Dauphin à bosse australien (Sousa sahulensis)

Carte d’identité
Nom scientifique Sousa sahulensis Jefferson & Rosenbaum, 2014
Autres noms Australian humpback dolphin (anglais) ; longtemps confondu avec le dauphin à bosse de l'Indo-Pacifique (Sousa chinensis), dont il a été séparé en 2014
Taille Adultes de 2 à 2,7 m environ ; maximum voisin de 2,8 m chez les mâles et de 2,6 m chez les femelles ; nouveau-né d'environ 1 m
Poids Adultes de 230 à 260 kg en moyenne, jusqu'à environ 280 kg chez les grands mâles ; nouveau-né d'une quinzaine de kilogrammes
Longévité Au moins une trentaine d'années ; certaines sources avancent plus de 40 ans
Régime Piscivore opportuniste : poissons côtiers, estuariens et de récifs peu profonds ; accessoirement céphalopodes, raies et crustacés
Statut UICN Vulnérable (VU), critère C2a(i), évaluation publiée en 2017 par G. Parra, D. Cagnazzi, W. Perrin et G. Braulik. L'espèce n'est pas découpée en sous-populations évaluées séparément.

En bref

Le dauphin à bosse australien est le dernier-né des quatre espèces du genre Sousa : il n'a été décrit comme espèce à part entière qu'en 2014, sur la base de différences morphologiques et génétiques. Endémique des eaux côtières peu profondes du plateau de Sahul, entre le nord de l'Australie et le sud de la Nouvelle-Guinée, il fréquente estuaires, mangroves, herbiers et récifs frangeants, presque toujours à moins de 20 km du rivage. Discret, vivant en très petites populations isolées, il est classé Vulnérable sur la Liste rouge de l'UICN.

Identification

Le dauphin à bosse australien est un delphinidé côtier de taille moyenne, à la silhouette robuste et au rostre long et fin. Les adultes mesurent le plus souvent entre 2 et 2,7 m, les plus grands mâles atteignant environ 2,8 m pour quelque 280 kg ; les femelles restent un peu plus petites, autour de 2,6 m. Les nouveau-nés font environ 1 m pour une quinzaine de kilogrammes. La robe est gris foncé sur le dos et s'éclaircit progressivement sur les flancs ; une ligne de démarcation oblique, dite « ligne de cape », part de la région située juste au-dessus de l'œil et du cou pour rejoindre la zone uro-génitale, séparant nettement le dos sombre du ventre plus clair. Avec l'âge, les animaux se couvrent de cicatrices blanches et de mouchetures sombres sur la tête, le dos, l'aileron et le pédoncule caudal, ce qui donne aux vieux individus une apparence tavelée très caractéristique et permet leur photo-identification.

Le trait le plus utile à l'identification est paradoxalement l'absence de la « bosse » qui a donné son nom au genre. Chez cette espèce, la base de l'aileron dorsal n'est que légèrement épaissie : l'aileron lui-même est bas, triangulaire et à large base, sans le socle graisseux allongé et proéminent qui caractérise le dauphin à bosse de l'océan Indien (Sousa plumbea) ou celui de l'Atlantique (Sousa teuszii). Le pédoncule caudal porte des carènes dorsale et ventrale, comme chez les autres Sousa. À la surface, l'animal se signale par une nage lente, un souffle discret et des émersions où le rostre apparaît souvent avant le melon.

Trois confusions sont possibles sur le terrain. Avec le grand dauphin de l'Indo-Pacifique (Tursiops aduncus), qui partage exactement les mêmes eaux côtières : celui-ci a un aileron plus haut et franchement falciforme, un rostre plus court et plus épais, et ne montre pas de base d'aileron élargie. Avec l'orcelle d'Australie ou dauphin à aileron retroussé (Orcaella heinsohni), au front bombé, sans rostre distinct et à petit aileron arrondi, les deux espèces se côtoient fréquemment, et des parades de type courtisement interspécifique ont même été observées entre elles. Enfin, avec les autres dauphins à bosse : la question ne se pose en pratique qu'aux marges occidentales de l'aire, la répartition de Sousa sahulensis étant séparée de celle de Sousa chinensis à hauteur de la ligne de Wallace.

