Globicéphale noir (Globicephala melas)

Carte d’identité
Nom scientifique Globicephala melas (Traill, 1809)
Autres noms Globicéphale commun, globicéphale à longues nageoires, baleine pilote, dauphin pilote ; long-finned pilot whale (anglais)
Taille Femelles 4,5 à 5,5 m, mâles 5,5 à 6,5 m (exceptionnellement jusqu'à 7,6 m) ; nouveau-nés 1,6 à 2,0 m
Poids 1 à 2,3 t en moyenne, les grands mâles atteignant 2,5 à 3 t ; nouveau-nés 75 à 80 kg
Longévité Environ 35 à 46 ans chez les mâles, jusqu'à une soixantaine d'années chez les femelles
Régime Céphalopodes en majorité (calmars, poulpes), complétés de poissons pélagiques et démersaux (hareng, maquereau, merlu, morue, poissons-lanternes) et parfois de crustacés
Statut UICN Préoccupation mineure (LC) au niveau mondial, évaluation de 2018 (Minton, Reeves & Braulik), tendance de population inconnue. Deux sous-populations méditerranéennes évaluées séparément en 2021 : Méditerranée intérieure « En danger » (EN, critère C2a(ii)) et détroit de Gibraltar « En danger critique » (CR).

En bref

Deuxième plus grand delphinidé après l'orque, le globicéphale noir est un cétacé trapu, entièrement noir, reconnaissable à son melon bombé et à ses très longues nageoires pectorales. Grand plongeur et chasseur de calmars, il vit en sociétés matrilinéaires soudées où les jeunes ne quittent jamais leur mère. Classé en Préoccupation mineure à l'échelle mondiale, il est en revanche menacé en Méditerranée, où ses deux sous-populations figurent parmi les plus fragiles du bassin.

Identification

Le globicéphale noir présente une silhouette massive et immédiatement reconnaissable : un corps épais et fuselé, une tête dépourvue de rostre visible, surmontée d'un melon volumineux et globuleux qui se creuse d'un pli marqué chez les vieux mâles. La nageoire dorsale, implantée assez en avant, au premier tiers du corps, est basse mais très large à la base, nettement plus longue que haute, et s'arrondit avec l'âge chez les mâles adultes. Les nageoires pectorales, en forme de faux, étroites et exceptionnellement allongées, représentent 18 à 27 % de la longueur totale du corps : c'est ce caractère qui vaut à l'espèce son nom de « globicéphale à longues nageoires ». La bouche porte 8 à 13 paires de dents coniques et émoussées par mâchoire, un équipement modeste adapté à la capture de proies molles.

La coloration est d'un noir profond, parfois brun sombre ou gris ardoise selon la lumière. Deux marques claires permettent l'identification à courte distance : une tache gris-blanc en forme d'ancre ou de W sur la gorge, qui se prolonge en une fine « cravate » ventrale jusqu'au nombril, et une flamme grisâtre en diagonale derrière l'œil, souvent discrète. Le dimorphisme sexuel est net, les mâles adultes étant sensiblement plus longs et plus lourds que les femelles, avec un melon plus proéminent et une dorsale plus épaisse.

La principale source de confusion est le globicéphale tropical (Globicephala macrorhynchus), morphologiquement très proche : en mer, les deux espèces ne se distinguent que par des différences subtiles de taille, de patron de coloration et surtout de longueur des pectorales, plus courtes chez l'espèce tropicale. Fort heureusement, leurs aires se recoupent peu, le globicéphale noir occupant les eaux tempérées à froides. Le faux-orque, plus élancé et à tête effilée, et le dauphin de Risso, gris clair et couvert de cicatrices, se distinguent plus facilement.

Taxonomie

Décrit sous le nom de Delphinus melas par le naturaliste écossais Thomas Stewart Traill en 1809, l'animal a longtemps été désigné sous l'orthographe Globicephala melaena, l'épithète melas ayant été rétablie en 1986. L'espèce appartient à la famille des Delphinidae, les dauphins océaniques, et au genre Globicephala, qui ne compte qu'une seule autre espèce actuelle, le globicéphale tropical (G. macrorhynchus). Avec ses grands mâles dépassant six mètres, le globicéphale noir est le deuxième plus grand delphinidé après l'orque.

Deux sous-espèces vivantes sont reconnues : G. melas melas dans l'Atlantique Nord et G. melas edwardii dans l'hémisphère sud. Une troisième forme, aujourd'hui disparue, occupait le Pacifique Nord occidental et n'est connue que par des restes datés du VIIIe au XIIe siècle, ce qui explique l'absence actuelle de l'espèce dans cette région.

