Baleine à bec de Layard (Mesoplodon layardii)

Carte d’identité
Nom scientifique Mesoplodon layardii (Gray, 1865)
Autres noms Mésoplodon de Layard ; baleine à bec à dents en sangle. En anglais : strap-toothed whale, strap-toothed beaked whale, Layard's beaked whale.
Taille 5 à 6,2 m chez l'adulte ; les femelles sont légèrement plus grandes que les mâles. Nouveau-nés d'environ 2,2 à 2,8 m selon les sources.
Poids Environ 1 000 à 1 300 kg chez l'adulte selon les valeurs les plus couramment citées ; certaines compilations donnent une fourchette plus large, de l'ordre de 0,9 à 2,7 t.
Longévité Inconnue pour l'espèce ; d'autres mésoplodons atteignent 27 à 48 ans.
Régime Spécialiste des calmars océaniques de grande profondeur, complété par quelques poissons mésopélagiques.
Statut UICN Préoccupation mineure (LC), évaluation de 2020, publiée dans la mise à jour de décembre 2020 de la Liste rouge. L'espèce était auparavant classée « Données insuffisantes » (DD) : le reclassement traduit une révision des critères d'emploi de la catégorie DD davantage qu'une amélioration démontrée de la situation. Aucune sous-population n'est évaluée séparément.

En bref

La baleine à bec de Layard est le plus grand représentant du genre Mesoplodon : près de 6 m pour plus d'une tonne. Elle doit son nom aux deux dents en forme de sangle que développe le mâle adulte, qui s'enroulent par-dessus le rostre et lui interdisent presque d'ouvrir la bouche. Cétacé plongeur discret des eaux froides de l'hémisphère sud, elle n'est connue que par un petit nombre d'observations en mer et par des échouages, et son effectif mondial reste inconnu.

Identification

La baleine à bec de Layard possède la silhouette fuselée caractéristique des ziphiidés : un corps en fuseau, des nageoires pectorales courtes et arrondies, une petite nageoire dorsale falciforme implantée loin en arrière, et une tête relativement petite prolongée par un rostre long et fin, l'un des plus allongés de la famille. Le melon est arrondi à légèrement bombé et se raccorde en pente douce au bec. Les adultes mesurent de 5 à 6,2 m, ce qui en fait la plus grande des seize espèces actuelles du genre Mesoplodon, pour une masse généralement estimée entre 1 000 et 1 300 kg, certaines sources retenant des valeurs sensiblement plus élevées. Les femelles dépassent très légèrement les mâles en longueur.

La coloration est le meilleur critère à distance, car elle est nettement contrastée chez l'adulte. Le corps, gris ardoise à noir bleuté, porte une large plage claire, presque blanche, qui couvre le dos depuis la région de la nageoire dorsale jusque vers l'avant du corps, tandis que les épaules, les pectorales, le ventre et le pédoncule caudal restent sombres. Le bec est blanc, contrastant avec un masque facial noir qui englobe l'œil et le front, et un collier pâle sépare la tête du reste du corps. La pointe de la dorsale et l'extrémité des nageoires caudales sont souvent claires, et une tache blanche entoure la fente génitale. Les juvéniles, eux, sont d'un gris uniforme et beaucoup plus ternes.

Le caractère le plus spectaculaire n'apparaît que chez le mâle adulte : une unique paire de dents mandibulaires, aplaties en lame et implantées vers l'arrière selon un angle d'environ 45°, s'allonge jusqu'à 30 à 34 cm et vient s'enrouler par-dessus la mâchoire supérieure, les pointes pouvant se croiser au-dessus du rostre. L'ouverture buccale s'en trouve réduite à quelques centimètres : deux mâles échoués ne pouvaient écarter les mâchoires que de 3,2 et 4 cm, contre 6,5 cm chez des femelles et des juvéniles mesurés dans les mêmes conditions. Les femelles et les jeunes, dépourvus de dents apparentes et de coloration tranchée, sont en revanche très difficiles à séparer en mer des autres mésoplodons austraux ; seul l'examen d'un animal échoué permet alors une détermination fiable. Attention également aux noms vernaculaires voisins : la baleine à bec de Layard ne doit pas être confondue avec la baleine à bec de Gray (Mesoplodon grayi), autre espèce de l'hémisphère sud.

