L’écholocation est un système de perception active utilisé par de nombreux cétacés pour se repérer, chasser et interagir dans un environnement aquatique où la lumière est souvent absente. Ce mécanisme repose sur l’émission d’ondes sonores et l’analyse de leurs échos après réflexion sur les objets environnants.

Les clics écholocatifs varient selon les espèces, avec des fréquences allant de 10 à 150 kHz. Les dauphins utilisent des signaux très directionnels, capables de détecter une proie de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres. Certains odontocètes comme le grand dauphin (Tursiops truncatus) atteignent une résolution spatiale inférieure à 1 cm.
L’écholocation remplit plusieurs fonctions chez les cétacés :
Les cétacés à dents sont les seuls à posséder un système d’écholocation développé. Les mysticètes (baleines à fanons), eux, n’émettent pas de clics pour se localiser, mais produisent des vocalises de basse fréquence pour communiquer sur de longues distances.
| Espèce | Fréquence dominante | Portée estimée | Précision |
|---|---|---|---|
| Dauphin commun | 40 à 120 kHz | 100 m | Haute (1–2 cm) |
| Orque | 15 à 80 kHz | 150–200 m | Moyenne (quelques cm) |
| Cachalot | 5 à 25 kHz | Jusqu’à 2 km | Moyenne |
Les adaptations anatomiques associées à l’écholocation comprennent :
Les activités humaines perturbent l’écholocation par l’introduction de bruits anthropiques dans l’environnement marin :
L’écholocation est un système de perception acoustique tridimensionnelle d’une extrême précision, qui permet à certains cétacés de se repérer, de chasser et d’interagir dans l’obscurité des océans. Ce sens biologique hautement spécialisé est aujourd’hui menacé par l’augmentation du bruit sous-marin.