Taxonomie

Sousa sahulensis appartient à la famille des Delphinidae, sous-ordre des Odontocètes. Le genre Sousa regroupe aujourd'hui quatre espèces de dauphins à bosse : Sousa teuszii (Atlantique, côtes d'Afrique de l'Ouest), Sousa plumbea (océan Indien occidental), Sousa chinensis (Indo-Pacifique occidental et mers de Chine) et Sousa sahulensis. Jusqu'au début des années 2010, la plupart des autorités n'admettaient que deux espèces, une forme atlantique et une forme indo-pacifique. Une révision fondée sur l'analyse conjointe de la morphologie et de la génétique, portée par des chercheurs de la Wildlife Conservation Society et de l'American Museum of Natural History, a conduit à reconnaître quatre espèces. La population australienne a été formellement décrite par Thomas A. Jefferson et Howard C. Rosenbaum le 31 juillet 2014 dans la revue Marine Mammal Science. L'espèce ayant été décrite d'emblée au sein du genre Sousa, son autorité s'écrit sans parenthèses : Sousa sahulensis Jefferson & Rosenbaum, 2014. Elle se distingue des trois autres espèces par le nombre de dents et de vertèbres, par la coloration et la forme de l'aileron, par sa répartition géographique disjointe, et par sept positions uniques de l'ADN mitochondrial ainsi qu'une position propre de l'ADN nucléaire. L'épithète spécifique sahulensis renvoie au plateau de Sahul, la plate-forme continentale immergée qui relie le nord de l'Australie au sud de la Nouvelle-Guinée et qui correspond à l'aire de l'espèce.

Répartition et habitat

L'espèce est endémique du plateau de Sahul, à l'est de la ligne de Wallace. En Australie, elle occupe la frange côtière tropicale et subtropicale depuis la région d'Exmouth, en Australie-Occidentale, jusqu'à la frontière entre le Queensland et la Nouvelle-Galles du Sud, en passant par le Territoire du Nord et le golfe de Carpentarie. Au nord, elle est présente le long des côtes méridionales de la Nouvelle-Guinée : deux foyers y sont documentés, le delta de la Kikori en Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Bird's Head Seascape en Papouasie occidentale (Indonésie). Sur une grande partie de cette aire, la répartition fine et l'abondance restent mal connues.

C'est une espèce strictement côtière. Elle fréquente les eaux peu profondes, généralement à moins de 20 km du rivage et par des fonds de moins de 25 m : embouchures de rivières, estuaires à fonds sableux, chenaux de marée, mangroves, herbiers de phanérogames, baies abritées et récifs coralliens frangeants. Certains individus remontent dans les eaux turbides des deltas ; d'autres fréquentent la zone de déferlement. Les études de photo-identification montrent une forte fidélité au site et une résidence à l'année dans les secteurs favorables, avec des déplacements souvent limités à quelques dizaines de kilomètres.

Cette espèce n'est présente dans aucune eau française. Elle est absente de la Méditerranée, du golfe de Gascogne et de la Manche, et son aire documentée ne s'étend à aucun territoire français d'outre-mer : les collectivités françaises du Pacifique se situent en dehors du plateau de Sahul et aucune observation validée n'y est rapportée. Les cétacés côtiers observables en France métropolitaine relèvent d'autres espèces, notamment le grand dauphin commun et le dauphin bleu et blanc.

Biologie et écologie

Le dauphin à bosse australien est un prédateur opportuniste et généraliste. Son régime repose largement sur les poissons des habitats côtiers, estuariens et récifaux peu profonds, complétés par des céphalopodes, des raies et, ponctuellement, des crustacés. Il pratique une technique de chasse spectaculaire, le « strand feeding » : les animaux poursuivent des bancs de poissons vers le haut de plage ou les vasières découvertes et s'échouent volontairement quelques secondes pour saisir leurs proies avant de se laisser glisser vers le large. Les plongées sont courtes, en cohérence avec des fonds de quelques mètres à une vingtaine de mètres.

