Mouette tridactyle Rissa tridactyla
Écrit par Eric GARLETTI   
04-07-2010

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Mouette tridactyle –Rissa tridactyla

Famille : Laridés
Nom vernaculaire : Mouette tridactyle
Nom scientifique : Rissa tridactyla
SPAIN : Gaviota tridactila – GB : Black-legged Kittiwake
Longueur : 37 – 42 cm
Envergure : 93 – 105 cm
Poids : 340 – 500 g
Nourriture : poissons, et secondairement d’autres petits animaux marins, pêchés en mer.
Longévité : jusqu’à 18 ans
Habitat : Pélagique, fréquente la haute mer et niche sur les côtes.

Mouette tridactyle sur une plage du parc de Miribel-jonage, près de Lyon après la tempête en janvier 2009

 

La Mouette tridactyle est un des oiseaux marins les plus caractéristiques en Europe du Nord. Légèrement plus grande qu’une Mouette rieuse, elle s’en distingue par la pointe des ailes noire, comme trempée dans de l’encre, le bec jaune et les pattes noires. En plumage nuptial, la tête est entièrement blanche. Les parties supérieures, dos et dessus des ailes, sont grises. Le corps, la queue et le dessous des ailes sont blancs. Les jeunes oiseaux portent des marques noires sur les ailes qui forment un W caractéristique.
 Contrairement à de nombreuses espèces de mouettes et de goélands, qui fréquentent plutôt le littoral, la Mouette tridactyle est une vraie pélagique. Elle passe l’hiver en pleine mer, où elle recherche en groupe les bancs de petits poissons. Ils forment l’essentiel de son régime alimentaire, mais elle peut également capturer des petits crustacés ou des mollusques. Ces proies sont prises en surface ou bien à l’occasion de brefs plongeons. En période de reproduction, la Mouette tridactyle niche sur les côtes, principalement dans le nord de l’Europe, en Arctique et sur les côtes canadiennes. Les oiseaux installent leurs nids sur des falaises abruptes, formant des colonies parfois très nombreuses. Ils s’installent aussi dans les ports, construisant leurs nids sur des bâtiments.

Observation dans le golfe de Gascogne :
Quelques colonies de Mouettes tridactyles se trouvent sur le pourtour du golfe de Gascogne, de la Bretagne à la Vendée. Ces colonies, plutôt petites et peu nombreuses, sont fréquentées d’avril à août. Mais c’est lors de la migration et de l’hivernage que l’espèce est la plus abondante dans le golfe de Gascogne, de nombreux individus nordiques arrivant à ces périodes là. Les plus fortes densités sont ainsi notées de novembre à février.