Répartition et habitat

La répartition du globicéphale noir est dite antitropicale : l'espèce occupe deux vastes ceintures d'eaux tempérées à subpolaires séparées par la zone intertropicale, qu'elle ne franchit pas. Dans l'hémisphère nord, elle est confinée à l'Atlantique Nord, des côtes est des États-Unis et du golfe du Saint-Laurent jusqu'au Groenland, à l'Islande, aux Féroé, à la mer de Barents et à la mer du Nord, puis vers le sud le long de l'Europe atlantique, des Açores et de Madère jusqu'au détroit de Gibraltar et à la Méditerranée occidentale. Dans l'hémisphère sud, la distribution est circumglobale entre environ 19° et 60° de latitude sud, avec des observations régulières jusqu'à la convergence antarctique et, exceptionnellement, jusqu'à 68° S en bordure de banquise.

C'est une espèce essentiellement océanique, associée aux eaux profondes du talus continental et aux canyons sous-marins, mais qui s'approche parfois des côtes en suivant ses proies.

En France, le globicéphale noir est présent dans le bassin occidental de la Méditerranée, où le sanctuaire Pelagos et la mer Ligure constituent les principales zones de rencontre estivale, ainsi que dans le golfe de Gascogne, où il fréquente les fonds de 100 à 2 000 m et où des groupes de cinq à dix individus, parfois plusieurs dizaines, sont observés chaque été près des côtes. L'espèce fréquente également les eaux françaises d'outre-mer, notamment autour de Saint-Pierre-et-Miquelon et des îles subantarctiques des Terres australes. Sa présence dans le nord du bassin méditerranéen se raréfie de novembre à mai, ce qui suggère des déplacements saisonniers liés à la disponibilité des proies.

Biologie et écologie

Le globicéphale noir est avant tout un chasseur de céphalopodes. Les calmars, au premier rang desquels le calmar volant européen dans l'Atlantique Nord-Est, ainsi que des histioteuthidés et des ommastréphidés en Méditerranée, dominent largement son régime, complétés par des poulpes et, lorsque les céphalopodes se raréfient, par des poissons tels que hareng, maquereau, merlu, morue ou poissons-lanternes. La chasse se fait à l'écholocation, principalement de nuit, entre 200 et 500 m de profondeur environ. Les plongées alimentaires atteignent couramment 600 m et durent de dix à seize minutes ; un maximum de 852 m et des immersions de dix-huit minutes ont été enregistrés par balises, mais la majorité des plongées quotidiennes restent brèves, six sur dix durant moins de trois minutes.

La vie sociale de l'espèce est l'une des plus stables du monde des cétacés. Les animaux forment des bandes de 20 à 150 individus, parfois des rassemblements de plusieurs centaines à un millier, structurés en unités matrilinéaires durables d'environ huit à douze animaux. Fait remarquable, ni les femelles ni les mâles ne quittent le groupe de leur mère : les accouplements se font lors de rencontres entre groupes différents, ce qui évite la consanguinité tout en préservant les liens familiaux à vie. Les femelles âgées participent activement à la garde des jeunes, y compris de petits qui ne sont pas les leurs. Le répertoire vocal, riche en sifflements, cris et séquences répétées, s'étend de 1 à 20 kHz.

Les femelles atteignent la maturité sexuelle vers huit ans, les mâles vers douze. La gestation dure de douze à seize mois et débouche sur la naissance d'un unique petit tous les trois à six ans. L'allaitement s'étend de 18 à 44 mois, et certaines vieilles femelles continuent de produire du lait bien au-delà, jusqu'à une dizaine d'années. Les mâles vivent de 35 à 46 ans, les femelles jusqu'à une soixantaine d'années. Le cerveau de l'espèce a livré une découverte marquante : une étude publiée en 2014 y a dénombré environ 37,2 milliards de neurones néocorticaux, soit près du double du nombre estimé chez l'être humain, un résultat qui alimente toujours le débat scientifique sur les méthodes de comptage.

Statut et conservation

À l'échelle mondiale, le globicéphale noir est classé en Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l'UICN, évaluation menée et publiée en 2018 ; la tendance de la population y est qualifiée d'inconnue, faute de séries de données suffisantes sur l'ensemble de l'aire. Les effectifs de l'Atlantique Nord sont importants : les campagnes NASS de 2015 ont estimé 344 148 individus (IC 95 % : 162 795 – 727 527) pour la zone Islande-Féroé et 9 180 pour l'ouest du Groenland, et l'analyse des séries 1987-2015 n'a pas mis en évidence de déclin significatif.