La vie sociale est de type fission-fusion : les groupes se forment et se défont au fil de la journée. Les observations les plus fréquentes concernent des animaux isolés, des couples ou de petits groupes de quatre à cinq individus, des rassemblements plus importants restant occasionnels. La structure sociale apparaît en partie ségréguée selon le sexe, les mâles nouant des associations durables entre eux tandis que les femelles entretiennent des réseaux de relations plus larges. Le répertoire acoustique associe clics d'écholocation, sifflements et cris émis isolément ou en séquences.

La reproduction n'est pas strictement saisonnière : accouplements et naissances sont observés tout au long de l'année. La gestation dure de 10 à 12 mois et donne un seul petit. L'allaitement se prolonge au-delà de deux ans et le couple mère-jeune peut rester associé jusqu'à environ quatre ans, ce qui conduit à un intervalle entre deux naissances estimé à trois ans, avec une fourchette de deux à quatre ans selon les populations. La maturité sexuelle semble atteinte vers 10 à 12 ans. La longévité est estimée à au moins une trentaine d'années, certaines sources avançant plus de quarante ans. Ce cycle de vie lent, maturité tardive, petit unique, intervalle long entre les naissances, explique la très faible capacité de récupération des populations après une mortalité accidentelle, même modérée.

Statut et conservation

L'espèce est classée Vulnérable (VU) sur la Liste rouge de l'UICN au titre du critère C2a(i), dans une évaluation publiée en 2017. Trois éléments fondent ce classement : l'effectif total d'individus matures est vraisemblablement inférieur à 10 000 ; un déclin continu est déduit de l'accumulation des pressions sur l'habitat côtier ; et chacune des populations étudiées compte moins de 1 000 individus matures. Les estimations d'abondance disponibles sont de fait très faibles, comprises entre une quinzaine et un peu plus de deux cents animaux selon les secteurs, chaque unité suivie restant très en deçà du seuil de 1 000 individus matures. Les travaux de génétique montrent en outre des unités locales petites et relativement isolées, avec peu d'échanges entre elles, une configuration qui rend chaque population vulnérable à des prélèvements accidentels même très limités.

Les menaces sont typiques des cétacés côtiers d'eaux chaudes. Les captures accidentelles dans les filets maillants et dans les filets anti-requins déployés pour la protection des baigneurs constituent la mortalité directe la plus documentée. S'y ajoutent la perte et la dégradation des habitats liées à l'urbanisation littorale, au développement portuaire et au dragage, les collisions avec les navires, les pollutions chimiques et les déchets, la raréfaction des proies et les effets du changement climatique sur les mangroves, les herbiers et les récifs.

Sur le plan réglementaire, l'espèce est inscrite à l'Annexe I de la CITES, qui interdit le commerce international à des fins commerciales, et à l'Annexe II de la Convention sur les espèces migratrices depuis 2024. En Australie, elle bénéficie de protections nationales et régionales, notamment au titre de l'Environment Protection and Biodiversity Conservation Act 1999, la loi fédérale qui protège l'ensemble des cétacés dans le Sanctuaire australien des baleines, et du Nature Conservation Act 1992 du Queensland. Plusieurs zones importantes pour les mammifères marins (IMMA) ont été identifiées dans son aire, comme celle de Mapoon–Aurukun sur la côte occidentale du cap York, où 183 à 230 dauphins à bosse ont été recensés entre 2014 et 2018 sur environ 1 000 km².

