au rang de sous-espèce, certains auteurs n'y voyant qu'un morphotype. Cette dernière constitue une population unique, ce qui a conduit certains spécialistes à recommander une évaluation de conservation distincte.

L'hybridation avec le marsouin commun, documentée notamment dans les eaux de Colombie-Britannique, est suffisamment fréquente pour être considérée comme un phénomène régulier plutôt qu'anecdotique.

Répartition et habitat

L'aire de répartition du marsouin de Dall est strictement limitée au Pacifique Nord et à ses mers adjacentes, entre environ 30° et 62° de latitude nord. À l'est, l'espèce se rencontre de la Californie jusqu'à la mer de Béring, en passant par l'Oregon, l'État de Washington, la Colombie-Britannique et l'ensemble du golfe d'Alaska ; à l'ouest, elle occupe les eaux russes, la mer d'Okhotsk, la mer du Japon et les côtes du Japon et de la Corée. C'est une espèce d'eaux froides et profondes : elle recherche des fonds supérieurs à environ 180 m et des températures de surface comprises entre 2 et 17 °C, évitant généralement les eaux dépassant 18 °C. On la rencontre aussi bien au large, en pleine mer, que dans les bras de mer profonds, les fjords et les passages intérieurs de la côte nord-américaine. Certaines populations effectuent des déplacements saisonniers, remontant vers le nord au printemps et redescendant à l'automne, mais l'espèce est présente toute l'année dans une grande partie de son aire. Localement, sa distribution a évolué : dans les eaux intérieures de la mer des Salish (Puget Sound, détroit de Géorgie, détroit de Juan de Fuca), où elle était commune jusqu'au début des années 1990, elle est devenue rare depuis, pour des raisons encore mal comprises.

En France, le marsouin de Dall est absent. Son aire de répartition ne recoupe ni les eaux métropolitaines, Manche, mer du Nord, golfe de Gascogne, Méditerranée, ni celles des collectivités d'outre-mer, situées hors du Pacifique Nord tempéré. Le seul phocœnidé observé dans les espaces maritimes français est le marsouin commun (Phocoena phocoena), présent en métropole, principalement en Manche, en mer du Nord et dans le golfe de Gascogne, ainsi qu'à Saint-Pierre-et-Miquelon. Toute mention d'un marsouin de Dall en Atlantique Nord-Est ou en Méditerranée relève donc d'une confusion d'espèce.

Biologie et écologie

Le marsouin de Dall est un prédateur opportuniste de pleine eau. Son régime associe des poissons mésopélagiques, poissons-lanternes (myctophidés) surtout, mais aussi merlu du Pacifique, éperlans, capelan, des poissons pélagiques grégaires comme le hareng, la sardine, l'anchois et le chinchard, et des céphalopodes, en particulier des calmars de la famille des gonatidés. Des crustacés (krill, crevettes) apparaissent occasionnellement dans les contenus stomacaux, sans constituer une part significative de l'alimentation. L'espèce chasse principalement de nuit, lorsque la couche diffusante profonde remonte vers la surface et met ses proies à portée. Les plongées alimentaires courantes restent modestes, de l'ordre de quelques dizaines de mètres, mais l'animal est capable de descendre nettement plus bas : NOAA Fisheries fait état de plongées atteignant environ 500 m.

Comme tous les marsouins, l'espèce est acoustiquement spécialisée : elle émet des clics d'écholocation à bande étroite et haute fréquence, dont le pic se situe le plus souvent entre 120 et 140 kHz, et ne produit pas de sifflements. Ces fréquences, très au-dessus de la sensibilité auditive des orques, sont interprétées comme une adaptation antiprédatrice, les orques mammalophages et les grands requins comptent parmi ses rares prédateurs naturels.

La vie sociale s'organise en petits groupes fluides de 2 à 20 individus, la plupart des observations portant sur des unités de moins d'une douzaine d'animaux. Des rassemblements lâches de plusieurs centaines, voire de milliers d'individus, se forment sur les zones d'alimentation riches. Le système d'accouplement est polygyne, les mâles pratiquant la garde du partenaire.

