Avec près de 90 000 observations recensées dans les bases de biodiversité ouvertes (GBIF), le Golfe de Gascogne figure parmi les zones les mieux documentées d’Europe pour les cétacés. On y a signalé une dizaine d’espèces régulières, du minuscule marsouin commun au grand cachalot plongeur, en passant par les immenses rorquals communs.
Le dauphin commun (Delphinus delphis) domine très largement, avec plus de 27 000 observations — soit près d’un tiers du total. Viennent ensuite le grand dauphin, le marsouin commun, le globicéphale noir et le dauphin bleu et blanc. Les grands cétacés — rorqual commun, cachalot, baleine à bec de Cuvier — fréquentent surtout les eaux profondes du talus et des canyons sous-marins.
Une carte de densité d’observations ne reflète pas seulement l’abondance réelle des animaux : elle traduit aussi où et combien les gens regardent. Les routes de ferries transmanche, les campagnes scientifiques aériennes (SAMM, ObSERVE) et par bateau (PELGAS de l’Ifremer), et les sorties de whale watching concentrent les signalements. Les fortes densités le long du talus continental restent néanmoins un signal biologique robuste : c’est là que la profondeur bascule de 200 à 4 000 mètres et que la nourriture abonde.
Croisez ces observations avec les conditions du milieu : plancton et température vus par satellite, hotspots d’observation en France, où observer les cétacés, régimes alimentaires et espèces les plus observées en France.