Taxonomie

Mesoplodon layardii a été décrit par le naturaliste britannique John Edward Gray en 1865, à partir de dessins d'un crâne que lui avait adressés Edgar Leopold Layard, conservateur du South African Museum du Cap : l'espèce porte le nom de ce dernier, tant dans son épithète scientifique que dans ses noms vernaculaires. Elle appartient à l'ordre des cétacés, sous-ordre des odontocètes (cétacés à dents), et à la famille des baleines à bec, aujourd'hui le plus souvent désignée sous le nom de Ziphiidae, le nom Hyperoodontidae étant employé comme équivalent dans certaines classifications. Au sein du genre Mesoplodon, de loin le plus riche en espèces de tous les genres de cétacés avec seize espèces actuelles reconnues par le Committee on Taxonomy de la Society for Marine Mammalogy, la baleine à bec de Layard occupe la position de l'espèce la plus grande. En France, l'Inventaire national du patrimoine naturel la référence sous les noms de mésoplodon de Layard et de baleine à bec de Layard.

Répartition et habitat

L'espèce est inféodée aux eaux froides tempérées et subantarctiques de l'hémisphère sud, où sa distribution est vraisemblablement circumpolaire, grossièrement comprise entre 30° de latitude sud et la convergence antarctique. Les données proviennent des trois océans : Nouvelle-Zélande, Australie méridionale et Tasmanie, où les échouages sont les plus nombreux, mais aussi Afrique du Sud, Namibie, îles Malouines, Terre de Feu, Argentine, Chili, Uruguay et sud du Brésil. Il s'agit d'un animal du large, qui fréquente les eaux océaniques profondes et ne s'approche que rarement des côtes.

Quelques signalements sortent nettement de cette aire. Les échouages brésiliens les plus fréquents se situent vers 31-32° S, mais une carcasse émaciée a été trouvée par 13° S au large du nord-est du Brésil en 2002 ; surtout, un mâle adulte s'est échoué vivant en Birmanie en 2011, par 16° de latitude nord, soit plus de 5 000 km au nord de l'aire jusque-là admise. La saisonnalité marquée des échouages, concentrés de décembre à mars, suggère des déplacements saisonniers, peut-être un rapprochement estival des eaux côtières lié à la mise bas.

En France, la baleine à bec de Layard n'est présente que dans les Terres australes et antarctiques françaises, qui figurent parmi les territoires de son aire de répartition. Des observations en mer sont enregistrées dans les eaux de l'archipel des Kerguelen, notamment en 1996 et 1999, et des spécimens de collection en proviennent également ; des restes crâniens subfossiles remontés des fonds du plateau de Kerguelen complètent ce tableau. L'espèce est en revanche totalement absente des eaux métropolitaines : ni la Méditerranée et le sanctuaire Pelagos, ni le golfe de Gascogne, ni la Manche ne comptent de signalement, ce qui est cohérent avec une répartition strictement australe.

Biologie et écologie

La baleine à bec de Layard est une mangeuse de calmars très spécialisée. L'examen des contenus stomacaux d'animaux échoués en Afrique du Sud a livré vingt-quatre espèces de calmars océaniques représentant 94,8 % des proies dénombrées, dominées par les genres Histioteuthis et par Taonius pavo, avec également Vampyroteuthis infernalis, Chiroteuthis, Gonatus antarcticus, Teuthowenia pellucida ou Mastigoteuthis ; quelques poissons de profondeur complètent le régime. Les proies sont capturées par succion plutôt que happées, ce qui explique que les mâles, malgré leur bouche presque verrouillée par leurs dents, exploitent les mêmes proies et les mêmes tailles de proies que les femelles et les juvéniles : les longues dents pourraient même faire office de rails de guidage dirigeant la proie aspirée vers la gorge.