Observer cette espèce

L'observation se limite à l'aire australienne et néo-guinéenne, et se fait presque toujours depuis la côte, un petit bateau ou un kayak, dans des eaux souvent troubles de moins de 20 m de fond : baies abritées, estuaires, chenaux de mangrove, abords des récifs frangeants. Le nord du Queensland, le golfe de Carpentarie, le Territoire du Nord et la côte nord de l'Australie-Occidentale concentrent l'essentiel des observations. Les animaux sont présents toute l'année dans leurs secteurs de résidence ; les périodes de mer calme et de faible vent restent les plus favorables, car l'aileron bas et le souffle discret se repèrent mal dans le clapot.

L'espèce est réputée farouche et évite volontiers les embarcations, ce qui impose une approche particulièrement prudente. Il convient de couper la route des animaux le moins possible, de rester à distance, de réduire la vitesse et de laisser l'initiative du contact aux dauphins, en s'écartant sans attendre des groupes comprenant des jeunes. Les eaux fréquentées par l'espèce sont aussi celles où se pratique la pêche au filet : signaler tout animal emmêlé ou blessé aux autorités locales de gestion de la faune marine est utile. Les clichés d'ailerons, largement exploitables grâce aux cicatrices et mouchetures individuelles, alimentent les catalogues de photo-identification qui constituent la principale source de connaissances sur ces populations.

Questions fréquentes

Pourquoi l'appelle-t-on « dauphin à bosse » alors qu'il n'a presque pas de bosse ?

Le nom vient du genre Sousa dans son ensemble : chez le dauphin à bosse de l'océan Indien et celui de l'Atlantique, l'aileron dorsal repose sur un socle graisseux allongé très visible. Chez l'espèce australienne, cette bosse est réduite à un simple épaississement de la base d'un aileron bas, triangulaire et à large base. C'est précisément l'un des caractères qui ont conduit à la reconnaître comme espèce distincte.

Quand cette espèce a-t-elle été reconnue ?

Elle a été décrite par Thomas A. Jefferson et Howard C. Rosenbaum le 31 juillet 2014 dans la revue Marine Mammal Science, à l'issue d'une révision du genre Sousa combinant morphologie et génétique. Comme elle a été décrite d'emblée dans le genre Sousa, son nom scientifique complet s'écrit sans parenthèses autour de l'autorité : Sousa sahulensis Jefferson & Rosenbaum, 2014. Les animaux du nord de l'Australie étaient auparavant rattachés au dauphin à bosse de l'Indo-Pacifique, Sousa chinensis.

Quel est son statut de conservation exact ?

Il est classé Vulnérable (VU) sur la Liste rouge de l'UICN au titre du critère C2a(i), dans une évaluation publiée en 2017. Ce statut traduit un effectif total d'individus matures probablement inférieur à 10 000, un déclin continu déduit des pressions sur l'habitat, et des populations locales toutes inférieures à 1 000 individus matures.

Comment est-il protégé en Australie ?

Au niveau fédéral, l'Environment Protection and Biodiversity Conservation Act 1999 protège l'ensemble des cétacés dans le Sanctuaire australien des baleines. À l'échelle des États s'ajoutent des textes régionaux, comme le Nature Conservation Act 1992 du Queensland. L'espèce figure par ailleurs à l'Annexe I de la CITES et, depuis 2024, à l'Annexe II de la Convention sur les espèces migratrices.

Peut-on l'observer dans les eaux françaises ?

Non. L'espèce est strictement endémique du plateau de Sahul, entre le nord de l'Australie et le sud de la Nouvelle-Guinée. Elle est absente de la Méditerranée, du golfe de Gascogne et de la Manche, et aucune observation validée n'est rapportée dans les eaux des territoires français d'outre-mer.

Comment le distinguer du grand dauphin de l'Indo-Pacifique, avec lequel il partage les mêmes baies ?

Le grand dauphin de l'Indo-Pacifique porte un aileron nettement plus haut et franchement recourbé en faucille, sur une base étroite, et son rostre est plus court et plus épais. Le dauphin à bosse australien montre un aileron bas et triangulaire posé sur une base élargie, un rostre long et fin, et, chez les adultes âgés, un aspect tavelé de cicatrices claires et de mouchetures sombres.

Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur lui ?