La situation méditerranéenne est tout autre. Longtemps classée « Données insuffisantes », la population du bassin a été scindée et réévaluée en 2021 : la sous-population de Méditerranée intérieure est désormais En danger (EN) et celle du détroit de Gibraltar En danger critique (CR), classements repris par la résolution 8.12 de l'ACCOBAMS. Environ 2 888 individus (IC 95 % : 2 565 – 3 270) ont été estimés entre le détroit de Gibraltar, le nord de la mer d'Alboran et le golfe de Vera sur la période 1992-2010 (données A. Cañadas). Aucune estimation robuste n'est disponible pour le nord-ouest du bassin, où l'espèce n'est rencontrée que de façon dispersée ; le classement En danger de la sous-population de Méditerranée intérieure repose sur un effectif inférieur à 2 500 individus matures (critère C2a(ii)). La diversité génétique y est faible et les échanges avec l'Atlantique restreints. Une épizootie de morbillivirus a durement frappé les globicéphales de la mer d'Alboran en 2006-2007, avec une capacité de récupération incertaine.

Les menaces principales sont les captures accidentelles dans les filets maillants, palangres pélagiques et chaluts, les contaminants chimiques et le mercure qui s'accumulent tout au long de la chaîne alimentaire, le bruit sous-marin, sonars militaires et prospection sismique en tête, les maladies et les effets du changement climatique sur la distribution des proies. S'y ajoute une chasse dirigée : le grindadráp féroïen, pratiqué depuis la colonisation norroise et documenté par écrit depuis 1584, avec des statistiques de captures continues et fiables depuis 1709, prélève en moyenne 632 animaux par an depuis 2000 (de 0 à 1 203 selon les années), et le Groenland en prélève environ 248 par an. En 2008, les médecins-chefs des Féroé ont recommandé de ne plus considérer la viande de globicéphale comme propre à la consommation humaine en raison de ses teneurs en mercure.

L'espèce est inscrite à l'annexe II de la CITES ; ses populations de la mer du Nord et de la mer Baltique figurent à l'annexe II de la CMS, et l'espèce est couverte par les accords ASCOBANS et ACCOBAMS. En France, elle bénéficie du statut d'espèce protégée : destruction, capture, détention et perturbation intentionnelle sont interdites et pénalement sanctionnées.

Observer cette espèce

En Méditerranée française, la meilleure période d'observation s'étend de juin à septembre, la mer Ligure et le sanctuaire Pelagos concentrant l'essentiel des rencontres estivales. Dans le golfe de Gascogne, les groupes sont signalés chaque été au-dessus du talus continental et des canyons, entre 100 et 2 000 m de fond. L'espèce se repère à distance par les longues périodes de repos en surface, où les animaux flottent immobiles côte à côte, alignés en « ligne de chorale » ; le souffle est bas et diffus, et les globicéphales pratiquent volontiers le spy-hopping, sortant la tête à la verticale pour observer les alentours. En déplacement tranquille, ils avancent souvent à 1,5 nœud seulement, ce qui facilite l'approche.

Cette lenteur apparente ne doit pas encourager l'insistance. Les phases de repos diurne sont vitales pour une espèce qui chasse la nuit en profondeur, et les déranger a un coût énergétique réel. La conduite responsable consiste à ne jamais couper la route du groupe ni le fragmenter, à rester au-delà de 100 m, à approcher lentement et parallèlement, à limiter l'observation à une quinzaine de minutes et à ne jamais tenter de nager avec les animaux. Signaler ses observations aux réseaux scientifiques nationaux, en notant la date, la position et la taille du groupe, contribue directement au suivi d'une espèce encore mal connue dans les eaux françaises.

Questions fréquentes

Le globicéphale noir est-il une baleine ou un dauphin ?

C'est un dauphin. Malgré son surnom de « baleine pilote », il appartient à la famille des Delphinidae, celle des dauphins océaniques, et en constitue le deuxième plus grand représentant après l'orque. Son allure trapue et sa tête sans rostre lui donnent simplement une silhouette plus « baleinière » que celle des dauphins classiques.

Comment le distinguer du globicéphale tropical ?

C'est très difficile en mer : les deux espèces ne diffèrent que par des nuances de taille, de coloration et surtout par la longueur des nageoires pectorales, qui atteignent 18 à 27 % de la longueur du corps chez le globicéphale noir contre nettement moins chez le tropical. Le critère le plus fiable reste géographique, le globicéphale noir occupant les eaux tempérées à froides et son cousin les eaux chaudes.

Pourquoi les globicéphales s'échouent-ils en masse ?