Comme les autres ziphiidés, l'espèce est une plongeuse profonde : la recherche alimentaire se déroule pour l'essentiel au-delà de 500 m, et l'espèce est associée à des eaux dont la profondeur peut atteindre 2 000 m. Les séquences de plongée observées en surface durent typiquement 10 à 15 minutes, l'animal réapparaissant 150 à 250 m plus loin. L'émersion est discrète, le bec sortant le premier selon un angle prononcé, sans jamais montrer la nageoire caudale, ce qui rend l'espèce difficile à repérer et plus encore à suivre.

Les baleines à bec de Layard se déplacent généralement en petits groupes, de deux à une dizaine d'individus. Les connaissances sur la reproduction restent fragmentaires : l'accouplement semble avoir lieu en été austral, les naissances s'échelonnant de l'été à l'automne, après une gestation estimée à 9 à 12 mois ; la femelle donne naissance à un seul petit, long d'environ 2,2 à 2,8 m selon les sources, immédiatement capable de suivre sa mère. Les longues dents des mâles jouent probablement un rôle de signal visuel et d'arme dans les interactions entre mâles. La longévité propre à l'espèce n'est pas documentée ; chez d'autres mésoplodons, elle s'échelonne de 27 à 48 ans. L'orque (Orcinus orca) est le seul prédateur naturel identifié.

Statut et conservation

La baleine à bec de Layard est classée en « Préoccupation mineure » (LC) sur la Liste rouge de l'UICN depuis l'évaluation de 2020, qui l'a fait sortir de la catégorie « Données insuffisantes » où elle figurait auparavant. Ce changement concerne la plupart des baleines à bec réévaluées à la même date et découle d'une révision des règles d'emploi de la catégorie DD plutôt que d'un redressement démontré des effectifs. Aucune estimation de population mondiale n'existe, mais l'espèce est considérée comme l'une des baleines à bec les plus fréquemment rencontrées et échouées de l'océan Austral, et rien n'indique de déclin marqué.

Elle n'a jamais fait l'objet d'une chasse commerciale ciblée. Les pressions identifiées sont celles qui pèsent sur l'ensemble des ziphiidés : l'ingestion de plastiques, considérée comme la menace d'origine humaine la plus préoccupante pour cette espèce ; le bruit sous-marin, en particulier les sonars militaires actifs et les campagnes sismiques, auxquels les baleines à bec sont réputées très sensibles et qui sont associés à des échouages atypiques et à des lésions de type accident de décompression ; les captures accidentelles dans les filets dérivants ; enfin les effets du changement climatique, potentiellement importants pour une espèce cantonnée aux eaux froides, mais dont ni la forme ni l'ampleur ne sont documentées. L'espèce est inscrite à l'Annexe II de la CITES, qui encadre le commerce international de ses spécimens.

Observer cette espèce

Observer une baleine à bec de Layard en mer relève de la chance : l'espèce vit au large, dans des zones peu fréquentées de l'océan Austral, plonge longuement et fuit les embarcations, se laissant couler hors de vue plutôt que de tolérer une approche. L'essentiel de ce que l'on sait d'elle provient d'animaux échoués, principalement en Nouvelle-Zélande, en Tasmanie, dans le sud de l'Australie et en Afrique du Sud, avec un pic net d'échouages de décembre à mars. Les rares rencontres en mer sont l'œuvre de navires de recherche, de palangriers ou de navires logistiques opérant dans les eaux subantarctiques, y compris autour de Kerguelen.

Pour maximiser ses chances, il faut chercher au large des plateaux, par mer très calme et sans houle, et guetter une émersion brève : un bec clair perçant la surface selon un angle marqué, suivi d'un dos sombre et d'une petite dorsale, sans souffle spectaculaire ni sortie de queue. La plage dorsale claire et, chez le mâle, la silhouette du bec ceinturé par les dents sont les indices les plus sûrs.