Les captures accidentelles dans les filets maillants et les filets anti-requins de protection des baigneurs, la perte et la dégradation des habitats côtiers liées à l'urbanisation, aux ports et au dragage, les collisions avec les navires, les pollutions chimiques, la raréfaction des proies et le changement climatique. La petite taille et l'isolement génétique des populations amplifient l'effet de chacune de ces pressions.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 289 observations géolocalisées de Sousa sahulensis sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
Australia286
Indonesia2
China1

Carte de répartition : Dauphin à bosse australien (Sousa sahulensis)

Carte de répartition : Dauphin à bosse australien (Sousa sahulensis), 289 observations géolocalisées issues du GBIF
289 observations géolocalisées de Sousa sahulensis. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
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Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 289 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en juillet.

370janvier : 20janfévrier : 15févmars : 18maravril : 27avrmai : 15maijuin : 30juinjuillet : 37juilaoût : 34aoûtseptembre : 37sepoctobre : 26octnovembre : 13novdécembre : 17déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier20
février15
mars18
avril27
mai15
juin30
juillet37
août34
septembre37
octobre26
novembre13
décembre17

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Sousa sahulensis
© Brendan Murtha, CC BY-NC, 2026
Sousa sahulensis
© Hendrik McCarthy, CC BY-NC, 2026
Sousa sahulensis
© guillaumecalcagni, CC BY-NC, 2026
Sousa sahulensis
© Lucas Martins, CC BY-NC, 2026
Sousa sahulensis
© James H, CC BY, 2026
Sousa sahulensis
© Allison Xiong, CC BY-NC, 2026
Sousa sahulensis
© Cornelia McCarthy, CC BY-NC, 2026
Sousa sahulensis
© guillaumecalcagni, CC BY-NC, 2026
Sousa sahulensis
© wildren, CC BY-NC, 2026
Sousa sahulensis
© James H, CC BY, 2026
Sousa sahulensis
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Sousa sahulensis
© Allison Xiong, CC BY-NC, 2026

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Parra G., Cagnazzi D. (2016) Conservation Status of the Australian Humpback Dolphin (Sousa sahulensis) Using the IUCN Red List Criteria, Advances in Marine Biology
  2. Weijs L., Vijayasarathy S., Villa C., Neugebauer F. et al. (2016) Screening of organic and metal contaminants in Australian humpback dolphins (Sousa sahulensis) inhabiting an urbanised embayment, Chemosphere
  3. de Freitas M., Jensen F., Tyne J., Bejder L. et al. (2015) Echolocation parameters of Australian humpback dolphins (Sousa sahulensis) and Indo-Pacific bottlenose dolphins (Tursiops aduncus) in the wild, The Journal of the Acoustical Society of America
  4. Brown A., Bejder L., Parra G., Cagnazzi D. et al. (2016) Sexual Dimorphism and Geographic Variation in Dorsal Fin Features of Australian Humpback Dolphins, Sousa sahulensis, Advances in Marine Biology
  5. Christie A., Colefax A., Cagnazzi D. (2021) Feasibility of Using Small UAVs to Derive Morphometric Measurements of Australian Snubfin (Orcaella heinsohni) and Humpback (Sousa sahulensis) Dolphins, Remote Sensing
  6. Hawkins E., Pogson‐Manning L., Jaehnichen C., Meager J. et al. (2019) Social dynamics and sexual segregation of Australian humpback dolphins (Sousa sahulensis) in Moreton Bay, Queensland, Marine Mammal Science
  7. Beasley I., Jedensjö M., Wijaya G., Anamiato J. et al. (2016) Observations on Australian Humpback Dolphins (Sousa sahulensis) in Waters of the Pacific Islands and New Guinea, Advances in Marine Biology
  8. Meager J., Hawkins E., Ansmann I., Parra G. et al. (2018) Long-term trends in habitat use and site fidelity by Australian humpback dolphins Sousa sahulensis in a near-urban embayment, Marine Ecology Progress Series

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).