Le globicéphale noir est l'espèce la plus fréquemment impliquée dans les échouages massifs. L'hypothèse dominante tient à la cohésion extrême du groupe : lorsqu'un animal s'échoue, les autres tendent à le suivre plutôt qu'à l'abandonner. Des erreurs de navigation dans des baies peu profondes et des facteurs anthropiques comme les sonars sont également évoqués. En septembre 2020, environ 470 individus se sont échoués à Macquarie Harbour, en Tasmanie, le plus important épisode jamais enregistré en Australie ; une centaine d'animaux ont pu être sauvés.

Peut-on en voir en France ?

Oui. Le globicéphale noir fréquente le bassin occidental de la Méditerranée, notamment le sanctuaire Pelagos et la mer Ligure en été, ainsi que le golfe de Gascogne, où il est observé chaque année au-dessus du talus continental. Il est également présent dans les eaux françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon et des Terres australes subantarctiques. Les rencontres y restent toutefois dispersées : aucune estimation robuste des effectifs n'est disponible pour le nord-ouest de la Méditerranée.

Jusqu'à quelle profondeur plonge-t-il ?

Ses plongées alimentaires atteignent couramment 600 m pour des durées de dix à seize minutes, et une profondeur maximale de 852 m ainsi que des apnées de dix-huit minutes ont été enregistrées par balises. La majorité des plongées quotidiennes sont pourtant courtes : six sur dix durent moins de trois minutes.

Est-il toujours chassé ?

Oui, dans deux régions de l'Atlantique Nord. Aux îles Féroé, la chasse traditionnelle en rabattage appelée grindadráp est documentée par écrit depuis 1584, avec des statistiques de captures continues depuis 1709 ; elle prélève en moyenne 632 animaux par an depuis 2000, avec de fortes variations d'une année à l'autre. Le Groenland en prélève environ 248 par an. En 2008, les autorités sanitaires féroïennes ont recommandé de ne plus consommer cette viande en raison de sa contamination au mercure.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 1 141 observations géolocalisées de Globicephala melas sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
Spain169
United States of America143
Canada137
Norway131
Morocco127
New Zealand115
Australia48
Netherlands47
Iceland43
Faroe Islands40

Carte de répartition : Globicéphale noir (Globicephala melas)

Carte de répartition : Globicéphale noir (Globicephala melas), 1 141 observations géolocalisées issues du GBIF
1 141 observations géolocalisées de Globicephala melas. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
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Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 1 161 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en août.

1960janvier : 49janfévrier : 48févmars : 54maravril : 79avrmai : 107maijuin : 123juinjuillet : 167juilaoût : 196aoûtseptembre : 141sepoctobre : 82octnovembre : 65novdécembre : 50déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier49
février48
mars54
avril79
mai107
juin123
juillet167
août196
septembre141
octobre82
novembre65
décembre50

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Globicephala melas
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Globicephala melas
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Globicephala melas
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Globicephala melas
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Globicephala melas
© Laura La Banda Alcayde, CC BY-NC, 2026
Globicephala melas
© Eliot Fournial, CC BY-NC, 2026
Globicephala melas
© kschnipp, CC BY-NC, 2026
Globicephala melas
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Globicephala melas
© Morten Fyhn Amundsen, CC BY, 2026
Globicephala melas
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Globicephala melas
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Globicephala melas
© Maria Tietze, CC BY-NC, 2026

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Weilgart L., Whitehead H. (1990) Vocalizations of the North Atlantic pilot whale (Globicephala melas) as related to behavioral contexts, Behavioral Ecology and Sociobiology
  2. Caurant F., Amiard-Triquet C. (1995) Cadmium contamination in Pilot Whales Globicephala melas: Source and potential hazard to the species, Marine Pollution Bulletin
  3. NEMIROFF L., WHITEHEAD H. (2009) STRUCTURAL CHARACTERISTICS OF PULSED CALLS OF LONG-FINNED PILOT WHALESGLOBICEPHALA MELAS, Bioacoustics
  4. Augusto J., Frasier T., Whitehead H. (2017) Social structure of long-finned pilot whales (Globicephala melas) off northern Cape Breton Island, Nova Scotia, Behaviour
  5. Balbuena J., Raga J. (1993) Intestinal helminth communities of the long-finned pilot whale (Globicephala melas) off the Faroe Islands, Parasitology
  6. Siemann L. (1994) Mitochondrial DNA sequence variation in North Atlantic long-finned pilot whales, Globicephala melas
  7. Kowarski K. (2014) Effects of Remote Biopsy Sampling on Long-Finned Pilot Whales (Globicephala melas) in Nova Scotia, Aquatic Mammals
  8. (2018) Globicephala melas: Minton, G., Reeves, R. & Braulik, G., IUCN Red List of Threatened Species

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).