L'éthique d'approche est ici particulièrement importante. Les ziphiidés interrompent leur alimentation et leurs plongées profondes en présence d'un bruit ou d'un navire ; il convient de ne jamais couper la route de l'animal, de maintenir une distance et une vitesse constantes, de ne jamais poursuivre un groupe et de limiter le temps d'observation. Toute photographie de la tête et du flanc a une réelle valeur scientifique compte tenu de la rareté des données. En cas de découverte d'un animal échoué, vivant ou mort, il faut prévenir sans délai les autorités locales et le réseau d'échouages compétent, sans manipuler l'animal ni prélever quoi que ce soit.

Questions fréquentes

Pourquoi le mâle ne peut-il presque pas ouvrir la bouche ?

Le mâle adulte développe deux dents plates de 30 à 34 cm qui poussent depuis la mâchoire inférieure vers l'arrière, s'enroulent par-dessus le rostre et peuvent se croiser au-dessus de lui. L'écartement des mâchoires tombe alors à quelques centimètres : 3,2 et 4 cm mesurés sur deux mâles échoués, contre 6,5 cm chez des femelles et des juvéniles. Cela ne l'empêche pas de se nourrir, car il aspire ses proies au lieu de les saisir, et consomme les mêmes calmars, de mêmes tailles, que les femelles.

Quelle taille et quel poids atteint la baleine à bec de Layard ?

De 5 à 6,2 m pour l'adulte, ce qui en fait la plus grande des seize espèces actuelles du genre Mesoplodon, les femelles étant très légèrement plus grandes que les mâles. La masse est le plus souvent estimée entre 1 000 et 1 300 kg, certaines compilations avançant des valeurs plus élevées. Les nouveau-nés mesurent environ 2,2 à 2,8 m selon les sources.

Quel est son statut de conservation ?

Elle est classée en « Préoccupation mineure » (LC) par l'UICN depuis l'évaluation de 2020, après avoir longtemps figuré en « Données insuffisantes ». Ce reclassement reflète surtout un changement de doctrine sur l'emploi de la catégorie DD. Aucun effectif mondial n'est chiffré. L'espèce est inscrite à l'Annexe II de la CITES.

Peut-on la rencontrer dans les eaux françaises ?

Oui, mais uniquement dans les Terres australes et antarctiques françaises, qui font partie de son aire de répartition : des observations sont enregistrées dans les eaux de l'archipel des Kerguelen, notamment en 1996 et 1999, et des restes subfossiles proviennent du plateau de Kerguelen. L'espèce est absente de la Méditerranée, du golfe de Gascogne et de la Manche : sa répartition est strictement australe.

Que mange-t-elle et jusqu'à quelle profondeur plonge-t-elle ?

Elle se nourrit presque exclusivement de calmars océaniques : vingt-quatre espèces représentaient 94,8 % des proies dénombrées dans des estomacs d'animaux échoués en Afrique du Sud, avec une nette dominance des Histioteuthis et de Taonius pavo. La recherche alimentaire se déroule au-delà de 500 m de profondeur, dans des eaux pouvant atteindre 2 000 m, avec des plongées de 10 à 15 minutes.

Comment la distinguer des autres baleines à bec ?

Chez le mâle adulte, les dents en sangle enroulées sur le rostre sont un critère sans équivalent, complété par le bec blanc, le masque facial noir et la vaste plage dorsale claire. Les femelles et les juvéniles, gris et sans dents apparentes, sont en revanche très difficiles à séparer en mer des autres mésoplodons austraux. Ne pas confondre non plus avec la baleine à bec de Gray (Mesoplodon grayi), dont le nom français est proche.

Sources

Fiche établie à partir de sources scientifiques faisant autorité (UICN, NOAA Fisheries, littérature spécialisée) et relue pour vérification factuelle.

Répartition observée

D'après les données ouvertes du GBIF, 47 observations géolocalisées de Mesoplodon layardii sont recensées dans notre index photographique.