La reproduction est lente, comme chez tous les cétacés. Les femelles atteignent la maturité sexuelle vers 3 à 6 ans, les mâles plutôt vers 5 à 8 ans. La gestation dure de 10 à 12 mois et donne naissance à un petit unique, mesurant 85 cm à 1 m à la naissance, généralement entre juin et septembre. L'allaitement s'étend sur plusieurs mois, une durée inférieure à un an selon NOAA Fisheries et plus longue selon d'autres travaux, et l'intervalle entre deux mises bas est d'environ trois ans, variable selon la condition de la femelle. La longévité est courte pour un cétacé : 15 à 20 ans en moyenne, avec des individus documentés jusqu'à 22 ans.

Statut et conservation

Le marsouin de Dall est classé en Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l'UICN. L'évaluation en vigueur, réalisée le 22 mars 2017 et publiée en 2018 (Jefferson & Braulik, e.T17032A50370912), retient une tendance de population « inconnue », faute de séries d'abondance suffisamment longues. L'effectif mondial est estimé à plus de 1,2 million d'individus et aucun déclin à l'échelle de l'aire de répartition n'est démontré, ce qui justifie le classement. Les estimations régionales sont importantes mais hétérogènes : environ 554 000 animaux en mer d'Okhotsk, 104 000 au large du Japon, 83 000 en Alaska. Pour la côte ouest des États-Unis, NOAA Fisheries retient de l'ordre de 100 000 individus, tandis que les campagnes récentes couvrant la zone Californie-Oregon-Washington aboutissent à un chiffre nettement plus bas, autour de 26 000 ; près de 5 000 animaux sont estimés en Colombie-Britannique. À l'échelle locale, l'espèce a en revanche connu un effondrement documenté dans les eaux intérieures de la mer des Salish, où elle était commune jusqu'au début des années 1990.

La principale pression historique reste la chasse dirigée au Japon, menée au harpon à main : plus de 45 000 animaux y ont été prélevés en 1988, ce qui en a fait la plus importante chasse directe de petits cétacés au monde. Les documents de NOAA Fisheries évoquent encore un ordre de grandeur de 18 000 prises annuelles, mais ce chiffre reflète une situation antérieure : les prises effectivement déclarées ces dernières années sont très inférieures aux quotas, avec 109 individus capturés pour un quota de 8 535 lors de l'exercice 2023. La deuxième menace est la capture accidentelle. Les grands filets dérivants au saumon et au calmar en haute mer, responsables de plusieurs milliers de morts par an à la fin des années 1980, ont largement cessé après le moratoire des Nations unies du début des années 1990, mais l'espèce continue d'être capturée dans les filets maillants, les chaluts et les engins ciblant poissons de fond, saumons et calmars, dans les eaux japonaises, russes, canadiennes et américaines ; environ 1 300 prises annuelles sont rapportées pour les filets maillants russes. S'y ajoutent la contamination par les polluants organochlorés, PCB et DDE s'accumulent dans le lard et perturbent les fonctions hormonales et la reproduction, et le bruit sous-marin, qui interfère avec la communication et l'écholocation.

Sur le plan réglementaire, l'espèce est inscrite à l'Annexe II de la CITES, protégée aux États-Unis par le Marine Mammal Protection Act et par la législation canadienne sur les mammifères marins, et soumise à des quotas de capture au Japon. Les évaluateurs de l'UICN recommandent la mise en place de suivis d'abondance de long terme, seuls à même de détecter d'éventuels déclins régionaux, notamment pour la sous-espèce truei qui ne forme qu'une seule population.

Observer cette espèce

L'observation du marsouin de Dall se pratique dans le Pacifique Nord tempéré à subarctique, toute l'année. Les secteurs les plus favorables sont le sud-est de l'Alaska et le golfe d'Alaska, les eaux profondes de Colombie-Britannique (Inside Passage, détroit de Johnstone, détroit de la Reine-Charlotte, large de l'île de Vancouver), le large de l'État de Washington, de l'Oregon et de la Californie du Nord, ainsi que les côtes de Hokkaidō et du nord de Honshū au Japon, où la forme truei est présente. En revanche, les eaux intérieures de la mer des Salish, Puget Sound, détroit de Géorgie, détroit de Juan de Fuca, îles San Juan, où l'espèce était commune jusqu'au début des années 1990, ne constituent plus un bon secteur d'observation : les campagnes aériennes des années 2010 n'y ont détecté qu'un nombre infime d'animaux, un effondrement local encore inexpliqué, concomitant du retour en force du marsouin commun. L'espèce fréquentant les eaux profondes, les sorties au large ou les traversées en ferry dans les bras de mer profonds offrent souvent de meilleures chances que les excursions côtières.

En mer, le premier signe est presque toujours la gerbe en queue de coq, visible à bonne distance par mer calme ; l'animal lui-même se montre peu, sans jamais sauter. Le marsouin de Dall vient fréquemment surfer à l'étrave, ce qui permet des observations rapprochées et fugaces, l'occasion de vérifier la plage blanche latérale et le liseré clair de la dorsale. Une mer plate et une lumière rasante facilitent la détection.

Sur le plan éthique, il convient de rappeler que ce sont les animaux qui choisissent d'approcher les navires, jamais l'inverse : il ne faut ni modifier brusquement le cap ou la vitesse pour intercepter un groupe, ni le poursuivre, ni le couper en deux. Le maintien d'une vitesse et d'une trajectoire constantes, la réduction des régimes moteur en présence d'animaux et le respect des distances recommandées par les autorités locales, la réglementation américaine et canadienne encadre strictement l'approche des mammifères marins, sont les règles de base. Les groupes comprenant des jeunes doivent faire l'objet d'une prudence renforcée. Enfin, signaler ses observations aux réseaux de suivi régionaux contribue utilement à la connaissance d'une espèce dont la tendance démographique reste indéterminée.

Questions fréquentes

Le marsouin de Dall est-il vraiment le cétacé le plus rapide ?

Il est le plus rapide des petits cétacés : il atteint environ 55 km/h (34 miles par heure) sur de courtes distances. Cette pointe de vitesse s'accompagne d'un signe visuel unique, la gerbe conique dite « queue de coq » qu'il projette derrière lui en perçant la surface. Plusieurs grands cétacés et certains grands dauphins peuvent toutefois soutenir des vitesses élevées sur de plus longues distances.

Peut-on l'observer en France ?

Non. Le marsouin de Dall vit exclusivement dans le Pacifique Nord, entre environ 30° et 62° de latitude nord. Il est absent des eaux métropolitaines comme des collectivités d'outre-mer. Le seul marsouin observable dans les eaux françaises est le marsouin commun (Phocoena phocoena), présent surtout en Manche, en mer du Nord, dans le golfe de Gascogne et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Où a-t-on les meilleures chances de le voir ?

Dans les eaux profondes du Pacifique Nord tempéré à subarctique : sud-est de l'Alaska et golfe d'Alaska, Inside Passage et détroits de Johnstone et de la Reine-Charlotte en Colombie-Britannique, large de l'État de Washington, de l'Oregon et de la Californie du Nord, et côtes de Hokkaidō et du nord de Honshū au Japon. Attention en revanche aux guides anciens qui recommandent le Puget Sound, le détroit de Géorgie ou les îles San Juan : l'espèce y était commune jusqu'au début des années 1990, mais les campagnes aériennes des années 2010 n'y ont détecté qu'un nombre infime d'animaux.

Comment le distinguer d'un jeune orque ?

Le contraste noir et blanc et la dorsale triangulaire dressée peuvent prêter à confusion à distance. La taille tranche cependant : le marsouin de Dall dépasse rarement 2,2 m, contre plusieurs mètres pour un orque même juvénile. Le marsouin ne possède pas la tache oculaire blanche caractéristique de l'orque, et sa plage blanche est latérale et ventrale, non dorsale.

Combien y a-t-il de sous-espèces, et qui les a décrites ?

Deux sous-espèces sont reconnues : Phocoenoides dalli dalli (True, 1885), répartie dans l'ensemble du Pacifique Nord, et Phocoenoides dalli truei Andrews, 1911, le marsouin de True, cantonné au Pacifique Nord-Ouest, au large du Japon et dans le sud de la mer d'Okhotsk. Roy Chapman Andrews avait décrit truei en 1911 comme une espèce distincte, en créant à cette occasion le genre Phocoenoides ; les travaux ultérieurs l'ont ramenée au rang de sous-espèce, certains auteurs n'y voyant qu'un simple morphotype.

Pourquoi est-il classé en Préoccupation mineure malgré la chasse dont il fait l'objet ?