Principaux pays d'observation
PaysObservations
New Zealand9
Argentina8
Antarctica4
Australia2
Brazil2
Myanmar2
South Africa2
Falkland Islands (Malvinas)1
Namibia1
South Georgia and the South Sandwich Islands1

Carte de répartition : Baleine à bec de Layard (Mesoplodon layardii)

Carte de répartition : Baleine à bec de Layard (Mesoplodon layardii), 47 observations géolocalisées issues du GBIF
47 observations géolocalisées de Mesoplodon layardii. Fond de carte Natural Earth, domaine public. Données GBIF.
🗺️ Ouvrir la carte interactivePour zoomer et parcourir. Elle utilise les fonds OpenStreetMap/CARTO et les densités d'occurrences GBIF : aucune donnée n'est envoyée à ces services avant votre clic.

Présence au fil de l'année

Répartition mensuelle de 55 observations datées (tous millésimes confondus) : le maximum est atteint en janvier.

260janvier : 26janfévrier : 4févmars : 3maravril : 10avrmai : 1maijuin : 0juinjuillet : 1juilaoût : 0aoûtseptembre : 2sepoctobre : 0octnovembre : 1novdécembre : 7déc
Observations par mois
MoisObservations
janvier26
février4
mars3
avril10
mai1
juin0
juillet1
août0
septembre2
octobre0
novembre1
décembre7

Ces chiffres reflètent l'effort d'observation (plus de plaisanciers et de campagnes en été) autant que la présence réelle de l'espèce : à interpréter avec prudence.

En images

Mesoplodon layardii
© Simon Davies, CC BY-NC, 2026
Mesoplodon layardii
© Johnny Giese, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© Luke Goddard, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© Johnny Giese, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© Heather and Andrew Hodgson, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© Justin Ponder, CC BY, 2025
Mesoplodon layardii
© w-c, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© afahawkins, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© millymcwhirter, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© w-c, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© Siegwalt U Küsel, CC BY-NC, 2025
Mesoplodon layardii
© w-c, CC BY-NC, 2025

Photographies issues du GBIF sous licence Creative Commons. L'auteur et la licence de chaque cliché sont indiqués ; merci de les respecter en cas de réutilisation.

Références scientifiques

  1. Sekiguchi K., Klages N., Best P. (1996) The diet of strap‐toothed whales (Mesoplodon layardii), Journal of Zoology
  2. Pitman R. (2018) Mesoplodon Beaked Whales, Encyclopedia of Marine Mammals
  3. Pitman R., Totterdell J., Wellard R., Cullen P. et al. (2019) Long in the tooth: Biological observations from at‐sea sightings of strap‐toothed beaked whales (Mesoplodon layardii), Marine Mammal Science
  4. Turner W. (1909) XLI.—The Skeleton of a Sowerby's Whale (Mesoplodon bidens) stranded at St Andrews, and the Morphology of the Manus in Mesoplodon, Hyperoodon and the Delphinidæ, Proceedings of the Royal Society of Edinburgh
  5. Chit A., Smith B., Tun M. (2012) An extreme extra-limital record of a strap-toothed beaked whale Mesoplodon layardii from the northern Indian Ocean in Myanmar, Marine Biodiversity Records
  6. Maia-Nogueira R., Nunes J. (2005) Record of the Layard's beaked whale, Mesoplodon layardii (Gray, 1856), in northeastern Brazil, Latin American Journal of Aquatic Mammals
  7. Trimen R. (1886) NOTE ON TEETH OF THE ZIPHIOID WHALE,MESOPLODON LAYARDII(GRAY), EXHIBITED AT THE MEETING OF THE SOUTH AFRICAN PHILOSOPHICAL SOCIETY, Transactions of the South African Philosophical Society
  8. de Boer M., van den Bergh M., Pool M., Willems T. et al. (2023) First records of Mesoplodon europaeus (Gervais, 1855), Gervais’ Beaked Whale (Cetacea, Ziphiidae, Mesoplodon), and other beaked whales in Suriname, South America, Check List

Sélection automatique des travaux les plus cités mentionnant l'espèce (source : Crossref).