Parce que l'effectif mondial est estimé à plus de 1,2 million d'individus et qu'aucun déclin n'est démontré à l'échelle de l'aire de répartition. L'UICN retient néanmoins une tendance de population « inconnue » : les séries de suivi sont trop courtes pour détecter d'éventuelles baisses régionales, ce qui justifie la recommandation d'un suivi d'abondance de long terme. Des effondrements locaux existent d'ailleurs, comme celui observé dans les eaux intérieures de la mer des Salish.

S'hybride-t-il avec d'autres espèces ?

Oui. L'hybridation avec le marsouin commun (Phocoena phocoena) est documentée et considérée comme assez fréquente dans le nord-est du Pacifique, notamment au large de la Colombie-Britannique. Les hybrides présentent des colorations intermédiaires qui rendent leur identification en mer délicate.

Quels sont ses prédateurs naturels ?

Les orques mammalophages et les grands requins, dont le grand requin blanc. Ses clics d'écholocation à bande étroite et haute fréquence, dont le pic se situe entre 120 et 140 kHz, se situent au-dessus de la gamme la plus sensible de l'audition des orques : cette signature acoustique est interprétée comme une adaptation permettant de chasser sans se faire repérer.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 910 observations géolocalisées de Phocoenoides dalli sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
United States of America444
Japan262
Canada160
Russian Federation81

Carte de répartition : Marsouin de Dall (Phocoenoides dalli)

Carte de répartition : Marsouin de Dall (Phocoenoides dalli), 910 observations géolocalisées issues du GBIF
910 observations géolocalisées de Phocoenoides dalli. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
🗺️ Ouvrir la carte interactivePour zoomer et parcourir. Elle utilise les fonds OpenStreetMap/CARTO et les densités d'occurrences GBIF : aucune donnée n'est envoyée à ces services avant votre clic.

Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 942 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en juin.

2170janvier : 6janfévrier : 24févmars : 22maravril : 42avrmai : 124maijuin : 217juinjuillet : 161juilaoût : 195aoûtseptembre : 99sepoctobre : 28octnovembre : 10novdécembre : 14déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier6
février24
mars22
avril42
mai124
juin217
juillet161
août195
septembre99
octobre28
novembre10
décembre14

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Phocoenoides dalli
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Phocoenoides dalli
© Andrew Melnykovych, CC BY-NC, 2026
Phocoenoides dalli
© nmcneillie, CC BY-NC, 2026
Phocoenoides dalli
© hmcook, CC BY-NC, 2026
Phocoenoides dalli
© ngeng485, CC BY-NC, 2026
Phocoenoides dalli
© Doug Whitman, CC BY-NC, 2026
Phocoenoides dalli
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Phocoenoides dalli
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Phocoenoides dalli
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Phocoenoides dalli
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Phocoenoides dalli
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Phocoenoides dalli
© eithne8, CC BY-NC, 2026

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Subramanian A., Tanabe S., Tatsukawa R. (1988) Use of organochlorines as chemical tracers in determining some reproductive parameters in Dalli-type Dall's porpoise Phocoenoides dalli, Marine Environmental Research
  2. Jefferson T. (1988) Phocoenoides dalli, Mammalian Species
  3. Willis P., Dill L. (2007) Mate Guarding in Male Dall's Porpoises (Phocoenoides dalli), Ethology
  4. Walker W. (1996) SUMMER FEEDING HABITS OF DALL'S PORPOISE, PHOCOENOIDES DALLI, IN THE SOUTHERN SEA OF OKHOTSK, Marine Mammal Science
  5. Yang J., Harino H., Miyazaki N. (2007) Transplacental transfer of phenyltins from a pregnant Dall’s porpoise (Phocoenoides dalli) to her fetus, Chemosphere
  6. Conlogue G., Ogden J., Foreyt W. (1985) PARASITES OF THE DALL'S PORPOISE (PHOCOENOIDES DALLI TRUE), Journal of Wildlife Diseases
  7. Yang J., Miyazaki N. (2006) Transplacental transfer of butyltins to fetus of Dall’s porpoises (Phocoenoides dalli), Chemosphere
  8. Cowan I. (1944) The Dall Porpoise, Phocoenoides dalli (True), of the Northern Pacific Ocean, Journal of Mammalogy

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).